Étape 7 sur 8

amphithéâtre des Trois Gaules

Amphithéâtre des Trois Gaules

L’arène fait passer l’itinéraire du dix-neuvième siècle ouvrier au pouvoir public du Lugdunum romain.

15 min
Ruines de l’amphithéâtre des Trois Gaules à Lyon, avec une arène ovale et des murs de pierre, sans personnes.
Guilhem Vellut · CC BY 2.0; cropped/resized for app
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0 sur 8 terminé

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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Demi-cercle des murs de soutènement
  • Poteau commémoratif en bois
  • Espace de pierre de l’arène
  • Pente du Jardin des Plantes

L’histoire du lieu

Taille du texte

Le demi-cercle de pierre sur la pente du Jardin des Plantes subsiste d’un amphithéâtre romain. En bas se trouve l’arène, et les murs de soutènement portaient autrefois les gradins ; environ la moitié de ces murs a aujourd’hui survécu. Des gens des communautés gauloises se réunissaient ici pour les assemblées annuelles et les jeux, et les places furent plus tard ouvertes aussi aux habitants de la ville. Le poteau de bois au centre fut installé de nombreux siècles après et ne fait pas partie de la structure antique du bâtiment.

En l’an dix-neuf de notre ère, Caius Julius Rufus, prêtre du culte de Rome et de l’empereur issu du peuple gaulois des Santons, a financé ici, avec son fils et son petit-fils, l’arène, le podium et les places pour les spectateurs. L’amphithéâtre faisait partie du sanctuaire fédéral, où se réunissaient chaque année les représentants de soixante communautés gauloises. Les Trois Gaules de son nom sont trois immenses provinces romaines : la Gaule lyonnaise, l’Aquitaine et la Belgique. Leurs délégués offraient des sacrifices devant l’autel de Rome et d’Auguste, discutaient des affaires communes et assistaient aux jeux organisés pour eux. Plus tard, l’amphithéâtre fut agrandi pour atteindre environ vingt mille places et ouvert à la population de la ville.

En cent soixante-dix-sept, ce lien entre l’assemblée provinciale, les jeux publics et la grande arène détermina le sort de Blandine. Elle était esclave dans la maison d’une chrétienne, servait sa maîtresse et appartenait elle-même à la petite communauté lyonnaise. À cette époque, les chrétiens étaient chassés des bains et des marchés, battus dans les rues et accusés de meurtres secrets et de rites incestueux. Certains esclaves domestiques répétèrent ces accusations après avoir été menacés de torture. Le gouverneur romain cherchait à obtenir des détenus qu’ils renient leur foi : il suffisait de cesser de se dire chrétien et de prêter serment devant les statues des dieux.

Les détails ont été conservés dans une lettre de l’un des survivants de la persécution, envoyée à des coreligionnaires en Asie Mineure. C’est le récit d’un participant, écrit du point de vue chrétien, mais l’exécution même dans l’amphithéâtre n’est pas considérée comme une tradition tardive.

La maîtresse de Blandine se retrouva elle aussi parmi les détenus et craignait que l’esclave épuisée ne supporte pas l’interrogatoire. Les bourreaux se relayaient du matin au soir, et Blandine répondait qu’elle était chrétienne et que sa communauté ne commettait pas de crimes. Le gouverneur ordonna de la faire entrer dans cette arène avec Maturus, Sanctus et Attale. Blandine fut attachée à un poteau et les bêtes furent lâchées. Selon la lettre, aucune bête ne la toucha. On la détacha alors et on la ramena en prison : renier sa foi pouvait encore lui sauver la vie.

Attale retarda l’affaire. Lorsqu’on apprit qu’il était citoyen romain, le gouverneur n’osa pas l’exécuter selon la méthode habituelle pour les gens du commun et demanda une décision à l’empereur Marc Aurèle. La réponse fut brève : libérer ceux qui renieraient leur foi ; exécuter ceux qui continueraient à professer le christianisme. Les citoyens devaient avoir la tête tranchée, les autres étaient envoyés aux bêtes. Blandine était esclave et n’avait pas la citoyenneté romaine.

Au début de la grande fête, des gens de différentes communautés gauloises affluèrent à Lugdunum. Le gouverneur tint de nouveau un procès devant la foule, puis transforma les exécutions en partie du spectacle. Blandine et le jeune Ponticus, qui avait environ quinze ans, étaient amenés chaque jour pour voir mourir les autres et contraints de jurer par les noms des dieux romains. Le dernier jour, ils furent conduits ensemble dans l’arène. Blandine soutint Ponticus pendant qu’il subissait les tortures ; il mourut le premier.

Après le fouet, les bêtes et un siège de fer incandescent, Blandine fut cousue dans un filet et jetée sous les pieds d’un taureau. Le taureau la projeta plusieurs fois, puis un bourreau lui trancha la gorge. Les organisateurs ne s’arrêtèrent pas là. Les dépouilles des exécutés furent laissées sans sépulture pendant six jours, puis brûlées, et les cendres furent balayées dans le Rhône afin qu’il ne reste aux chrétiens ni tombes ni reliques.

Environ la moitié des murs de soutènement de l’amphithéâtre a subsisté jusqu’à nos jours. Le poteau de bois au milieu de l’arène a été installé en mémoire des martyrs ; c’est un signe moderne, et non le poteau auquel Blandine fut attachée. Sa tombe n’est pas ici non plus : les exécutants romains de la sentence obtinrent précisément ce résultat.

Sur place

Temps sur place15 min
Point suivantPlace des Terreaux
Entréede l’extérieur

Le site archéologique est visible depuis l’extérieur ; restez derrière les barrières et ne comptez pas circuler librement dans l’arène.

Vérifié : 28 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Observez le monument depuis l’espace public accessible et ne franchissez pas les barrières. Même sans accéder à la maçonnerie elle-même, la forme de l’amphithéâtre se lit depuis l’extérieur.

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Où aller ensuite ?

Continuez à descendre vers l’hôtel de ville de Lyon et gagnez la place devant sa façade.

Étape 7 sur 8Ensuite : Place des Terreaux

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Croix-Rousse : canuts, traboules et descente vers la place des Terreaux » — 8 étapes, environ 3 km, 3–3,5 heures.

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