Étape 4 sur 8

Largo da Prainha

Largo de São Francisco da Prainha

Ce point rendra au quartier son rivage disparu et montrera le prix de la défense de Rio de Janeiro en 1710.

15 min
Largo de São Francisco da Prainha – Rio de Janeiro – 20240914090706
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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Igreja de São Francisco da Prainha
  • Le versant du Morro da Conceição
  • Les façades autour du largo
  • Les tables des bars

L’histoire du lieu

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Au-dessus de la petite place s’élève la façade de l’église, et son nom vient de la confrérie franciscaine qui possédait les terres d’ici. Prainha signifie petite plage : autrefois, la mer atteignait l’actuelle Rua Sacadura Cabral, et le versant du Morro da Conceição descendait directement jusqu’au rivage. Près du lieu de prière fonctionnait un entrepôt pour les marchandises arrivées par eau, et les maisons de la confrérie se dressaient tout autour. Le rivage fut ensuite remblayé et, là où se trouvait la ligne d’eau, on installe maintenant les tables des bars.

À l’automne mille sept cent dix, le gouverneur de Rio de Janeiro, Francisco de Castro Morais, ordonna d’incendier une chapelle et un entrepôt côtier au pied de cette colline. Les deux bâtiments appartenaient à une confrérie franciscaine. Le gouverneur détruisait les biens de la ville pour que le corsaire français Jean-François Duclerc ne puisse pas s’en servir.

Duclerc commandait une expédition militaire qui projetait de prendre et de piller Rio de Janeiro, port par lequel l’or était exporté. Le corsaire combattait avec l’autorisation du roi de France, et les valeurs capturées devaient rémunérer les participants à l’entreprise. Les forts côtiers ne laissèrent pas ses navires entrer dans la baie ; environ mille deux cents soldats débarquèrent donc à Guaratiba et gagnèrent la ville par voie terrestre. Au-dessus de la petite plage de Prainha s’élevait le Morro da Conceição, bien défendu. Castro Morais craignait que les Français ne prennent la chapelle et l’entrepôt près du quai, puis ne s’établissent sur le versant.

Ces deux bâtiments se trouvaient côte à côte par la volonté du prêtre Francisco da Mota. L’origine de la première chapelle est mal documentée : on la date habituellement de mille six cent quatre-vingt-seize, mais une autre chose est connue avec certitude. En mille sept cent quatre, da Mota légua la chapelle, l’entrepôt, les maisons alentour et les terrains au Tiers-Ordre de la Pénitence de saint François, une confrérie de franciscains laïcs. Dans l’inventaire de la même succession, cinquante et une personnes réduites en esclavage étaient inscrites comme des biens. C’est pourquoi, près du lieu de prière, se dressait un entrepôt où l’on conservait les marchandises arrivées par mer : le prêtre laissait à la confrérie une importante exploitation côtière.

Les bâtiments incendiés ne tombèrent pas aux mains de Duclerc. Son détachement poursuivit sa route vers le centre-ville, fut encerclé, et les Français survivants se rendirent. Le corsaire lui-même fut placé en détention ; quelques mois plus tard, quatre personnes au visage couvert le tuèrent dans la maison mise à sa disposition. Leurs noms n’ont jamais été établis.

Les franciscains héritèrent des ruines. Ils restaurèrent d’abord l’entrepôt lucratif, l’un des plus importants du port de l’époque. La chapelle dut attendre encore vingt-huit ans. En mille sept cent trente-huit, la direction de la confrérie ordonna de la reconstruire, puis ouvrit la nouvelle église en mille sept cent quarante.

C’est cette église qui donna son nom à la place. São Francisco est François d’Assise, prédicateur italien du treizième siècle dont est issu le mouvement franciscain. Prainha signifie « petite plage » : l’eau atteignait alors l’actuelle Rua Sacadura Cabral. Plus tard, des constructeurs remblayèrent le rivage et, sur l’ancienne bande côtière, les propriétaires de bars installent aujourd’hui des tables et organisent des soirées musicales. L’ancien entrepôt et la première chapelle ont disparu ; au-dessus de la place se dresse l’église construite par la confrérie après l’incendie de mille sept cent dix.

Sur place

Temps sur place15 min
Point suivantPedra do Sal
Entréede l’extérieur

Place publique ; plus calme pour se promener le jour, le quartier est plus animé le soir.

Vérifié : date non indiquée. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

La place reste un lieu public vivant ; ne gênez pas l’office religieux et ne comptez pas sur le fait que l’église sera nécessairement ouverte.

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Où aller ensuite ?

Approchez-vous de la roche derrière le largo et arrêtez-vous près des marches taillées.

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Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Petite Afrique et le Rio portuaire » — 8 étapes, environ 2,6 km, 2–3 heures.

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