Étape 2 sur 9

Marché de Beringharjo

Pasar Beringharjo

Le commerce quotidien montrera comment on pouvait relier discrètement la ville aux détachements des environs.

30 min
La façade principale du marché de Beringharjo.
Sam Hidayat · CC BY-SA 4.0; cropped/resized for app; ShareAlike applies
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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • L’entrée ouest en béton
  • Les rangées de batik
  • Les étals de légumes
  • Les paniers des porteuses

L’histoire du lieu

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La place commerciale a grandi avec la nouvelle capitale : d’abord, les transactions se concluaient directement à ciel ouvert, puis des abris en bois furent installés au-dessus d’un sol en terre battue. Le vieux bâtiment provisoire fut remplacé par des pavillons en béton, avec lesquels le nom actuel s’imposa ; sa première partie conserve le souvenir du bosquet de banians qui poussait autrefois sur ce terrain. Il en reste aussi le nom de la rue Pabringan, au sud. Au-delà de l’entrée ouest en béton, les boutiques de batik s’étirent toujours, tandis que, dans une autre partie du bâtiment, on décharge des produits venus des environs.

Chaque jour, des commerçantes de Kulon Progo, de Bantul et de Gunung Kidul venaient ici. Elles portaient sur le dos des paniers de légumes et d’autres marchandises : leurs gains nourrissaient leurs familles. Pendant l’occupation japonaise, ce chemin habituel vers le marché reçut une autre fonction.

Les groupes clandestins de la ville avaient besoin de communiquer avec les détachements de Godean, d’Imogiri et de Wiyoro. Un homme portant un billet ou un sac de provisions pouvait éveiller les soupçons d’une patrouille. Une femme qui allait à Beringharjo vendre des légumes avait le même aspect que la veille et que des centaines d’autres commerçantes.

Elles entraient au marché avec des messages provenant des faubourgs. Là, les billets étaient remis aux agents de liaison de la clandestinité urbaine et, pour le trajet de retour, les femmes emportaient les réponses. Des vêtements, du sucre, du thé et de l’argent étaient rangés avec les marchandises. Le panier restait leur gagne-pain et dissimulait en même temps cette activité, pour laquelle elles risquaient une sévère punition si elles étaient découvertes.

Ainsi, les messages circulaient entre la ville et les détachements, et les provisions parvenaient aux personnes situées au-delà de la ville. Après le départ des Japonais, les femmes poursuivirent ce travail durant la guerre d’indépendance, lorsque la jeune République d’Indonésie résistait au retour des Pays-Bas. L’itinéraire commercial se révéla être une ligne de communication toute prête : il n’avait pas fallu la créer, car le marché rassemblait déjà chaque jour des habitants de la ville et des villages environnants.

Le fonctionnement quotidien distinguait Beringharjo de nombreux marchés javanais, qui n’ouvraient que certains jours du cycle local de cinq jours. Il naquit sous le premier sultan Hamengkubuwono, lorsque la nouvelle capitale, après la fondation de Yogyakarta, eut besoin d’un marché principal. Son ancien nom était Pasar Gede, le Grand Marché. On commença par commercer sur un espace à ciel ouvert, puis des abris en bois au sol en terre battue apparurent.

Sous le sultan Hamengkubuwono VIII, les anciens abris furent remplacés par des pavillons permanents en béton. Le marché reçut alors son nom javanais actuel. « Bering » rappelle le bosquet de banians qui occupait autrefois ce terrain, et « harjo » signifie prospérité et tranquillité. Même la rue Pabringan, sur le côté sud du marché, conserve dans son nom le souvenir des banians qui ne sont plus là.

Derrière l’entrée ouest en béton, on vend toujours des tissus et du batik, tandis que, dans la partie est, on réceptionne des légumes et d’autres produits des environs. La majorité des commerçants sont des femmes. À proximité travaillent des embok-gendong, des porteuses qui transportent sur leur dos les achats et les ballots ; beaucoup viennent de Kulon Progo. Le caractère ordinaire de ce travail permettait autrefois aux billets, à l’argent, au sucre et au thé de passer par Beringharjo sans être remarqués.

Sur place

Temps sur place30 min
Point suivantfort Vredeburg
Entréeaccès libre

Tous les jours, environ 08:00–17:00 ; certaines sections et certains vendeurs suivent leur propre horaire.

Vérifié : 24 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

C’est un marché en activité, et non une salle d’exposition : ne bloquez pas les passages et demandez aux vendeurs avant de les photographier. Pour l’itinéraire, il suffit de parcourir plusieurs rangées différentes, sans chercher à explorer tout le complexe.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Descendez le long de la façade ouest du marché et rejoignez les douves de la forteresse.

Étape 2 sur 9Ensuite : fort Vredeburg

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Yogyakarta sultanienne et ville coloniale » — 9 étapes, 4,2 km, 4,5–5,5 h.

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