Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- Le bâtiment en bois sur pilotis
- Deux bassins ouverts sur le lac
- Des terrasses ensoleillées
- Des espaces de repos séparés
L’histoire du lieu
Le bâtiment en bois sur pilotis s’avance directement dans le lac et sert de baignade ; les deux bassins restants sont ouverts sur l’eau, et des terrasses ensoleillées ont été aménagées au-dessus. Il fut construit pour remplacer la baignade de Riesbach, démolie après la création des quais : la commune alors indépendante devait préserver l’accès habituel de ses habitants au lac. À l’intérieur, il y avait autrefois quatre sections, chacune avec son bassin et son accès à l’eau, cachées de la rive par des murs. Plus tard, les gens vinrent ici non seulement pour se laver et apprendre à nager, et les deux bassins du milieu furent fermés par des plateformes destinées au repos.
Trois ans avant l’ouverture de la baignade lacustre qui se trouve ici, un auteur anonyme de la « Nouvelle Gazette de Zurich », opposé au projet, assurait à ses lecteurs que les femmes et les jeunes filles ne s’habitueraient pas à une vie libre au bord de l’eau et n’oseraient pas entrer dans le lac à ciel ouvert.
Le débat ne portait pas sur un divertissement futile. Les salles de bains restaient rares ; les baignades municipales servaient donc à l’hygiène et à l’apprentissage de la natation. Après la construction des quais, l’ancienne baignade de Riesbach fut démolie. La commune alors indépendante devait soit aménager un remplacement, soit priver ses habitants de leur accès habituel à l’eau.
Riesbach commanda une nouvelle baignade à l’architecte William Henri Martin. Il devait faire entrer sous un même toit hommes et femmes sans transgresser les conceptions de la décence de l’époque. Martin installa sur pilotis un bâtiment en bois et le divisa par des murs en quatre sections closes : pour les femmes, les jeunes filles, les hommes et les garçons. Chacune avait son propre bassin avec un accès au lac ; depuis la rive, il était impossible de voir les baigneurs.
Ainsi, en mille huit cent quatre-vingt-dix, hommes et femmes furent pour la première fois autorisés à Zurich à utiliser une même baignade, à condition de nager séparément. Les opposants dans les journaux ne parvinrent pas à arrêter le projet, et les femmes ainsi que les jeunes filles reçurent leurs propres bassins au lieu du conseil de se tenir à l’écart du « lac sauvage ».
En mille neuf cent huit, les visiteurs demandaient déjà davantage qu’un lieu clos pour se laver et nager. Des terrasses ensoleillées furent aménagées sur les toits : les gens venaient ici pour prendre le soleil et passer plusieurs heures au bord de l’eau. La baignade perdit peu à peu ses tours et une partie de ses cloisons intérieures. Les deux bassins du milieu furent recouverts en mille neuf cent soixante-treize de plateformes destinées au repos.
C’est aujourd’hui la plus ancienne baignade lacustre conservée de Zurich. Sur les quatre bassins d’origine, il en reste deux, et les terrasses ensoleillées distinctes pour les femmes et les hommes reproduisent encore la séparation que Martin avait inscrite dans le plan à la demande de la société qui craignait la baignade mixte.
Sur place
Saison 2026 : 11 avril-25 octobre ; les horaires changent selon la période, jusqu’à 21:00 pendant les semaines de pointe, entrée payante.
Vérifié : 27 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.L’aspect de la baignade se lit depuis la promenade. L’entrée, la baignade, les terrasses et les autres services relèvent d’une visite distincte ; sans billet, n’entrez pas dans les zones de baignade fermées.
