Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- L’enveloppe de bois de la salle d’exposition
- Les vitrines en verre contenant les documents
- Le long rouleau de la pétition
- Les signatures et les marques personnelles
L’histoire du lieu
Lorsque l’ancienne salle des Archives nationales de Nouvelle-Zélande voisines ne suffisait plus pour la conservation, la Bibliothèque nationale de Nouvelle-Zélande aménagea une salle distincte pour trois manuscrits. La Déclaration d’indépendance, le traité de Waitangi et la Pétition pour le droit de vote des femmes de 1893 y sont exposés, bien que l’archiviste en chef reste responsable des originaux. À l’extérieur, la salle est recouverte de bois de rimu, recueilli après le cyclone dans le parc national de Kahurangi ; ses contours rappellent un coffret maori pour objets précieux. Sous verre reposent des feuilles portant signatures et marques personnelles, et parmi elles s’étire le rouleau de la pétition féminine, composé de centaines de pages assemblées.
En août deux mille seize, le titre de la future exposition fut dévoilé ici par deux écoliers. Ella Thorpe travaillait avec les archivistes : pour un guide interactif, elle recherchait des informations sur les femmes qui avaient signé la Pétition pour le droit de vote des femmes de 1893. Te Haupuru Makoare descendait de personnes dont les signatures figuraient sous la Déclaration d’indépendance des Tribus unies de Nouvelle-Zélande et le traité de Waitangi. Les adultes confièrent le dévoilement de l’emblème à ceux qui étaient déjà liés aux trois documents, par la recherche et la parenté.
L’exposition fut appelée « He Tohu », c’est-à-dire « signes ». Il s’agit des signatures, des noms et des marques personnelles. Certains chefs maoris n’écrivaient pas leur nom en lettres latines et laissaient leur propre signe. Pour les créateurs de l’exposition, il importait de montrer non des papiers officiels abstraits, mais les traces de personnes précises qui avaient accepté de soutenir ce qui était écrit.
Le premier document est la Déclaration d’indépendance des Tribus unies de Nouvelle-Zélande de mille huit cent trente-cinq. Le deuxième est le traité de Waitangi de mille huit cent quarante, conclu entre la Couronne britannique et les chefs maoris. Le troisième est la Pétition pour le droit de vote des femmes de 1893, par laquelle les femmes réclamèrent le droit de vote. Le rouleau principal de la pétition fut assemblé à partir de plus de cinq cents feuilles collées. Il mesure environ deux cent soixante-quatorze mètres et pèse plus de sept kilogrammes.
Auparavant, les originaux étaient exposés dans la Constitution Room du bâtiment voisin des Archives nationales de Nouvelle-Zélande. Avec le temps, les archivistes estimèrent que cette salle n’assurait plus la conservation nécessaire ni un accès commode. Déplacer du vieux papier sur deux cents mètres se révéla une opération distincte. Le traité de Waitangi avait auparavant survécu à un incendie, à l’humidité et aux rats ; la longue pétition avait été divisée en parties pour sa restauration et sa numérisation. Avant l’ouverture de He Tohu, les restaurateurs la réunirent de nouveau en un seul rouleau. Leur métier consistait à travailler sur des originaux fragiles et, ici, toute erreur serait restée sur un document impossible à remplacer.
Avant l’aube du vingt-deux avril deux mille dix-sept, les employés des archives sortirent des caisses spéciales. La procession était menée par des représentants des Ngāpuhi, le peuple auquel appartenaient de nombreux signataires de la Déclaration et du traité. Avec eux marchaient des représentants d’autres communautés maories, d’organisations de femmes, d’églises, de l’armée et d’institutions publiques. Après une prière-karakia, les documents furent apportés dans la bibliothèque et placés dans la salle préparée.
Son enveloppe de bois rappelle un waka huia, un coffret pour objets précieux. Les architectes l’ont revêtue de bois de rimu : ces arbres avaient été abattus par le cyclone Ita dans le parc national de Kahurangi. À l’intérieur, l’éclairage, la température et l’humidité sont régulés séparément. La bibliothèque accueille les visiteurs, mais les documents n’ont pas intégré ses collections : l’archiviste en chef en reste responsable. Sous verre se trouvent les feuilles mêmes portant les signatures et les signes, pour lesquelles la procession d’avant l’aube est venue ici.
Sur place
He Tohu est gratuite ; la Bibliothèque nationale de Nouvelle-Zélande indique les horaires 9:00–17:00 Monday-Friday et 9:00–13:00 Saturday, avec fermetures les dimanches/jours fériés et modifications possibles.
Vérifié : 27 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.Prévoyez un temps à part pour une visite attentive. Respectez les règles de l’exposition et ne comptez pas pouvoir examiner commodément les documents en quelques minutes.
