Étape 1 sur 7

Meidan et Sourb Gevorg

Meidan / Vakhtang Gorgasali Square / Surb Gevorg

Ici, le Tiflis multiconfessionnel entre dans l’itinéraire à travers le destin d’une tombe et la fête née autour d’elle.

15 min
église Sourb Gevorg à Tbilissi
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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Façade de l’église Sourb Gevorg
  • Pierre-khatchkar dans la cour
  • Dalle de Sayat-Nova
  • Pierre tombale de Gevork Bachindjaghian

L’histoire du lieu

Taille du texte

À l’orée de la place s’élève la façade de l’église Sourb Gevorg, la cathédrale autour de laquelle la communauté arménienne de Tiflis s’est réunie pendant des siècles ; c’est aujourd’hui le siège de l’Église apostolique arménienne de Géorgie. Son nom signifie Saint-Georges. Les chercheurs n’ont pas établi la date exacte de sa fondation et situent l’apparition de l’église entre le septième et le treizième siècle.

Meidan est l’ancien nom de cette place : dans les villes d’Orient, on appelait ainsi un espace ouvert destiné au commerce et aux rassemblements. Le principal bazar de Tiflis se trouvait ici. Au dix-septième siècle, le voyageur Jean Chardin y énumérait les Arméniens, les Grecs, les Juifs, les Persans, les Indiens, les Turcs et les Européens qu’il y avait rencontrés. Il ne reste rien des anciennes rangées, mais les noms des rues voisines — rue de l’Argent, rangée du Fer, place du Pain, montée du Vin — montrent de quoi vivaient les habitants autour du Meidan.

À l’orée du marché se dresse l’église Sourb Gevorg, qui a servi pendant des siècles de principal lieu de culte de la communauté arménienne de Tiflis et qui est aujourd’hui devenue la cathédrale de l’Église apostolique arménienne de Géorgie. « Sourb » signifie « saint » et Gevorg est la forme arménienne du prénom Georges. Selon la tradition de l’Église, Georges était un soldat romain exécuté pour sa foi chrétienne. Les sources médiévales l’appelaient Zoravar, chef militaire. L’âge exact de l’église est discuté : les chercheurs situent sa fondation entre le septième et le treizième siècle. Elle a reçu le nom de Meidani Sourb Gevorg précisément d’après la place voisine.

Dans la cour repose la dalle de Sayat-Nova, achoug de Tiflis, poète et chanteur qui composait et interprétait lui-même ses chansons. Il naquit dans une famille d’artisan, gagna d’abord sa vie comme tisserand, puis servit à la cour du roi Irakli II comme chanteur et poète. Sayat-Nova écrivait en arménien, en géorgien et en langues turques. En mille sept cent quatre-vingt-quinze, il mourut pendant la campagne d’Agha Mohammad Khan. La tradition de l’Église situe sa mort près de l’église Sourb Gevorg et raconte que le poète refusa de renier le christianisme. D’autres biographes désignent le monastère de Haghpat comme lieu de sa mort. Sa tombe se trouvait ici, sans aucun doute.

Au début du vingtième siècle, le souvenir de Sayat-Nova se conservait moins bien que ses chansons. Un cahier d’auteur avait préservé des textes arméniens et turcs, et de nombreuses œuvres géorgiennes continuaient d’être transmises par des chanteurs. En mille neuf cent douze, le peintre Gevork Bachindjaghian s’indigna publiquement de l’oubli du poète et proposa d’installer une pierre commémorative près de l’église. Le poète Hovhannès Toumanian le soutint. La Société des écrivains arméniens créa un comité ; l’argent fut recueilli par des dons et des concerts d’achougs.

Au printemps mille neuf cent quatorze, on inaugura dans la cour de l’église Sourb Gevorg une pierre en forme de khatchkar, une stèle arménienne sculptée d’une croix. On y inscrivit trois lignes d’une adresse de Sayat-Nova à Irakli II. Les participants à la cérémonie apportèrent des roses à la tombe, et des chanteurs interprétèrent les chansons du poète. De cette journée naquit Vardaton, la « fête des roses ».

Le poète géorgien Iossif Grichachvili assistait à l’inauguration. Après la cérémonie, il se mit à rechercher les chansons géorgiennes de Sayat-Nova, conservées dans l’interprétation d’autres achougs, et publia les textes recueillis quatre ans plus tard.

Vardaton se tient ici encore aujourd’hui. Le dernier dimanche de mai, une panikhida est célébrée dans la cathédrale, des fleurs sont déposées près de la pierre commémorative, puis un concert est organisé sur le Meidan. Gevork Bachindjaghian, qui avait commencé le combat pour cette pierre, est enterré près de Sayat-Nova. À l’intérieur de l’église subsistent des peintures que l’artiste réalisa en mille neuf cent vingt-deux et mille neuf cent vingt-trois.

Sur place

Temps sur place15 min
Point suivantcathédrale Sioni
Entréede l’extérieur

Point urbain ouvert et observation extérieure d’une cathédrale arménienne en activité ; l’accès à l’intérieur dépend de l’office, des règles de la communauté et de la situation sur place.

Vérifié : 27 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Gardez le silence dans la cour ; si l’entrée est limitée, vous pouvez écouter pleinement cette étape à l’extérieur de l’église.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Traversez le Meidan, passez par la rue Chardeni et rejoignez la cathédrale Sioni.

Étape 1 sur 7Ensuite : cathédrale Sioni

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Vieux Tbilissi : sanctuaires, bains sulfureux et forteresse de Narikala » — 7 étapes, environ 3 km, 2–3 h.

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