Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- Torii noirs faits de troncs non écorcés
- Clôture tressée
- Sanctuaire principal
- Autels latéraux
L’histoire du lieu
Le nom du sanctuaire garde le souvenir d’un palais de campagne où des femmes de cour étaient installées temporairement avant leur service loin de la capitale. Cette demeure n’était pas conçue pour être permanente : avec le changement de pouvoir, on choisissait une autre parcelle pour la servante suivante, c’est pourquoi plusieurs sites possibles de Nonomiya sont connus autour de Kyoto. Les constructions de bois ont disparu, mais les torii noirs faits de troncs de chêne avec leur écorce et la clôture tressée de branches en reproduisent l’ancien aspect. Derrière la clôture, on vénère aujourd’hui Amaterasu, et aux autels latéraux on prie pour le bonheur familial et pour des enfants.
En l’an huit cent neuf, le nouvel empereur Saga devait désigner une femme qui le représenterait devant Amaterasu, au sanctuaire d’Ise. On choisissait parmi les parentes non mariées de l’empereur, et la décision était prise d’après les fissures d’une carapace de tortue brûlée. Le choix se porta sur sa fille Yoshiko.
Elle devint saio, une princesse consacrée d’Ise. Le mariage et la vie ordinaire de la cour lui étaient interdits. Yoshiko passa d’abord un an dans des quartiers réservés à l’intérieur du palais impérial. Puis on lui attribua, hors de la capitale, un terrain pur choisi par divination et l’on y construisit une résidence temporaire. Ce palais de campagne était appelé Nonomiya, le « palais des champs ».
La princesse y resta une année de plus. Avant de s’y installer, elle subit une ablution dans la rivière, et dès le huitième mois commençait la période d’abstinence prescrite. Elle n’était pas pour autant seule : plus de cent courtisans et fonctionnaires servaient à l’intérieur de l’enceinte. Ils assuraient la vie quotidienne de cette femme que l’on préparait à quitter sa famille et à partir pour Ise pendant toute la durée du règne de son père.
Nonomiya n’était pas destinée à une vie permanente. Avec un nouvel empereur, on choisissait une nouvelle saio et l’on déterminait de nouveau l’emplacement du palais de campagne. C’est pourquoi plusieurs sites des environs de Kyoto sont considérés comme d’anciennes Nonomiya. La tradition du sanctuaire actuel associe précisément ce terrain à Yoshiko et aux princesses suivantes ; cependant, les historiens ne peuvent pas établir quelle résidence temporaire se trouvait ici dans chaque cas particulier.
En l’an huit cent onze, la préparation de Yoshiko prit fin. Après une dernière purification, son père plaça un peigne de buis dans ses cheveux et lui ordonna de partir sans se retourner vers la capitale. Accompagnée de plusieurs centaines de personnes, elle se mit en route pour un voyage d’environ cent trente kilomètres. Le trajet jusqu’à Ise prit cinq nuits et six jours.
Yoshiko resta saio jusqu’en l’an huit cent vingt-trois. Lorsque Saga abdiqua, son service prit fin : la désignation de sa fille était liée précisément à son règne, et elle revint d’Ise. Le nouvel empereur choisit une autre princesse, pour laquelle il fallut de nouveau un palais de campagne.
La résidence en bois du neuvième siècle n’a pas subsisté. Les torii noirs de l’entrée et la basse clôture en reproduisent l’ancienne forme : les portails sont faits de troncs de chêne dont l’écorce n’a pas été retirée, et la clôture est tressée de branches. Derrière eux se trouve aujourd’hui un sanctuaire d’Amaterasu, et aux autels latéraux les visiteurs prient pour le mariage et la naissance d’enfants. Le nom de Nonomiya est resté de cette demeure temporaire où une femme choisie à la cour se préparait pendant une année entière à quitter Kyoto.
Sur place
Entrée libre ; bureau du sanctuaire généralement 9:00–17:00, sans jour de fermeture. Vérifié le 2026-06-30.
Vérifié : 30 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.Il y a peu de place ici ; ne restez donc pas dans les portails et ne gênez pas les personnes en prière. Approchez-vous sans vous presser de la pierre à vœux, en respectant l’ordre en vigueur sur le site.
