Étape 3 sur 9

rue Galaktion-Tabidzé (anciennement rue Hahn, rue des Dames et rue Akaki-Tsereteli)

გალაკტიონ ტაბიძის ქუჩა

La succession des noms permettra de comprendre l’échec de la tentative de gouverner la Transcaucasie selon un modèle impérial uniforme.

10 min
Une portion de la rue Galaktion-Tabidzé, avec des façades pastel et des balcons en bois.
Kober · CC BY-SA 4.0; cropped/resized for app; ShareAlike applies
123456789

0 sur 9 terminé

Audioguide · voix enregistréeÉcouter l’histoire du lieu

Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Plaque portant le nom de Galaktion Tabidzé
  • Ligne droite de la rue
  • Maisons d’angle des îlots

L’histoire du lieu

Taille du texte

Le nom actuel pourrait passer pour un indice : comme si le poète Galaktion Tabidzé avait vécu dans l’une de ces maisons. Son appartement-musée se trouve dans une autre partie de Tbilissi. Le nom du poète est apparu ici après le changement de nom, tandis que le premier nom de personne donné à la rue appartenait à un homme qui, probablement, s’y était réellement installé.

Dans les années mille huit cent vingt, les arpenteurs municipaux commencèrent à diviser les jardins de Sololaki en îlots rectangulaires. Dans une liste des rues de l’année mille huit cent quarante et un, cette voie est déjà inscrite comme rue Hahn. Les historiens relient prudemment ce nom à Pavel Hahn : on considère qu’il vivait ici, bien qu’il ait été impossible d’établir la maison exacte.

Hahn arriva à Tbilissi en juin mille huit cent trente-sept en tant que président d’une commission impériale. Nicolas Ier lui chargea de créer un système définitif d’administration de la Transcaucasie. Après les guerres contre la Perse et l’Empire ottoman, Saint-Pétersbourg voulait remplacer les ordres locaux par des institutions organisées sur le modèle des provinces intérieures de l’Empire russe. C’était précisément cette unification rapide que Hahn cherchait à obtenir.

Le premier projet fut critiqué pour son manque d’attention aux conditions locales. Hahn modifia certaines dispositions, mais conserva le dessein général. Afin de le faire passer par le Comité transcaucasien, il assura les fonctionnaires que les habitants étaient prêts à la russification. Une vérification ultérieure reconnut ces informations comme fausses. Pourtant, en avril mille huit cent quarante, le projet devint loi et, dès janvier de l’année suivante, l’administration civile de la région avait déjà été réorganisée selon ce projet.

Hahn obtint d’abord tout ce pour quoi il était revenu au service de l’État : une augmentation de traitement, des ordres, un siège au Conseil d’État de l’Empire russe, le titre de sénateur et de l’argent pour rembourser ses dettes. Puis les habitants de la Gourie, de l’Ossétie et de Balakan refusèrent d’obéir aux fonctionnaires envoyés sur place ; des troubles commencèrent. En mille huit cent quarante-deux, des inspecteurs impériaux arrivèrent à Tbilissi et rapportèrent que le nouveau système n’atteignait pas l’objectif annoncé. Nicolas Ier accusa Hahn d’avoir induit le gouvernement en erreur. Le sénateur fut exclu du Comité transcaucasien et, quelques années plus tard, il démissionna.

Le nom, lui non plus, ne dura pas. La rue fut appelée rue des Dames, puis, en mille neuf cent vingt-trois, elle reçut le nom du poète et homme public géorgien Akaki Tsérétéli. En mille neuf cent cinquante-neuf, le nom de Tsérétéli fut transféré sur une nouvelle avenue dans le Didoubé en cours de construction. L’adresse ainsi libérée fut attribuée à Galaktion Tabidzé.

Galaktion était un poète dont les expérimentations sur le rythme et la sonorité transformèrent la poésie lyrique géorgienne du vingtième siècle. Son deuxième recueil, publié en mille neuf cent dix-neuf, lui apporta une telle renommée que ses contemporains le surnommaient le roi des poètes. La rue reçut son nom l’année de sa mort.

La maison de Galaktion a été conservée rue Mardjanichvili. Ici subsiste un autre lien : l’ancienne ligne Hahn fut débarrassée du nom d’un poète et attribuée à un autre. Le nom du sénateur disparut des plaques en même temps que sa réforme.

Sur place

Temps sur place10 min
Point suivantmaison des frères Seïlanov
Entréede l’extérieur

Point urbain de l’itinéraire ; l’accès aux entrées privées, aux musées et aux cours change, vérifiez donc les règles sur place et n’entrez pas dans des espaces résidentiels sans invitation.

Vérifié : date non indiquée. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Écoutez le récit à l’écart des portes et de la chaussée : c’est une rue en activité, et non un site mémoriel indépendant.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Remontez la rue Tabidzé et cherchez le nom de famille des frères dans le sol en mosaïque.

Étape 3 sur 9Ensuite : maison des frères Seïlanov

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Sololaki : les maisons et leurs propriétaires » — 9 étapes, environ 2,1 km, 2–2,5 heures.

Sans App Store ni Google Play

Installer Guide On Map comme application

Une icône apparaîtra sur l’écran d’accueil et le site s’ouvrira sans l’interface du navigateur.

Android · Chrome
  1. Si « Installer maintenant » apparaît, touchez-le puis confirmez.
  2. Sinon : menu ⋮ → « Installer l’application ».
iPhone · Safari
  1. Touchez le bouton « Partager » en bas de Safari.
  2. Choisissez « Sur l’écran d’accueil », puis « Ajouter ».
Icône sur l’écranMode plein écranItinéraires hors ligneProgression de la promenade