Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- Les escaliers extérieurs
- Les terrasses ouvertes
- Les fontaines et les jardins
- Le « Chat noir » de Fernando Botero
L’histoire du lieu
En deux mille deux, Gerard Cafesjian, éditeur américain d’origine arménienne et collectionneur, s’est chargé de la Cascade d’Erevan inachevée. La fondation qu’il avait créée reçut le complexe lui-même et les terrains voisins, à condition de restaurer l’ouvrage, d’y ouvrir un musée et d’y installer la collection de Cafesjian.
Il gagna l’argent nécessaire à ce projet loin d’Erevan. Cafesjian naquit à Brooklyn dans une famille d’émigrés arméniens, servit dans la marine, obtint une formation juridique après la guerre, puis se lança dans l’édition de répertoires destinés aux juristes. Chez West Publishing, il participa à la création d’un système informatique de recherche de décisions judiciaires. Après la vente de l’entreprise en mille neuf cent quatre-vingt-seize, Cafesjian fit fortune et décida de transporter en Arménie — le pays de ses parents — les œuvres d’art qu’il avait rassemblées.
À cette époque, l’escalier était inachevé depuis plus de dix ans. Dès les années vingt, l’architecte Alexander Tamanyan avait imaginé une descente depuis le plateau nord vers le centre, à travers des jardins et des cascades d’eau disposés les uns sous les autres. C’est de cette succession de degrés et d’eau que vient le nom de « Cascade ». À la fin des années soixante-dix, l’architecte en chef d’Erevan, Jim Torosyan, et ses collègues transformèrent cette ancienne idée en projet d’un immense escalier extérieur. À l’intérieur, ils prévoyaient des escalators, des cours et des salles d’exposition. Après le tremblement de terre de mille neuf cent quatre-vingt-huit et la disparition de l’URSS, les travaux furent arrêtés.
Ce sont précisément les salles intérieures qui expliquent pourquoi Cafesjian choisit cet ouvrage pour sa collection. Le musée pouvait traverser tout l’escalier : le visiteur monte par les escalators, et des galeries s’ouvrent de chaque côté ; à l’extérieur, leurs toits deviennent des terrasses, des fontaines et des jardins.
La première œuvre que Cafesjian apporta ici en deux mille deux fut le « Chat noir » en bronze du sculpteur colombien Fernando Botero. Puis, pendant sept ans, on répara les escaliers, les salles et le parc. En novembre deux mille neuf, Cafesjian assista à l’ouverture du Centre d’art Cafesjian, avec un jardin de sculptures et dix galeries.
Il ne put pas construire le musée supérieur qui devait achever l’ascension. Cafesjian comptait lui attribuer environ trente millions de dollars, mais le projet élaboré nécessita plus de cent millions. Après la crise financière mondiale, les travaux furent arrêtés. Les parties basse et centrale eurent le temps d’ouvrir, la collection reçut un lieu permanent, et le centre lui-même prit le nom de l’homme qui l’y avait apportée.
Le « Chat noir » de Botero se tient toujours au pied de l’escalier — là où, en deux mille deux, fut livrée la première œuvre destinée à un musée qui n’existait pas encore.
Sur place
Les marches extérieures et le parc — selon l’accès effectif ; la Galerie des escalators tous les jours 08:00–20:00. Les zones supérieures peuvent changer en raison du projet d’achèvement.
Vérifié : 24 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.Il n’est pas nécessaire de parcourir toutes les marches d’affilée : choisissez les terrasses accessibles ou la montée intérieure, et vérifiez les fermetures effectives.
