Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- Rouleaux de tissu
- Comptoirs du deuxième étage
- Ateliers de confection du troisième étage
- Enseigne « Lixin »
L’histoire du lieu
Au deuxième étage du bâtiment actuel s’étendent des comptoirs chargés de rouleaux de tissu, tandis qu’au-dessus travaillent les tailleurs et les ateliers de confection. Cette organisation verticale est née du commerce fluvial de Dadaocheng : de la soie et du coton imprimé de différents pays arrivaient au quai de Dadaocheng, et des marchands de tissus importés s’installaient à proximité. Lorsque les vêtements confectionnés s’achetaient moins souvent, on choisissait ici une coupe de tissu pour un tailleur ; près des tissus se vendaient des boutons, des fermetures éclair et de la dentelle. Après le déménagement des commerçants, les produits alimentaires restèrent en bas, tandis que tout ce qui était nécessaire à la confection monta aux deux étages supérieurs.
Le nom « Yongle » vient du quartier qui existait ici sous l’administration japonaise. Le marché lui-même ouvrit en mille neuf cent huit sous le nom de nouveau marché de Dadaocheng et, en mille neuf cent vingt-deux, prit le nom du quartier. On y vendait avant tout des produits alimentaires et des biens de première nécessité.
Les tissus ont investi le marché grâce au fleuve. Au quai de Dadaocheng arrivaient de la soie et du coton imprimé de différents pays, et des marchands de tissus importés s’installaient près du marché. Les vêtements confectionnés s’achetaient moins souvent qu’aujourd’hui : chacun choisissait une coupe de tissu et l’apportait à un tailleur. Les vendeurs de tissus remplirent peu à peu la cour et les rues voisines ; on y vendait aussi des boutons, des fermetures éclair et de la dentelle.
Wang Zhoulan arriva dans l’ancien Yongle alors qu’il était encore garçon. Sa famille avait besoin d’argent, et il se fit engager comme apprenti chez un marchand de tissus. À l’époque, le marché était composé de simples constructions en bois. Wang livrait à vélo des rouleaux aux ateliers de confection de Taipei, inventoriait les marchandises et tenait les comptes.
Selon les souvenirs de Wang, les patrons vérifiaient leurs apprentis d’une façon assez directe : ils laissaient de petits billets et des pièces dans la boutique, puis regardaient s’ils disparaissaient. Wang ne prenait pas l’argent. Le patron lui confia la gestion du commerce, et l’apprenti apprit tout le métier, de la réception d’un rouleau au règlement avec le client. Au début des années quatre-vingt, il ouvrit sa propre boutique, « Lixin ».
L’ancien marché fut démantelé en mille neuf cent quatre-vingt-deux. Trois ans plus tard, les commerçants furent installés dans le bâtiment actuel : les produits alimentaires restèrent au premier étage, les vendeurs de tissus occupèrent le deuxième, et les tailleurs et les ateliers de confection, le troisième. Wang fut l’un des premiers propriétaires du nouveau Yongle.
À cette époque, les principaux clients ne venaient pas acheter un seul mètre. Les usines de confection et les ateliers commandaient des lots entiers, et le vendeur était aussi responsable de la qualité de la teinture et du délai de livraison. Plus tard, le prêt-à-porter de masse évincea la confection sur mesure, de nombreuses usines quittèrent Taïwan, et les commandes d’autrefois se firent beaucoup moins nombreuses.
Wang Zhoulan ne ferma pas sa boutique. Il se mit à accepter presque tout travail lié à la couture, des vêtements aux housses de canapé. Des étudiants et des designers commencèrent à lui apporter des projets complexes, lorsqu’un patron ne tombait pas juste ou que le matériau choisi ne se comportait pas comme prévu.
Les comptoirs en bois parmi lesquels le patron disposait des pièces pour éprouver son apprenti n’existent plus. Wang Zhoulan travaille toujours avec sa femme dans l’atelier Lixin, au troisième étage. Au deuxième, les vendeurs mesurent le tissu et, un étage plus haut, Wang aide à transformer cette coupe de tissu en un article qui n’existe pas parmi les produits prêts à porter.
Sur place
Marché en activité ; les horaires des différents secteurs et boutiques peuvent varier.
Vérifié : date non indiquée. Vérifiez la source officielle avant votre visite.Si le marché est ouvert, avancez sans vous presser et demandez l’autorisation avant de photographier les vendeurs, les artisans ou leurs marchandises.
