Étape 5 sur 7

Pavillon Le Corbusier

Pavillon Le Corbusier

Cette étape montrera quel prix une commanditaire privée a payé pour que le dernier projet de l’architecte soit finalement ouvert au public.

15 min
Le Pavillon Le Corbusier multicolore au bord du lac.
Tiia Monto · CC BY-SA 3.0; cropped/resized for app; ShareAlike applies
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0 sur 7 terminé

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À remarquer

  • L’auvent en acier sur neuf appuis
  • Les panneaux émaillés colorés
  • Le bâtiment en verre
  • La rampe

L’histoire du lieu

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Neuf appuis portent le toit en acier et, sous celui-ci, un pavillon de verre aux panneaux émaillés colorés est assemblé à partir d’éléments boulonnés. À la lisière de la Blatterwiese, la ville lui a attribué une parcelle destinée à un musée ouvert au public. Le projet prévoyait des salles d’exposition, une bibliothèque, un atelier, une cuisine, une terrasse et une rampe. Les expositions temporaires changent désormais chaque année, tandis que le toit, les panneaux et la rampe font toujours partie de l’exposition.

La commande de ce pavillon a été imaginée et financée par Heidi Weber, décoratrice d’intérieur zurichoise, propriétaire de la Galerie Mezzanin et mère élevant seule son fils. Elle gagnait sa vie en aménageant des espaces, en vendant de l’art et des meubles. Ce sont précisément ces revenus que Weber a risqués lorsqu’elle a décidé de construire un musée pour l’homme dont le nom est désormais inscrit sur le bâtiment.

Le Corbusier est le nom professionnel de l’architecte et artiste suisse-français Charles-Édouard Jeanneret-Gris. Weber l’a rencontré en mille neuf cent cinquante-huit. Elle cherchait à obtenir le droit de produire ses fauteuils en tubes d’acier, créés dès la fin des années vingt, puis elle a exposé dans sa galerie ses peintures, dessins, tapisseries et meubles. Les visiteurs voyaient ces œuvres séparément, dans un espace d’exposition ordinaire. Weber voulut réunir toutes les activités de Le Corbusier dans une maison qu’il concevrait lui-même.

Elle montra à l’architecte une parcelle au bord du lac de Zurich, à la lisière de la Blatterwiese. Le terrain appartenait à la ville. La municipalité le céda à Weber pour cinquante ans, à condition que le bâtiment construit ici reste ouvert au public en tant que musée. Ce contrat explique pourquoi l’initiative privée d’une galeriste se trouva précisément dans un parc municipal.

Le Corbusier conçut le premier projet en béton. Weber insista pour employer le métal, et l’architecte remania son idée. Au-dessus de la parcelle, on éleva un auvent indépendant en acier sur neuf appuis ; sous celui-ci, on assembla un bâtiment composé de sections boulonnées, avec du verre et des panneaux émaillés colorés. À l’intérieur prirent place des espaces d’exposition, une cuisine, un atelier, une bibliothèque, une rampe et une terrasse. Weber commandait un musée pour la peinture, le mobilier et l’architecture ; le bâtiment lui-même devint finalement partie intégrante de l’exposition. C’est l’unique édifice réalisé par Le Corbusier en acier et en verre.

En août mille neuf cent soixante-cinq, l’architecte mourut. Il eut le temps de signer les derniers plans, mais le chantier s’arrêta, puis l’architecte zurichois chargé de sa réalisation abandonna le projet. Weber avait déjà investi ses propres fonds et reçu de la ville le terrain assorti de l’obligation d’y créer un musée. Elle réunit une nouvelle équipe composée de collaborateurs de l’atelier de Le Corbusier et mena le travail à son terme.

À l’été mille neuf cent soixante-sept, le bâtiment ouvrit sous le nom de « Musée Heidi Weber – Centre Le Corbusier ». L’architecte lui-même ne le vit pas achevé. Weber en devint la directrice et la commissaire : au cours des cinq premières années, elle y organisa dix-neuf expositions, ainsi que des conférences et des rencontres sur l’architecture, l’art contemporain, la ville et l’environnement. Selon son intention, les visiteurs devaient discuter du présent à l’intérieur d’une construction où Le Corbusier avait réuni ses propres conceptions de la maison, de l’exposition et du déplacement des personnes.

Au bout de cinquante ans, la condition du contrat initial entra en vigueur. En mille neuf cent quatorze, le droit d’usage du terrain expira et le pavillon passa à la ville. Après restauration, il fut confié au Musée du design de Zurich et reçut son nom actuel, « Pavillon Le Corbusier ». Une nouvelle exposition temporaire consacrée à différents aspects de son œuvre y est désormais organisée chaque année. Les expositions changent, mais l’auvent en acier, les panneaux colorés et la rampe demeurent partie intégrante de la présentation : Le Corbusier les a conçus, et Heidi Weber a obtenu que son dernier projet soit achevé et ouvert au public après la mort de l’architecte.

Sur place

Temps sur place15 min
Point suivantJardin chinois de Zurich et quai de Seefeld
Entréeextérieur / musée avec billet

Saison 2026 : 17 avril-29 novembre ; mar-dim 12:00-18:00, jeu 12:00-20:00, lundi fermé.

Vérifié : 27 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Le pavillon fonctionne comme un musée, et la visite des espaces intérieurs doit être prévue séparément. Lorsque l’entrée est fermée, le toit, l’ossature modulaire et les façades colorées restent bien lisibles depuis l’extérieur.

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Où aller ensuite ?

Traversez la pelouse jusqu’au mur rouge et aux portes principales du jardin.

Étape 5 sur 7Ensuite : Jardin chinois de Zurich et quai de Seefeld

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Zurich au bord du lac : places, parcs et art » — 7 étapes, environ 2,5 km, 2–2,5 heures.

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