Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- L’enseigne « Vieille rue de Shanghai »
- Les toits de tuiles
- Les murs blancs et les colonnes rouges
- Les maisons de deux étages aux fenêtres à treillis
L’histoire du lieu
Les toits les plus archaïques de Fangbang Zhonglu apparurent à l’été mille neuf cent quatre-vingt-dix-neuf. Ils furent commandés par les promoteurs d’une nouvelle rue touristique : le Bureau de développement du quartier commercial de Yuyuan et le comité économique de Nanshi, alors arrondissement de la vieille ville de Shanghai. Ils voulaient ramener les clients sur une route qui perdait son commerce avec les anciens quartiers.
Le lieu ne fut pas choisi pour sa proximité commode avec le jardin Yuyuan. Une voie commerciale passait ici bien avant l’apparition de la rue. À sa place coulait le canal Fangbang, le « canal carré ». Il entrait depuis le Huangpu par la porte d’eau de la Petite porte de l’Est, puis se divisait en bras et formait, avec les chenaux, un contour presque rectangulaire. Des bateaux apportaient des marchandises depuis les quais de Shiliupu, tandis que les acheteurs venaient du marché près du temple du Dieu de la Ville de Shanghai. Les commerçants gagnaient leur vie à l’intersection de ces flux.
Au début du vingtième siècle, le canal sans issue s’était envasé et était mal renouvelé par la marée. En mille neuf cent treize, les services municipaux le remblayèrent et aménagèrent une route. Les marchands obtinrent un accès pour les charrettes et les automobiles, et la rue hérita des courbes de l’ancien lit. En mille neuf cent quarante-six, son tronçon central fut nommé Fangbang Zhonglu, la route médiane du canal Fangbang. Le canal disparut, mais demeura dans le nom et le tracé de la rue.
Huit décennies plus tard, les organisateurs de la rénovation décidèrent quelle part du bâti authentique conserver. Ils envisagèrent d’élargir la route et de remplacer entièrement les maisons. Ils choisirent finalement de réparer les bâtiments existants, avec des démolitions ponctuelles et de nouvelles constructions. Vingt-cinq millions de yuans furent alloués au projet ; en quelques mois, les ouvriers traitèrent environ trente-deux mille mètres carrés.
Le tronçon ouest reçut plus de quatre mille mètres carrés de nouvelles boutiques sous des toits de tuiles, avec des murs blancs, des colonnes rouges et des corniches recourbées. Elles furent conçues comme une version de la ville des époques Ming et Qing. Plus loin, les restaurateurs ajoutèrent aux anciennes maisons de deux étages des fenêtres à treillis, des panneaux de porte amovibles et des parapets ouvragés, afin de figurer une rue commerçante du début du vingtième siècle. Plus à l’est, ils conservèrent d’authentiques bâtiments de la fin de l’époque Qing et de la République de Chine, y compris d’apparence occidentale. D’anciennes enseignes de pharmacies, de bijouteries et d’ateliers furent réunies le long du parcours afin que l’acheteur traverse plusieurs périodes mises en scène du commerce shanghaïen.
En juin mille neuf cent quatre-vingt-dix-neuf, les boutiques ouvrirent sous un nouveau nom commun : « Vieille rue de Shanghai ». L’ancien maire Wang Daohan fut invité à consacrer ce nom par une inscription calligraphiée. Ses quatre caractères sont toujours suspendus au-dessus de l’entrée du côté de Henan Nanlu. Juste après eux commence le quartier occidental « Ming-Qing », construit l’année même où l’enseigne est apparue.
Sur place
La rue est ouverte vingt-quatre heures sur vingt-quatre ; les horaires des boutiques varient. Le soir, les week-ends et pendant les festivals, une forte affluence et des barrières temporaires sont possibles.
Vérifié : 1 juillet 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.Regardez les étages supérieurs et les passages latéraux sans vous attarder devant les entrées des boutiques : le commerce y est actif, et aucun achat n’est nécessaire pour poursuivre l’itinéraire.
