Étape 3 sur 9

fort Vredeburg

Museum Benteng Vredeburg Yogyakarta

Ici, la protection promise du palais se transformera en moyen de pression sur le sultan.

20 min à l’extérieur ; 60 min avec le musée
Zone d’entrée du musée du fort Vredeburg.
Sekar Jarwo Soekarno · CC BY 4.0; cropped/resized for app
123456789

0 sur 9 terminé

Audioguide · voix enregistréeÉcouter l’histoire du lieu

Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Le périmètre carré
  • Quatre bastions d’angle
  • Le fossé
  • Le mur sud

L’histoire du lieu

Taille du texte

Le fort Vredeburg fut édifié sur les terres du sultan, payé par son trésor et construit par les hommes qu’il était tenu de fournir. La garnison, elle, obéissait à la Compagnie néerlandaise des Indes orientales.

Le sultan Hamengkubuwono I, fondateur de Yogyakarta, venait tout juste d’obtenir son propre État. Avant de monter sur le trône, il avait combattu la Compagnie et, en mille sept cent cinquante-cinq, il signa le traité de Giyanti : l’ancien royaume javanais de Mataram fut divisé, et il fut reconnu comme souverain de l’une de ses parties. Le même traité obligeait le nouveau sultan à autoriser un fort étranger dans sa capitale.

Cornelis Donkel, premier résident néerlandais à la cour, c’est-à-dire représentant de la Compagnie à Yogyakarta, cherchait à obtenir un emplacement près du palais. On expliqua au sultan que les soldats le protégeraient, lui et le Kraton de Yogyakarta. Ils furent installés à quelques centaines de mètres de la résidence du sultan : d’ici, on pouvait surveiller la route qui menait au palais et, au besoin, ouvrir le feu sur le palais.

Hamengkubuwono I ne pouvait pas refuser le traité : la reconnaissance de son titre et de ses frontières provenait de cette même Compagnie. Le sultan et son fils héritier firent alors traîner la construction. Les ouvriers et les matériaux furent d’abord envoyés au Kraton de Yogyakarta, aux remparts de la ville et à Taman Sari. Le premier fort resta un carré de terre avec des soutiens en troncs de palmier, des constructions en bambou et des toits de chaume. Les fonctionnaires néerlandais exigeaient que les travaux accélèrent et prêtaient au sultan de l’argent pour la pierre et la brique, mais les fortifications permanentes ne furent achevées que vers mille sept cent quatre-vingt-dix, trois décennies après le début des travaux.

Le fils qui avait participé à ce retard devint plus tard le sultan Hamengkubuwono II. En mille huit cent douze, Java était déjà gouvernée par les Britanniques. Le sultan s’opposait aux nouvelles règles relatives à la disposition des terres et aux revenus, et il rassemblait ouvertement des troupes. Le gouverneur britannique Thomas Stamford Raffles exigeait son obéissance et considérait les préparatifs du sultan comme une menace. Les négociations se terminèrent sans accord.

Raffles rassembla dans ce fort des soldats européens, des cipayes — des militaires indiens au service des Britanniques — et une légion javanaise alliée. À l’aube du vingt juin, l’artillerie anglaise frappa d’ici, à travers Alun-Alun Utara, les portes principales du Kraton de Yogyakarta. Puis l’infanterie se dirigea contre les remparts. Le dépôt de poudre du palais explosa et, vers huit heures du matin, la défense fut brisée.

Hamengkubuwono II se rendit. Il fut conduit dans ce fort même que son père et lui avaient tenté pendant tant d’années d’achever aussi lentement que possible. D’ici, le sultan captif fut envoyé d’abord à Batavia, l’actuelle Jakarta, puis en exil sur l’île de Penang. Les Britanniques réduisirent l’armée du sultan, lui prirent une partie de ses terres et s’emparèrent de l’administration des taxes de marché et de route dont vivait la cour.

« Vredeburg » signifie en néerlandais « forteresse de la paix » : c’est ainsi que l’administration coloniale désignait ses relations avec le Kraton de Yogyakarta. Aujourd’hui, un musée de l’histoire de la lutte nationale occupe les anciennes casernes. Le périmètre carré, les quatre bastions d’angle et le fossé ont été conservés, et derrière le mur sud se trouve le même court chemin qui traverse Alun-Alun Utara et que, le matin du vingt juin mille huit cent douze, les canons anglais barraient.

Sur place

Temps sur place20 min à l’extérieur ; 60 min avec le musée
Point suivantAlun-Alun Utara
Entréeextérieur ; musée avec billet

Mardi–jeudi 08:00–20:00 ; vendredi–dimanche 08:00–21:00 ; fermé le lundi.

Vérifié : 24 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Le conflit principal du lieu se comprend aussi de l’extérieur. Prévoyez la visite de l’exposition du musée comme une partie distincte de la promenade et vérifiez à l’avance les conditions d’entrée en vigueur.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Continuez vers le sud jusqu’à ce que les murs du fort cèdent la place à une place d’armes ouverte.

Étape 3 sur 9Ensuite : Alun-Alun Utara

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Yogyakarta sultanienne et ville coloniale » — 9 étapes, 4,2 km, 4,5–5,5 h.

Sans App Store ni Google Play

Installer Guide On Map comme application

Une icône apparaîtra sur l’écran d’accueil et le site s’ouvrira sans l’interface du navigateur.

Android · Chrome
  1. Si « Installer maintenant » apparaît, touchez-le puis confirmez.
  2. Sinon : menu ⋮ → « Installer l’application ».
iPhone · Safari
  1. Touchez le bouton « Partager » en bas de Safari.
  2. Choisissez « Sur l’écran d’accueil », puis « Ajouter ».
Icône sur l’écranMode plein écranItinéraires hors ligneProgression de la promenade