Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- La pelouse rectangulaire
- Les rangées d’arbres
- Le Milchhüsli
- Le kiosque temporaire
L’histoire du lieu
La Josefwiese a conservé la forme d’un parc populaire : une pelouse rectangulaire pour les jeux et le repos est bordée de rangées d’arbres. Elle fut aménagée sur le dernier grand terrain libre du quartier industriel, et un pavillon avec des vestiaires, des toilettes et un comptoir de boissons sans alcool fut installé à côté. Pour la vente de lait, le pavillon reçut le surnom de Milchhüsli. Aujourd’hui, la pelouse reste ouverte et un kiosque temporaire fonctionne à côté du pavillon fermé.
Au milieu des années mille neuf cent quatre-vingt-dix, des parents des maisons voisines demandèrent à la ville de leur céder un pavillon vacant sur la Josefwiese. Ils voulaient y installer une « table de midi », un lieu où les enfants pourraient manger et passer une partie de la journée près de chez eux. Après avoir essuyé un refus, les parents se procurèrent une roulotte de chantier, la posèrent directement sur la pelouse et commencèrent à y nourrir les enfants.
La pelouse n’avait pas été choisie pour la commodité de son adresse. Dans le quartier industriel, c’était le dernier grand terrain non bâti. L’inspecteur municipal des jardins Rothpletz y conçut un parc populaire : une grande aire rectangulaire pour les jeux, le sport et le repos, entourée de rangées d’arbres. Le parc ouvrit en mille neuf cent vingt-quatre et, deux ans plus tard, on y ajouta un pavillon avec des vestiaires, des toilettes et un comptoir de boissons sans alcool. Pour la vente de lait, le pavillon reçut le surnom de Milchhüsli.
Le nom Josefwiese signifie « pré de Josef », mais il ne renvoie pas à un saint. Le parc a hérité du nom de la Josefstrasse voisine. En mille huit cent soixante-dix-sept et mille huit cent soixante-dix-huit, le maître plâtrier Josef Blickle céda gratuitement à la commune le terrain destiné à cette rue, puis y construisit plusieurs des premières maisons. Il gagnait sa vie dans la construction et investit dans la croissance rapide de la banlieue, mais fit faillite en mille huit cent quatre-vingt-quatre. La rue reçut son prénom de son vivant — seulement son prénom, sans son nom de famille — et celui-ci passa ensuite à la pelouse.
Pour les parents des années mille neuf cent quatre-vingt-dix, le Milchhüsli était le seul local prêt à l’emploi au milieu de l’aire de jeux. Les familles tentaient alors de quitter le quartier, et la ville donnait aux enfants des billets de tramway pour qu’ils passent leur temps libre dans d’autres quartiers. Après la fermeture du Platzspitz, parc où la drogue était vendue et consommée ouvertement, les services municipaux craignaient que ce milieu ne se déplace ici. La roulotte de chantier laissée sans surveillance semblait représenter un risque supplémentaire.
Les parents n’ont pas supprimé la table de midi. La ville finit par accepter de céder le Milchhüsli à leur association, à condition que celle-ci l’utilise en permanence et y organise des rencontres. Depuis mille neuf cent quatre-vingt-seize, le Verein Josefwiese tenait dans le pavillon un bistrot sans obligation de commande et organisait des activités, des fêtes et des échanges d’objets pour les habitants du quartier.
En juin deux mille vingt-cinq, le Milchhüsli fut gravement endommagé par un incendie. Le parc lui-même resta ouvert, et l’association réintégra un local temporaire tout en poursuivant ses ventes près du viaduc. La roulotte de chantier des parents a disparu depuis longtemps ; l’ancien pavillon fermé et le kiosque temporaire reprennent la solution à l’origine de la vie actuelle de la Josefwiese.
Sur place
Parc public ; certaines installations, le kiosque, les jeux d’eau et les zones de grillades dépendent de la saison et des règles municipales.
Vérifié : 26 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.C’est une pelouse de quartier vivante, et non un mémorial silencieux : partagez l’espace avec les enfants qui jouent, les sportifs et les groupes d’habitants.
