Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- Les portes closes du honden de Fushimi Inari-taisha
- La façade de la salle principale
- Le toit de la salle principale
L’histoire du lieu
Les larges avant-toits du honden de Fushimi Inari-taisha surplombent la façade, et derrière les portes closes commence une partie du sanctuaire où la prière venue de l’esplanade n’entre pas. La salle principale se trouve au pied du mont Inari, à l’endroit où s’élevaient autrefois trois sanctuaires distincts : le supérieur, le médian et l’inférieur. Ils furent plus tard réunis sous un même toit, et cette salle devint le centre de tout le complexe.
Derrière les portes closes du honden de Fushimi Inari-taisha se trouvent cinq trônes sacrés. Inari Ōkami est le nom collectif des divinités vénérées ici. Les personnes qui prient restent devant le bâtiment, et les rites sont accomplis à l’intérieur. La raison pour laquelle cinq divinités se retrouvèrent sous un même toit s’explique par une guerre durant laquelle un commandant militaire décida de transformer le sanctuaire en camp fortifié.
Au printemps de l’an mille quatre cent soixante-huit, Kyoto était partagée entre deux coalitions de maisons militaires. Elles se disputaient la succession de clans influents et du shogunat, tandis que le ravitaillement des armées passait par les routes autour de la capitale. Honekawa Dōken, serviteur du chef militaire Taga Takatada et commandant de fantassins du côté du clan Hosokawa, comptait couper l’acheminement des vivres vers les adversaires du clan Yamana. Son statut et ses revenus dépendaient du service militaire ; il répondait de son choix d’une position avantageuse de sa propre vie.
Hagura, un desservant du sanctuaire, accepta de laisser entrer ses hommes. Le quinze mars, Dōken occupa le mont Inari : de là, on voyait les routes passant par Fushimi et les approches méridionales de Kyoto. Le territoire sacré lui convenait comme hauteur depuis laquelle attaquer les convois.
Six jours plus tard, les adversaires envoyèrent ici les troupes de Hatakeyama Yoshinari afin d’anéantir le détachement et d’ouvrir la route au ravitaillement. Les hommes de Dōken ne purent conserver la montagne. Il tenta de partir vers l’est, en direction de Yamashina, mais un simple soldat du détachement qui le poursuivait le tua. Hagura dut se cacher. Le détachement cessa de menacer les convois et, pendant le combat, le honden de Fushimi Inari-taisha, les autres sanctuaires, les tours et les maisons des desservants brûlèrent : toutes les constructions sur la montagne et à son pied.
Des hommes du monastère Tō-ji, lié au sanctuaire, réussirent à emporter hors du feu des objets sacrés portatifs, des images de divinités et des épées rituelles. Dès décembre, les desservants installèrent une salle provisoire. Il fut bien plus difficile de rétablir un honden permanent : après la guerre, l’argent manquait même pour les fêtes ordinaires.
Ce n’est qu’un quart de siècle plus tard que le moine En’ami commença à recueillir des dons dans différentes provinces. Le document conservé sur la restauration se plaint explicitement du manque de fonds. Les anciens sanctuaires supérieur, médian et inférieur se tenaient séparément ; lors de la restauration, leurs divinités furent réunies dans un même bâtiment au pied de la montagne, et deux trônes supplémentaires y furent ajoutés. Le vingt-trois novembre de l’an mille quatre cent quatre-vingt-dix-neuf, le nouveau honden de Fushimi Inari-taisha fut consacré ici.
Le bâtiment actuel est ce même honden de Fushimi Inari-taisha, construit après trente et une années de solutions provisoires et de collectes. Les cinq trônes derrière ses portes se côtoient parce qu’après la mort de Dōken et l’incendie, les desservants purent réunir des fonds pour un seul honden commun.
Sur place
L’enceinte du sanctuaire et le sentier de montagne sont accessibles sans billet ; les échoppes, salons de thé et comptoirs d’amulettes ont leurs propres horaires de jour. Vérifié le 2026-06-29.
Vérifié : 29 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.Écoutez le récit devant la salle, sans entrer dans les parties réservées ou clôturées et sans gêner les personnes venues prier.
