Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- Façade en brique rouge
- Détails pseudo-gothiques
- Entrée de l’école
L’histoire du lieu
Derrière cette façade pseudo-gothique, les cours ont toujours lieu aujourd’hui. L’établissement lui-même est presque un quart de siècle plus ancien que le bâtiment : Mme Serpine ouvrit une école privée de filles en mille huit cent quatre-vingt-un et l’amena progressivement à un cursus de gymnase complet.
L’école ne possédait pas son propre bâtiment. Les élèves et les pensionnaires déménageaient d’un hôtel particulier loué à un autre. En mille huit cent quatre-vingt-huit, l’établissement devint un gymnase féminin de sept classes et, six ans plus tard, reçut un numéro officiel : le troisième gymnase féminin de Tbilissi. À la fin du siècle, le pensionnat occupait les étages moyen et supérieur d’une maison appartenant à autrui. Le gymnase y finançait une importante extension, bien que le contrat ne lui permît d’utiliser les locaux que jusqu’en mille neuf cent six.
Le conseil des curateurs, c’est-à-dire les personnes chargées des finances et de la gestion du gymnase, décida de ne plus investir dans l’immobilier d’autrui. En mille neuf cents, le conseil commença à solliciter un prêt pour construire son propre bâtiment. Deux ans plus tard, le gymnase reçut cent mille roubles. Cela ne suffisait pas. Le conseil demanda alors cent cinquante mille roubles supplémentaires et proposa à la banque, comme garantie, le terrain avec la future école. Si le calcul ne tenait pas, le créancier obtiendrait précisément ce pour quoi l’argent avait été emprunté.
Le terrain se trouvait rue Bebutovskaïa, comme s’appelait alors l’actuelle rue Asatiani. En avril mille neuf cent trois, on y posa les fondations et, en janvier mille neuf cent cinq, le nouveau bâtiment ouvrit.
Dans les récits de la ville, le rôle de celui qui aurait payé l’intégralité des travaux est souvent attribué à Maxim Ananov, viticulteur et industriel d’origine arménienne. Son véritable nom de famille était Hovnanian. Il vivait des revenus de vignobles et d’usines d’Imérétie qui produisaient du vin, du cognac et des vins effervescents ; un tel mécène pouvait effectivement se permettre une grande école. C’est pourquoi le gymnase était appelé gymnase Ananov.
Mais les documents de construction conservés montrent une opération plus complexe : les prêts étaient obtenus par le conseil des curateurs, et le terrain ainsi que le bâtiment de l’école servaient de garantie. Il n’a pas encore été possible d’établir le montant exact de la participation d’Ananov. L’histoire selon laquelle il aurait été l’unique payeur reste une tradition urbaine, tandis que la dette et la garantie proposée sont consignées dans les documents.
Le troisième gymnase féminin fut supprimé en mille neuf cent vingt et un. Le terrain que ses curateurs étaient prêts à risquer pour avoir leur propre bâtiment n’a pas changé de destination : au 28 de la rue Asatiani fonctionne la Sixième école d’auteur, une école privée, et la façade d’origine en brique rouge a été conservée presque entièrement.
Sur place
Étape urbaine de l’itinéraire ; l’accès aux entrées privées, aux musées et aux cours varie, vérifiez donc les règles sur place et n’entrez pas dans les espaces résidentiels sans y être invité.
Vérifié : date non indiquée. Vérifiez la source officielle avant votre visite.C’est une école en activité ; contentez-vous donc de l’observer de l’extérieur et ne tentez pas d’entrer pour voir l’ancienne salle de prière ou l’endroit où se trouvait l’orgue.
