Étape 1 sur 6

Dajing Ge

大境阁

Ici, vous comprendrez pourquoi les commerçants ont voulu supprimer l’ancienne limite de la ville et comment l’un de ses tronçons a échappé au démontage.

15 min
Façade de la tour Dajing Ge devant l’ancien rempart
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Audioguide · voix enregistréeÉcouter l’histoire du lieu

Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Le pavillon au-dessus du rempart
  • Le tronçon de maçonnerie en briques
  • L’arche de pierre portant l’inscription
  • La plaque de pierre devant le temple

L’histoire du lieu

Taille du texte

Dajing Ge se dresse sur ce qui reste du rempart dont les habitants de Shanghai entourèrent autrefois toute la ville de district chinoise. Il ne subsiste ici des fortifications qu’environ cinquante mètres de maçonnerie. Au-dessus s’élève un pavillon abritant le temple de Guan Yu, et Renmin Lu passe tout près. Cette rue se trouve à l’emplacement du rempart et des douves comblées.

Le rempart fut construit en l’an mille cinq cent cinquante-trois, après cinq raids de pirates en un seul printemps. Les assaillants incendièrent l’administration du district, des maisons et des navires chargés de grain ; un fonctionnaire s’enfuit, deux autres moururent. La cour impériale autorisa la fortification de la ville, mais ne donna pas d’argent. Des familles locales offrirent de l’argent, du grain et des terrains, démontèrent leurs propres maisons là où devait passer le tracé des fortifications, transportèrent de la terre et des pierres. Les travaux furent achevés en moins de trois mois. Les groupes de pillards suivants atteignirent les remparts, mais ne purent plus pénétrer à l’intérieur.

Lorsque les raids cessèrent, les habitants établirent sur cette plateforme de tir un sanctuaire dédié à Guan Yu, un général vénéré comme Guan Yu, protecteur des guerriers et incarnation de la fidélité au devoir. En mille huit cent quinze, un pavillon de trois étages fut élevé au-dessus du rempart. Vingt et un ans plus tard, le gouverneur général Chen Luan fit inscrire sur son arche de pierre les mots « Daqian shengjing » — « le magnifique monde sans limites ». Les habitants réduisirent l’inscription à deux syllabes : Dajing. « Ge » signifie pavillon.

Au début du vingtième siècle, le rempart militaire restait la frontière de la ville chef-lieu de district chinoise, mais le commerce l’avait depuis longtemps dépassée. Les charrettes avaient du mal à franchir les portes basses. Les marchands, les propriétaires de boutiques et les transporteurs vivaient des échanges entre les quais fluviaux, la vieille ville de Shanghai et les concessions étrangères voisines, des quartiers dotés d’une administration distincte. Tant que les marchandises restaient bloquées aux portes, les entreprises de la concession française de Shanghai trouvaient leurs clients plus vite.

En mille neuf cent trois, l’administration française proposa de déplacer très loin au sud l’administration chinoise du district, à Minhang, de démolir le rempart et de rattacher le territoire libéré à la concession. Li Pingshu, une personnalité publique locale qui dirigeait les services d’ingénierie de la ville, entra dans le débat. Il s’occupait de l’approvisionnement en eau, de la lutte contre les incendies et des transports de la partie chinoise de Shanghai, et cherchait à ce qu’elle administre elle-même ses rues. Li Pingshu raisonnait sans détours : si le rempart servait de toute façon de prétexte à l’extension de la concession, il fallait le démonter avec les moyens de l’administration chinoise et laisser le terrain à la ville.

Les adversaires de la démolition invoquaient la même crainte : sans le rempart, le territoire français s’approcherait encore davantage. Ils créèrent la Société pour la préservation des remparts de la ville et obtinrent un compromis. En mille neuf cent neuf, des ouvriers percèrent trois passages supplémentaires. L’un d’eux, la Petite porte du Nord, se trouvait près de Dajing Ge. Cela réduisit les embouteillages, mais les commerçants continuaient à perdre des clients.

Après la révolution de mille neuf cent onze, Li Pingshu prit la tête de l’administration civile du nouveau gouvernement de Shanghai. En janvier de l’année suivante, il réunit plus de deux mille commerçants, représentants d’associations artisanales et anciens de la ville. La majorité vota pour la démolition. Les ouvriers reçurent l’ordre de démonter la maçonnerie à l’aide de marteaux, de ciseaux et d’outils agricoles, puis de jeter aussitôt les briques et la terre dans les douves.

Les dirigeants installèrent le Bureau des remparts et des douves précisément à Dajing Ge. De là, ils répartissaient les secteurs des travaux qui, à la fin de mille neuf cent quatorze, avaient détruit presque tout l’anneau de fortifications. Sur sa moitié nord fut tracée Minguo Lu — la rue de la République, l’actuelle Renmin Lu ; la moitié sud fut appelée Zhonghua Lu. Les commerçants obtinrent une route circulaire et des passages libres, même si la vieille ville de Shanghai ne rattrapa jamais les concessions voisines en matière d’aménagement et d’activité commerciale.

Sous Dajing Ge, la maçonnerie ne fut pas démontée : le temple et le Bureau des remparts et des douves se trouvaient dessus, et les habitants demandaient que ce sanctuaire connu soit préservé. Le pavillon fut restauré plus tard, mais une partie des anciennes briques et le tracé du rempart restèrent à leur emplacement d’origine. La plaque de pierre devant le temple célèbre toujours la fidélité de Guan Yu. Au-delà de son bord, le rempart s’interrompt à l’endroit d’où Li Pingshu a dirigé son démontage.

Sur place

Temps sur place15 min
Point suivantFangbang Zhonglu
Entréeextérieur ; intérieur non confirmé

Le site touristique officiel de la ville indique au 2026-07-01 : l’intérieur n’est pas ouvert. Le fragment de rempart donnant sur la rue et la façade peuvent être observés depuis Dajing Lu ; les ouvertures temporaires doivent être vérifiées sur place.

Vérifié : 1 juillet 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Même si l’entrée est fermée, l’arrêt se découvre depuis l’extérieur : il n’est pas nécessaire de chercher une alternative ni de tenter de passer derrière les barrières.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Descendez vers Fangbang Zhonglu et passez sous l’enseigne de l’ancienne rue commerçante.

Étape 1 sur 6Ensuite : Fangbang Zhonglu

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Vieille ville de Shanghai : des remparts au jardin Yuyuan » — 6 étapes, 1,5 km, 2–2,5 heures.

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