Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- Arcs mauresques
- Ornements en stuc
- Peintures colorées
- Escalier de marbre
L’histoire du lieu
À l’angle des rues Matchabeli et Asatiani (anciennement rue Bebutovskaïa) se dresse une maison qui possède deux adresses et deux vestibules d’apparat peints. Elle porte le nom de son commanditaire : le marchand Kalantarov, enrichi grâce au pétrole de Bakou. En mille neuf cent huit, l’architecte Gazaros Sarkisyan construisit pour lui cet hôtel particulier aux arcs mauresques, aux ornements en stuc et aux peintures colorées.
Une tradition urbaine explique la raison d’une telle commande. Kalantarov faisait la cour à une chanteuse d’opéra dont les narrateurs n’ont pas conservé le nom. Elle acceptait de l’épouser à condition que le fiancé construise une maison capable de rivaliser avec l’Opéra de Tbilissi. Kalantarov mit son propre capital en jeu sur sa promesse : il paya le projet et la construction sans encore savoir si la chanteuse tiendrait parole.
Sarkisyan ne copia pas la salle de spectacle. Il transposa dans une maison d’habitation le même langage oriental qui décorait le théâtre : des arcs en fer à cheval, des plafonds à motifs, un escalier de marbre, des stucs ajourés. Selon la tradition, une fois l’hôtel particulier achevé, la chanteuse remplit la condition et épousa Kalantarov. Les époux eurent six enfants. Le récit familial ajoute qu’un cyprès était planté dans la cour en l’honneur de chaque enfant.
La maison elle-même, le nom de l’architecte, l’année de construction et le nom de famille du propriétaire sont solidement confirmés. La condition de mariage, le mariage et les arbres de la famille restent une tradition. Même le prénom du maître de maison est transmis différemment selon les sources : Mikhaïl, Mkrtitch ou seulement une initiale. En revanche, le destin du bâtiment est connu avec plus de précision. Après l’instauration du régime soviétique, les Kalantarov quittèrent le pays et leur hôtel particulier fut transformé en maison communautaire.
Il demeure aujourd’hui encore habité. Derrière les arcs théâtraux se trouvent des appartements, et les deux entrées d’apparat servent aux résidents, non au public. Le nom urbain a conservé le nom de famille de l’homme qui a payé la maison ; même la légende n’a pas retenu le nom de la femme pour laquelle, peut-être, tout a commencé.
Sur place
Point urbain de l’itinéraire ; l’accès aux entrées privées, aux musées et aux cours varie, vérifiez donc les règles sur place et n’entrez pas dans les espaces résidentiels sans invitation.
Vérifié : date non indiquée. Vérifiez la source officielle avant votre visite.C’est une maison habitée, et les légendes ne donnent pas le droit d’y entrer. Si l’entrée d’apparat est inaccessible, comparez les faces extérieures du bâtiment et n’essayez pas d’entrer dans la cour à la suite des résidents.
