Étape 4 sur 7

Washington Street, DUMBO

Washington Street

Relie la vue actuelle sur le pont à la fabrique d’emballages pour laquelle les autorités durent tester une nouvelle méthode de construction.

10 min
Le pont de Manhattan est visible dans l’ouverture entre des bâtiments de brique rouge sur Washington Street
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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • La travée du pont de Manhattan
  • Les bâtiments d’usine en béton armé
  • Les anciennes ouvertures de chargement
  • L’inscription en pierre portant le nom de l’entreprise

L’histoire du lieu

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Washington Street porte le nom de George Washington, commandant en chef de l’Armée continentale, devenu le premier président des États-Unis. Le nom du quartier de DUMBO est apparu bien plus tard et décrit sa situation sous le pont de Manhattan. Aujourd’hui, les gens font la queue dans cette partie de la rue pour une photo : la travée du pont s’inscrit exactement entre les anciens bâtiments d’usine.

Ces bâtiments apparurent grâce à Robert Gair, propriétaire d’une entreprise de fabrication d’emballages en papier. Il gagnait de l’argent avec des sacs, des étiquettes imprimées et des boîtes pliantes qu’une machine découpait et marquait simultanément pour les pliages. En mille huit cent quatre-vingt-huit, les commandes ne tenaient déjà plus dans son atelier de Manhattan. Gair fit passer son équipement par le pont de Brooklyn, récemment ouvert, et occupa l’angle de Washington Street et Water Street : non loin de là, son ami John Arbuckle torréfiait et conditionnait du café, et le bord de l’eau permettait aisément de recevoir les matières premières et d’expédier les boîtes finies.

Lorsque Gair eut besoin d’une nouvelle usine à plusieurs étages, il comptait la construire en brique et avec de lourdes poutres de bois. Son neveu James Beattie, chargé de trouver du bois approprié, partit dans le sud du pays et ne trouva pas de troncs de la taille voulue. En revanche, à Jacksonville, il vit comment, après un grand incendie, des bâtiments étaient reconstruits en béton armé. Beattie en parla à George Gair, le fils de l’industriel, et celui-ci convainquit son père de changer de matériau.

Pour une entreprise remplie de papier, d’encres et de lourdes presses d’imprimerie, ce choix était à la fois risqué et tout à fait pratique. Le béton armé promettait de résister au feu, aux lourdes charges et aux vibrations des machines, mais les autorités de New York n’acceptaient pas encore de délivrer un permis pour une haute usine construite dans ce matériau. Elles exigèrent des essais au feu, à l’eau et sous charge. Le projet fut préparé en mille neuf cent quatre, mais l’autorisation de construire ne fut accordée que l’année suivante.

Les ingénieurs de la jeune firme de Henry C. Turner prouvèrent que la structure tiendrait. Le bâtiment achevé devint le plus grand édifice en béton armé du pays. Gair ordonna aussitôt d’y ajouter une deuxième section de même taille ; en mille neuf cent huit, l’usine occupait tout le pâté de maisons. Cette commande donna à Turner une réputation de spécialiste du béton armé, tandis que Gair continua à ériger de tels bâtiments des deux côtés de Washington Street. En mille neuf cent treize, son entreprise était le plus grand fabricant américain de boîtes en papier et employait mille sept cent deux personnes. Le quartier était alors appelé Gairville.

En mille neuf cent vingt, les fils de Robert Gair, George et Robert Gair Jr., reprirent l’entreprise. Sept ans plus tard, ils transférèrent la production hors de Brooklyn. Les ouvertures de chargement furent ensuite transformées en entrées de magasins et de bureaux, l’horloge de la façade fut retirée, mais l’inscription en pierre portant le nom de l’entreprise resta.

Au début des années mille neuf cent quatre-vingt, Sergio Leone y filma le passage d’une bande de garçons pour le film « Il était une fois en Amérique ». Le pont de Manhattan apparaissait au fond du plan, et les bâtiments de Gair en formaient les limites latérales. L’image fut placée sur l’affiche du film. Aujourd’hui, les gens posent sur la même bande entre les anciennes fabriques ; au-dessus de l’une des entrées figure toujours le nom de Robert Gair.

Sur place

Temps sur place10 min
Point suivantEmpire Stores
Entréeaccès libre

La rue est ouverte vingt-quatre heures sur vingt-quatre ; c’est un espace public sans restrictions.

Vérifié : 17 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Photographiez uniquement depuis la zone piétonne sûre et faites attention aux intersections ; le pâté de maisons reste à usage résidentiel et professionnel.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Rejoignez le bord de l’eau et longez les entrepôts en brique jusqu’à leurs ouvertures en arc.

Étape 4 sur 7Ensuite : Empire Stores

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Le pont de Brooklyn et le front de mer de DUMBO » — 7 étapes, ≈3,5 km, 2–3 heures.

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