Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- Deux cabines de verre
- Le pont métallique
- Les toits des Marolles
- La place Poelaert en haut
L’histoire du lieu
Ces ascenseurs portent deux noms. Les services municipaux les appellent « Ascenseurs Poelaert » : le pont supérieur débouche sur la place Poelaert. Les Bruxellois parlent plus souvent des « Ascenseurs Poelaert » : en bas commence le quartier des Marolles. Ces deux noms s’expliquent par l’histoire de cette hauteur.
Joseph Poelaert était l’architecte de la ville de Bruxelles et cherchait à obtenir la commande d’un nouveau Palais de Justice de Bruxelles. Sa propre maison, son atelier et ses salles de dessin se trouvaient tout près, rue des Minimes, dans les Marolles. En mille huit cent soixante et un, le ministre de la Justice lui confia le projet après un concours infructueux, au cours duquel aucune candidature n’avait été retenue.
Les plans nécessitèrent le déblaiement de six quartiers sur le versant. En mille huit cent soixante-trois, l’expropriation toucha soixante-quinze propriétaires ; environ cent habitants moins aisés durent quitter les Marolles. Ils furent relogés dans le quartier du Chat, dans la commune d’Uccle, encore rurale à l’époque, où Poelaert conçut pour eux un ensemble de petites maisons. L’indemnisation procurait un nouveau toit, mais elle ne pouvait rendre les anciennes rues, les voisins et la vie quotidienne près de chez soi.
La tradition locale rattache à ces expulsions l’injure « schieven architect », « architecte tordu ». C’est ainsi que les habitants des Marolles appelaient Poelaert, bien qu’il ait lui-même vécu ici et gagné sa vie comme architecte. Il ne vit pas son principal édifice achevé : Poelaert mourut en mille huit cent soixante-dix-neuf, et le tribunal ouvrit quatre ans plus tard. La place au-dessus du versant reçut son nom.
Le dénivelé entre la place Poelaert et les Marolles restait de presque vingt-huit mètres. À la fin des années mille neuf cent quatre-vingt-dix, les architectes Patrice Neirinck et Michel Jaspers proposèrent d’y créer un itinéraire vertical gratuit. Ils voulaient donner au quartier inférieur un accès direct à la ville haute et ramener les gens vers le square Breughel l'Ancien, au pied du versant. Le bureau de Neirinck réalisa le projet et, en juin deux mille deux, deux cabines de verre commencèrent à transporter les passagers jusqu’à un pont métallique long de trente-cinq mètres et demi.
Les ascenseurs fonctionnent comme une partie du chemin urbain : en bas se trouvent les bus de la rue Haute, en haut les tramways de la place Poelaert. La plateforme panoramique se trouve ici parce que le pont débouche directement sur le bord ouvert de la ville haute, au-dessus des toits des Marolles. Sur les plans de transport, les agents bruxellois appellent ces cabines les Ascenseurs Poelaert ; les habitants du quartier inférieur continuent de les appeler les Ascenseurs Poelaert.
Sur place
Ascenseur public et passage urbain ; l’horaire précis dépend de l’entretien, alors vérifiez l’état sur place avant le parcours ou gardez la montée à pied comme solution de repli.
Vérifié : 1 juillet 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.Assurez-vous d’abord que les cabines fonctionnent. En cas d’arrêt du mécanisme, utilisez la montée à pied ; sur la plateforme ouverte, tenez compte du vent et des surfaces mouillées.
