Sololaki : les maisons et leurs propriétaires
De la place de la Liberté (anciennement place d’Érivan) à la « Villa italienne »

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Tout le parcours
Carte de l’itinéraire
À propos de cet itinéraire
Vous quitterez la place de la Liberté (anciennement place d’Érivan) pour Sololaki, en passant devant un petit jardin, des rues droites et des maisons dont le plus intéressant vous attendra dans l’entrée. Le chemin suivra la rue Galaktion-Tabidzé (anciennement rue Hahn, rue des Dames et rue Akaki-Tsereteli) et la rue Asatiani (anciennement rue Bebutovskaïa), avant de bifurquer vers des hôtels particuliers des rues voisines. Ce ne sera pas une promenade sur le vieux Tbilissi en général, mais sur les personnes qui investissaient dans leur logement leur argent, leur nom de famille et leur vision de l’avenir.
Vous verrez un nom de famille inscrit dans un sol de marbre, des peintures presque à taille humaine, une façade d’école derrière laquelle subsistera un différend sur le financement des travaux, et une maison qui, selon la tradition, deviendra la condition d’un mariage. Sur une place, une question surgira : pourquoi des enfants vendaient-ils des dessins ? Devant la dernière façade, une autre : pourquoi deux plaques commémoratives si différentes se trouvent-elles côte à côte ?
Le récit distinguera les documents des légendes urbaines et suivra le destin des maisons privées après le changement de pouvoir. À la fin, vous pourrez lire Sololaki dans les noms sous vos pieds, les appartements issus de divisions et les signes laissés aux balcons.
Pourquoi cet ordre
La place de la Liberté (anciennement place d’Érivan) servira de point de départ : au-delà des anciennes murailles, banques et institutions s’y sont concentrées. Puis la place Lado-Goudiachvili montrera le destin non d’une seule maison, mais de tout un ensemble résidentiel. Après elle, l’itinéraire retrouvera la ligne droite de la rue Galaktion-Tabidzé (anciennement rue Hahn, rue des Dames et rue Akaki-Tsereteli), née de la division des jardins de Sololaki en îlots. La rue expliquera d’abord l’organisation du quartier, puis deux maisons voisines permettront de comparer l’entreprise commune de six frères et l’affaire indépendante d’une propriétaire. Dans la rue Asatiani (anciennement rue Bebutovskaïa), le capital privé sera déjà lié à un bâtiment scolaire, tandis que l’hôtel particulier voisin ramènera le récit à une commande familiale. La rue Matchabeli conduira ensuite de la maison privée à l’hôtel particulier remis aux écrivains. Le passage final vers la maison des frères Maïlov (« Villa italienne ») achèvera cette suite là où subsistent, côte à côte, les initiales de l’ancien propriétaire et les plaques de résidents soviétiques.
Celles et ceux qui veulent comprendre Sololaki à travers le destin de maisons précises Les amateurs d’entrées, d’inscriptions et de détails architecturaux Celles et ceux pour qui la différence entre document et légende urbaine compte
Celles et ceux qui cherchent un itinéraire consacré uniquement aux principaux temples et panoramas Celles et ceux que l’histoire de la propriété privée et des nationalisations n’intéresse pas Celles et ceux qui ne souhaitent pas écouter des récits sur les répressions
Avant la promenade
Considérez toutes les maisons d’habitation comme des points d’observation extérieure : une porte ouverte n’est pas une invitation. Ne suivez donc pas les habitants à l’intérieur, ne gênez pas le passage et ne photographiez pas les personnes sans leur accord.
Renseignez-vous séparément sur les conditions de visite de la Maison des écrivains (ancien hôtel particulier David-Sarajishvili, ancien Palais des arts). Observez l’école uniquement depuis la rue. Si vous ne pouvez pas entrer dans une entrée, le récit reste valable grâce à la façade, au portail, aux plaques commémoratives et à l’organisation même de l’îlot.
Quand partir
Choisissez les heures de jour : il sera plus facile d’observer les portails, les inscriptions, les étages supérieurs et le décor des façades. Pour marcher tranquillement, évitez de combiner la promenade avec l’affluence du soir dans les établissements de Sololaki.
Plan B
Si vous manquez de temps, commencez place de la Liberté (anciennement place d’Érivan), puis allez à la maison des frères Seïlanov, à la maison Kalantarov et à la Maison des écrivains (ancien hôtel particulier David-Sarajishvili, ancien Palais des arts), avant de terminer devant le portail des Maïlov. Cette version conserve le développement du thème principal : la politique urbaine laisse place à l’architecture marchande, puis à la vie littéraire et à la mémoire des répressions.
Si les entrées sont fermées, n’attendez pas devant les portes : observez les détails extérieurs accessibles et continuez.
Plan de la promenade
Ouvrir dans Cartes ↗- 1
place de la Liberté (anciennement place d’Érivan)
Ici, la promenade commence à un nœud urbain où l’itinéraire secret d’une voiture bancaire fut révélé aux militants clandestins. - 2
Place Lado-Goudiachvili
Cette halte montrera comment les habitants ont fait de l’espace public lui-même un moyen de le protéger. - 3
rue Galaktion-Tabidzé (anciennement rue Hahn, rue des Dames et rue Akaki-Tsereteli)
La succession des noms permettra de comprendre l’échec de la tentative de gouverner la Transcaucasie selon un modèle impérial uniforme. - 4
maison des frères Seïlanov
Le vestibule d’apparat reliera le nom de famille à la demeure commune de six fabricants de tabac. - 5
maison Evelina Ter-Akopova
Cette étape rend à la propriétaire son rôle d’entrepreneuse indépendante, et non celui d’un simple prolongement de son célèbre mari. - 6
ancienne école de filles de la rue Asatiani
Les documents conservés aideront à distinguer le montage de crédit pour la construction de la légende du mécène unique. - 7
maison Kalantarov
Ici, les informations confirmées sur la commande seront distinguées de la condition de mariage, conservée seulement dans la tradition. - 8
Maison des écrivains (ancien hôtel particulier David-Sarajishvili, ancien Palais des arts)
Ce lieu privé de rencontres littéraires mènera à l’histoire d’une institution où l’on exigea des écrivains qu’ils s’accusent les uns les autres. - 9
maison des frères Maïlov (« Villa italienne »)
La dernière étape réunira dans un même appartement les anciens propriétaires, les nouveaux habitants et deux couches distinctes de mémoire.
Fonctions de l’itinéraire
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