Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- Les quatre routes qui divergent
- Le salon de thé Nishimura-tei
- L’étage supérieur d’habitation
L’histoire du lieu
L’étage supérieur de cette maison reste toujours habité, et ses occupants ont longtemps gagné leur vie grâce à ceux qui parcourent la montagne. Neuf membres d’une même famille y vivaient. Aucune voiture ne pouvait parvenir jusqu’à la maison, et les denrées, les boissons et les bouteilles de gaz étaient montées à la main par les marches de pierre.
Yotsutsuji est le nom même de l’embranchement : en japonais, cela signifie « quatre routes ». L’une descend vers le sanctuaire principal, une autre mène au sommet de Kōjin-mine, et deux autres entourent en boucle les sommets d’Inari. C’est pourquoi s’y croisent ceux qui montent encore et ceux qui redescendent déjà. À la jonction des routes se trouve Nishimura-tei, un salon de thé où l’on sert des nouilles, des douceurs et des inari-zushi.
L’étage supérieur de cette maison est longtemps resté le logement de la famille des propriétaires. C’est là qu’a grandi Kazuhiko Nishimura, le fils cadet des propriétaires, futur acteur qui, après l’école, voulait quitter Kyoto et choisir lui-même son activité. Avec lui vivaient au-dessus du salon de thé ses parents, son frère, sa sœur, deux tantes, son grand-père et sa grand-mère : neuf personnes. La famille vivait du service aux pèlerins, mais aucune voiture ne pouvait parvenir jusqu’ici. Il fallait porter depuis le bas, par les marches de pierre, la bière, la limonade, les denrées et les bouteilles de gaz.
Pour Kazuhiko, le chemin passant sous les torii était son trajet quotidien. Il descendait à l’école et remontait chez lui, puis refaisait le trajet pour jouer ; à son retour, on pouvait encore l’envoyer faire des courses. Cela faisait au moins trois descentes et montées par jour. On confia aux fils devenus plus grands le transport des provisions, la réparation des trous dans le toit et les murs, et le chauffage de la vieille baignoire avec des baguettes usagées du salon de thé. Son père et son grand-père faisaient auparavant eux-mêmes le travail le plus pénible, puis ils le transmirent aux frères : dans cette maison, on commençait tôt à considérer un enfant comme un travailleur de l’entreprise familiale.
Sa mère comptait que Kazuhiko resterait, après l’école, pour aider son frère aîné. Il choisit une université précisément à Tokyo : près de Kyoto, on l’aurait immanquablement appelé au salon de thé chaque week-end. Son plan était strict : entrer dans un département lié au cinéma ou, en cas d’échec, devenir cuisinier. Kazuhiko fut admis ; à dix-huit ans, il partit, et en mille neuf cent quatre-vingt-huit, il fit ses débuts à la télévision.
L’entreprise familiale passa au frère aîné. Nishimura-tei occupe toujours la même maison à Yotsutsuji : en bas, on sert les personnes arrêtées entre les quatre routes, et en haut se trouve le logement que le fils cadet des propriétaires quitta autrefois pour Tokyo afin de ne pas devoir revenir y travailler chaque samedi et dimanche.
Sur place
Le terrain du sanctuaire et le sentier de montagne sont accessibles sans billet ; les boutiques, salons de thé et comptoirs d’amulettes suivent leurs propres horaires diurnes. Vérifié le 2026-06-29.
Vérifié : 29 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.Faites une pause et évaluez vos forces, le temps et la lumière : d’ici, vous pouvez sans regret commencer la descente ou faire le circuit complet.
