Étape 2 sur 7

Pier sept

Pier 7

Une simple esplanade au bord de l’eau deviendra le lieu où une carrière professionnelle aura une nouvelle chance.

10 min
Pier 7
Kylelovesyou · CC0; cropped/resized for app
1234567

0 sur 7 terminé

Audioguide · voix enregistréeÉcouter l’histoire du lieu

Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Trois blocs de béton
  • Trous rebouchés dans les bordures
  • Platelage en bois
  • Rangées de lampadaires

L’histoire du lieu

Taille du texte

Au-dessus de la baie de San Francisco s’étend une passerelle en bois qui prolonge l’emplacement de l’ancien pier. Elle reliait autrefois le front de mer aux navires de passagers, puis servit d’entrepôt pour les marchandises arrivées ; l’ouvrage ne survécut pas à l’incendie et fut démoli. L’accès actuel à l’eau a été aménagé pour les pêcheurs et les promenades, c’est pourquoi une large esplanade, des bancs et des tables pour les prises ont été laissés près du rivage. Des rangées de lampadaires mènent le long du platelage, et, sur les bordures de béton au début, on distingue encore les trous remplis laissés par les dispositifs retirés.

À l’entrée du Pier sept se trouvent trois blocs de béton bas et rectangulaires. Ils ont été conçus comme bancs et plates-formes, mais les skateurs leur ont trouvé un autre usage : on peut rouler sur leur surface supérieure sur deux roues, et faire glisser la planche ou le truck métallique sur leur épaisse bordure. Ce sont ces blocs, et non la longue rangée de lampadaires au-dessus de l’eau, qui ont rendu le pier célèbre parmi les skateurs.

La passerelle en bois actuelle a été inaugurée le cinq octobre mille neuf cent quatre-vingt-dix. Elle a hérité son nom de l’ancien Pier sept, qui se trouvait un peu plus au nord. On y accueillait des navires de passagers, puis on y entreposait des marchandises ; après l’incendie de mille neuf cent soixante-treize, il ne resta de l’ouvrage que des parties endommagées et un parking. L’ancien pier fut définitivement démoli, et des organismes municipaux et californiens financèrent ensemble le nouveau, spécialement destiné à la pêche et au libre accès à l’eau. C’est pourquoi il y a ici des bancs, des tables pour nettoyer les poissons et une esplanade lisse et dégagée près du rivage.

Au milieu des années quatre-vingt-dix, les skateurs occupèrent cette esplanade. Le revêtement plat permettait de filmer de longues enchaînements de figures, tandis que les blocs lourds aux bords arrondis exigeaient de la précision : pour tenir sur la bordure, il fallait y transférer presque tout son poids. Les séquences filmées ici circulaient sur cassettes, et le Pier sept devint un lieu où l’on venait répéter ce que l’on avait vu.

Pour Henry Sanchez, skateur professionnel de rue qui cherchait à retrouver sa carrière, ces blocs devinrent un espace de travail. Au début des années quatre-vingt-dix, il était considéré comme l’un des riders les plus inventifs de San Francisco, mais il disparut presque ensuite des vidéos professionnelles. Dans ce sport, un tel enregistrement servait de portfolio : les spectateurs, les équipes et les sponsors y décidaient si une personne était encore capable d’imaginer et d’exécuter ce que les autres ne faisaient pas.

Sanchez s’entraîna et fut filmé au Pier sept pour un film sorti en deux mille un. Plus tard, il dit qu’il venait ici précisément pour retrouver son nom. À la première, le public accueillit sa séquence vidéo par des cris. Pour Sanchez, c’était la preuve que les années de doute s’étaient achevées par un véritable retour. Il fut de courte durée : après une brève période dans une nouvelle équipe, il quitta le skateboard professionnel et devint réparateur de carrosseries automobiles à Sacramento. L’enregistrement au pier resta l’épisode majeur de sa fin de carrière.

À la fin des années deux mille, des dispositifs métalliques furent fixés sur les bordures de béton, et les blocs eux-mêmes furent recouverts de lattes de bois. Il devint impossible d’y glisser. Durant l’été deux mille vingt et un, plusieurs skateurs locaux retirèrent le revêtement vétuste et la plupart des dispositifs, rebouchèrent les trous avec du mastic polyester et égalisèrent les bordures. Cinq ans plus tard, leur travail n’a pas été défait.

Sur les trois blocs de béton à l’entrée, on voit toujours les trous rebouchés laissés par les tiges métalliques. Derrière eux commence le pier de pêche en bois, ouvert à tous ; devant eux se trouve l’esplanade où Henry Sanchez a retrouvé son nom.

Sur place

Temps sur place10 min
Point suivantLevi’s Plaza et l’entrée inférieure des Filbert Steps
Entréesur place

Le pier est exposé au vent et n’offre aucun abri contre les intempéries ; regardez où vous allez et ne gênez pas les personnes qui ont pris place près de la rambarde.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Continuez le long de la baie de San Francisco et tournez à gauche dans Filbert Street, vers le pied de la colline.

Étape 2 sur 7Ensuite : Levi’s Plaza et l’entrée inférieure des Filbert Steps

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« San Francisco : le front de baie, Telegraph Hill et Chinatown » — 7 étapes, 4.6 km, 3 h 30 min.

Sans App Store ni Google Play

Installer Guide On Map comme application

Une icône apparaîtra sur l’écran d’accueil et le site s’ouvrira sans l’interface du navigateur.

Android · Chrome
  1. Si « Installer maintenant » apparaît, touchez-le puis confirmez.
  2. Sinon : menu ⋮ → « Installer l’application ».
iPhone · Safari
  1. Touchez le bouton « Partager » en bas de Safari.
  2. Choisissez « Sur l’écran d’accueil », puis « Ajouter ».
Icône sur l’écranMode plein écranItinéraires hors ligneProgression de la promenade