Étape 4 sur 8

Im Viadukt

Im Viadukt / Markthalle

Les arches montreront comment, après une rénovation coûteuse, préserver une place pour de petits ateliers, le commerce et les organisations du quartier.

15 min
Arches commerçantes sous un viaduc ferroviaire en pierre, avec des vitrines
Fred Romero · CC BY 2.0; cropped/resized for app
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0 sur 8 terminé

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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Arches de pierre
  • Locaux insérés
  • Maçonnerie apparente
  • Vides au-dessus des toits des locaux

L’histoire du lieu

Taille du texte

Au-dessus de votre tête s’étend un viaduc ferroviaire encore en service : ses arches de granit soutiennent la ligne qui passait autrefois sur un remblai. En mille huit cent quatre-vingt-quatorze, jusqu’à deux cents tailleurs de pierre travaillèrent sous les nouvelles travées, puis de petits artisans et commerçants s’installèrent dans des locaux humides et presque dépourvus d’équipement. On y réparait des automobiles, vendait des produits alimentaires, des fruits et des cacahuètes grillées : on travaillait près de ceux qui habitaient le quartier. L’ancienne ligne du viaduc voisin est désormais empruntée à pied et à vélo, tandis qu’une halle de marché se tient entre les deux ouvrages.

Le nom « Im Viadukt » se traduit littéralement par « dans le viaduc ». Des magasins, ateliers, cafés et un marché couvert occupent les arches de pierre elles-mêmes, tandis que le chemin de fer continue de passer au-dessus.

Cette cohabitation a commencé bien avant les vitrines actuelles. Lorsque, en mille huit cent quatre-vingt-quatorze, le remblai ferroviaire fut remplacé par des viaducs, jusqu’à deux cents tailleurs de pierre travaillèrent sous les nouvelles travées. Le tailleur de granit Stacchi gagnait ici sa vie en travaillant la pierre ; plus tard, on vendait des fruits du Sud et faisait griller des cacahuètes dans les arches, le mécanicien automobile Dittgen réparait des voitures et Calleri vendait des produits italiens. Les locaux bon marché étaient humides et presque dépourvus d’équipement, mais ils permettaient aux artisans et aux petits commerçants de rester près de leurs clients.

En deux mille trois, les chemins de fer durent réparer une maçonnerie vieille d’un siècle. Toutes les annexes durent être démontées et les locataires partirent. La cohabitation qui s’était formée se désagrégea. Après les travaux, les arches exigeaient un réaménagement coûteux : un bail commercial ordinaire ne promettait pas à un investisseur le profit habituel, et personne ne voulut prendre en charge l’ensemble du complexe.

La direction d’une fondation municipale à but non lucratif chargée de préserver des logements et des locaux de travail abordables prit alors en charge à la fois les travaux et la future location des arches. Pour la fondation, ce fut le plus grand projet de toute son histoire ; le réaménagement coûta environ trente-huit millions de francs suisses. Ses collaborateurs renoncèrent délibérément à transformer le viaduc en galerie commerciale haut de gamme ou en rangée continue d’établissements nocturnes. Ils voulaient des locaux que de petits ateliers, des vendeurs de nourriture, des ateliers de couture et des organisations du quartier puissent de nouveau payer.

Les architectes Matthias Müller et Daniel Niggli devaient loger ce programme dans une structure ferroviaire protégée. Ils assemblèrent de simples locaux insérés, laissèrent la maçonnerie brute de pierre apparente à l’intérieur et permirent aux locataires de choisir eux-mêmes une partie de l’aménagement intérieur. Les nouveaux volumes n’atteignent pas le sommet des arches : un vide demeure au-dessus de leurs toits, si bien que les anciennes travées se lisent entièrement, même à l’intérieur des magasins.

En deux mille dix, les locataires occupèrent cinquante-trois arches. Elles accueillirent des espaces commerciaux, des restaurants, des ateliers, des ateliers de couture, un centre pour enfants et des salles culturelles ; à l’endroit où deux viaducs se séparent, un espace de marché sur deux niveaux ouvrit pour environ quinze vendeurs de produits alimentaires. Un viaduc porte encore les trains, l’ancienne ligne du viaduc du Letten voisin sert désormais aux piétons et aux cyclistes, et une halle de marché se trouve entre les deux.

Sur place

Temps sur place15 min
Point suivantMaag-Areal
Entréeà vérifier sur place

Lun-Sam 09:00-20:00, Dim fermé pour les principaux magasins/Markthalle ; les horaires de certains établissements peuvent varier.

Vérifié : 26 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Vous pouvez vous promener librement dans les passages publics, mais les magasins et le marché ouvrent selon leurs propres horaires ; ne vous rendez pas sur les voies pour prendre une photo.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Repassez sous Hardbrücke en direction des anciens ateliers de Maag.

Étape 4 sur 8Ensuite : Maag-Areal

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Zurich-Ouest après les usines » — 8 étapes, environ 3,6 km, 2 h.

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