Étape 6 sur 8

Sanctuaire Yasaka

八坂神社

Explique quels noms, images et édifices ont dû être supprimés pour qu’un complexe mixte devienne un sanctuaire shinto.

18 min
Cour du sanctuaire Yasaka en soirée, avec des portes rouges et une scène.
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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Portes ouest
  • Vasque de pierre portant l’inscription « Kanjin-in »
  • Cour du sanctuaire

L’histoire du lieu

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Au-delà des portes ouest s’ouvre la vaste cour du sanctuaire Yasaka, d’où, en juillet, trois sanctuaires portatifs partent pour la ville et reviennent une semaine plus tard. Pendant longtemps, Gion Kanjin-in se trouvait ici, avec des moines, une salle de Yakushi, le Bouddha guérisseur, et un clocher. Les habitants attendaient de la divinité locale une protection contre les épidémies, et le Gion Matsuri naquit de ce rite. Sur la vasque de pierre près des portes, l’ancien nom reste gravé, bien que la salle et le clocher aient disparu depuis longtemps et que Susanoo soit officiellement devenu la divinité principale.

Au début de l’année mille huit cent soixante-huit, le principal desservant bouddhiste du complexe local ôta sa robe monastique et se déclara prêtre shinto. Il le fit à l’avance : le nouveau gouvernement impérial allait séparer les temples bouddhistes des sanctuaires, et sa fonction comme ses revenus dépendaient de ce lieu où les deux religions coexistaient depuis des siècles.

Le complexe s’appelait alors Gion Kanjin-in. Des moines y officiaient, et la cour abritait une salle de Yakushi, le Bouddha guérisseur, ainsi qu’un clocher. Le principal protecteur était Gozu Tennō, une divinité capable de répandre des épidémies et d’en protéger les gens. On l’identifiait au Susanoo shinto.

C’est précisément la protection contre les épidémies qui lia ce lieu au Gion Matsuri. Selon un récit rédigé bien des siècles plus tard, en huit cent soixante-neuf, le devin de cour Urabe Hiramaro reçut l’ordre de dresser soixante-six lances — autant que de provinces japonaises — et d’amener un sanctuaire portatif depuis Gion jusqu’au jardin impérial de Shinsen’en. Les habitants tentaient d’apaiser les esprits qu’ils tenaient pour responsables de l’épidémie. Le rite fut répété et, plus tard, le Gion Matsuri en naquit.

En mille huit cent soixante-huit, le nom de Gozu Tennō fut interdit comme bouddhiste. Les noms de Gion et de Kanjin-in ne convenaient pas non plus au nouvel ordre : le premier renvoyait à un monastère indien du Bouddha, le second rappelait directement un complexe religieux mixte. Le desservant, déjà devenu prêtre shinto, choisit un autre nom, Yasaka, d’après l’ancien nom de cette région, attesté dans d’anciens textes japonais. Il conserva ainsi sa fonction, mais ne put conserver intégralement l’ancien Kanjin-in. Les statues bouddhistes furent transférées aux temples voisins, les noms bouddhistes furent supprimés jusque dans les petits sanctuaires, et la salle de Yakushi comme le clocher disparurent. Susanoo devint officiellement la divinité principale.

Le dix-sept juillet, trois mikoshi portant les divinités quittent le désormais sanctuaire Yasaka, restent une semaine en ville et y reviennent le vingt-quatre. La fête s’appelle toujours le Gion Matsuri. Près des portes ouest, le nom « Kanjin-in » reste gravé sur une vasque de pierre destinée aux ablutions.

Sur place

Temps sur place18 min
Point suivantrue Hanamikoji
Entréeaccès libre

Le site se lit comme un sanctuaire urbain librement accessible ; le bureau est ouvert de 09:00 à 17:00. En juillet, le Gion Matsuri transforme tout le rythme du lieu.

Vérifié : 16 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Le sanctuaire reste un lieu de prière même à l’heure la plus animée : ne vous tenez pas sur l’axe d’approche de l’autel et ne gênez pas les rituels. Les installations et les processions du festival ne sont visibles qu’aux jours correspondants.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Par les portes ouest, rejoignez la rue Shijō et tournez dans la rue Hanamikoji.

Étape 6 sur 8Ensuite : rue Hanamikoji

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Les pentes des temples de Higashiyama et Gion » — 8 étapes, environ 3,1 km, 3–3,5 heures.

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