Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- Les murs de verre de la maison des waka
- Les waka derrière le verre
- La sortie vers la lagune
L’histoire du lieu
Derrière les murs de verre, près de la lagune, se trouvent des waka régulièrement mises à l’eau pour des cérémonies et des promenades ; dans les espaces voisins, on organise des réunions, des accueils traditionnels et des visites culturelles. La maison des waka fut construite sur un terrain gagné sur la mer, près de l’ancien rivage et du village Māori de Te Aro Pā. Les Taranaki Whānui y vivaient : ils avaient migré de Taranaki à Wellington durant les premières décennies du dix-neuvième siècle, puis leur présence permanente près de l’eau disparut. Leurs descendants demandaient le retour sur le front de mer d’une maison des waka en activité, et non d’un simple signe commémoratif.
À l’aube du six février deux mille onze, on inaugurait ici une maison pour une pirogue qui ne s’y trouvait pas. Deux waka, acheminées en urgence depuis la baie de l’Abondance, furent installées dans la salle basse. Elles remplaçaient Te Raukura, la grande pirogue sculptée pour laquelle on avait conçu une réserve vitrée au bord même de l’eau.
Le conseil municipal avait commandé Te Raukura pour le cent cinquantième anniversaire de la signature du traité de Waitangi. Le maître sculpteur Rangi Hetet et six assistants la construisirent à Waiwhetū, une colonie de Te Āti Awa dans la vallée du Hutt. À la fin de mille neuf cent quatre-vingt-neuf, la pirogue fut mise à l’eau depuis la plage de Petone. Elle participa à des cérémonies, mais l’eau endommagea ensuite sa coque. Le conseil confia la waka à Waiwhetū pour sa restauration et sa conservation.
Là-bas, elle fut réparée, mise à l’eau et entretenue pendant des années. Lorsque la nouvelle maison des waka du front de mer de Wellington fut achevée, le conseil exigea le retour de la waka qu’il avait payée. Un groupe de Te Āti Awa dirigé par Kara Puketapu refusa de la rendre sans garanties sur la manière dont la pirogue serait conservée et utilisée. Pour eux, il s’agissait d’un objet avec lequel la communauté travaillait depuis sa création ; pour le conseil, de la pièce maîtresse d’un bâtiment déjà achevé. Le différend arriva devant les tribunaux.
L’inauguration ne fut pas annulée. Deux waka invitées prirent la place de Te Raukura, une cérémonie à l’aube eut lieu et son nom fut apposé sur le bâtiment. Quelques mois plus tard, les parties conclurent un accord : la communauté de Waiwhetū versa cent cinquante mille dollars néo-zélandais au conseil et garda la pirogue chez elle.
De nouvelles waka occupèrent la place vide dans la salle. Le maître Hekenukumai Busby dirigea leur construction en bois ancien de kauri provenant des marais, et Takirirangi Smith dirigea la sculpture. Te Hononga arriva la première : une pirogue de transport et de pêche que les hommes comme les femmes peuvent pagayer. Puis on amena la waka taua cérémonielle Te Rerenga Kōtare. Toutes deux furent placées derrière des murs de verre, mais elles ne sont pas devenues des objets de musée immobiles : on les met à l’eau dans la lagune pour des cérémonies et des promenades. Plus tard, la flotte locale atteignit quatre pirogues. Dans d’autres espaces, on organise des réunions, des accueils traditionnels et des visites culturelles.
Le lieu fut choisi pour ce lien direct avec l’eau et avec l’ancien rivage. Le bâtiment lui-même se tient sur des terres gagnées sur la mer, mais avant l’extension du front de mer, le village de Te Aro Pā, tourné vers le port, se trouvait à proximité. Les Taranaki Whānui y vivaient : ils descendent de plusieurs peuples qui migrèrent de Taranaki à Wellington dans les années mille huit cent vingt et mille huit cent trente. Dans les années mille neuf cent quatre-vingt, leur présence permanente près de l’eau avait disparu. Leurs descendants demandaient que le front de mer retrouve une maison des waka Māori en activité, et non un simple signe commémoratif.
La pirogue et le bâtiment portent un nom dont le sens existait bien avant eux. Te Raukura est une plume blanche d’albatros, emblème de la communauté de Parihaka à Taranaki. Ses chefs, Te Whiti o Rongomai et Tohu Kākahi, tentaient d’arrêter le partage et le peuplement des terres confisquées. À partir de mille huit cent soixante-dix-neuf, leurs partisans labouraient les parcelles occupées par les colons et reconstruisaient des clôtures en travers des routes tracées à travers leurs champs. Te Whiti et Tohu exigeaient qu’on se passe d’armes. Les laboureurs et les constructeurs de clôtures arrêtés étaient remplacés par de nouveaux.
Plus de quatre cents participants à la campagne furent emprisonnés sans procès. En novembre mille huit cent quatre-vingt-un, environ mille cinq cents soldats et volontaires entrèrent dans Parihaka. Les habitants furent dispersés, les maisons et les cultures détruites, et Te Whiti ainsi que Tohu envoyés en détention. Au début de mille huit cent quatre-vingt-trois, ils revinrent et restaurèrent le village avec les habitants survivants. La plume blanche resta le signe de leur refus d’une réponse armée ; les descendants de Taranaki la portent encore aujourd’hui.
Au-dessus de l’entrée, le nom Te Raukura est resté, tandis que d’autres waka en activité se tiennent derrière le verre. La pirogue originale, pour laquelle cette salle avait été conçue, n’y a donc jamais été transférée.
Sur place
Cet arrêt extérieur est accessible dans le cadre de la promenade du front de mer. Les espaces intérieurs, les visites, le café et les événements dépendent des horaires et des réservations.
Vérifié : 30 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.C’est un espace culturel vivant, non un décor de musée. Observez depuis les zones publiques accessibles, ne gênez pas les événements et n’entrez pas sans invitation explicite ou accès ouvert.
