Étape 4 sur 7

Freedom Plaza

Freedom Plaza

Ici, on comprendra pourquoi le texte préparé ne pouvait contenir la partie la plus mémorable du discours.

10 min
Une vaste place pavée de granit, avec une carte incrustée de Washington et des bâtiments le long de ses bords.
National Park Service · Public Domain (US Government work); cropped/resized for app
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0 sur 7 terminé

Audioguide · voix enregistréeÉcouter l’histoire du lieu

Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Marque de pierre de la capsule
  • Dalles de granit sombre et clair
  • Contours de bâtiments en laiton
  • Carte de Washington en granit

L’histoire du lieu

Taille du texte

Les dalles de granit clair et sombre sous vos pieds forment un immense fragment du plan de la ville, dressé par Pierre L'Enfant en mille sept cent quatre-vingt-onze. Entre elles, les contours de la Maison-Blanche et du Capitole des États-Unis sont tracés en laiton ; tout le dessin est intégré directement au pavage. Le nom de la place est lié à la lutte pour les droits civiques, et le Willard Hotel se trouve à son bord nord-ouest.

En janvier mille neuf cent quatre-vingt-huit, cet emplacement s’appelait encore Western Plaza. On y amena une grue et l’on descendit sous les dalles de pierre une capsule en aluminium pesant près d’un quart de tonne. Il fut ordonné de l’ouvrir cent ans plus tard. Coretta Scott King, veuve du militant des droits civiques assassiné Martin Luther King Jr., assista à sa descente. Leur fils Dexter et la sœur de King, Christine, se tenaient à ses côtés.

King lui-même ne prit pas la parole ici : l’actuelle place n’existait pas de son vivant. La raison du choix de cet endroit se trouve à son angle nord-ouest : le Willard Hotel.

Le soir du vingt-sept août mille neuf cent soixante-trois, King y réunit ses conseillers. Ce pasteur baptiste de trente-quatre ans et dirigeant du mouvement contre la ségrégation raciale devait conclure le lendemain la Marche sur Washington pour l'emploi et la liberté. Un quart de million de participants l’attendaient ; les trois réseaux de télévision nationaux préparaient une retransmission en direct. Les organisateurs réclamaient une loi fédérale qui interdirait la ségrégation et la discrimination.

Les conseillers proposaient différents discours. L’avocat et rédacteur Clarence Jones apporta une comparaison avec un chèque impayé : les droits étaient promis par la Constitution des États-Unis, mais les citoyens noirs ne pouvaient toujours pas obtenir ce qui leur était dû. Wyatt Walker, chef d’état-major de King, demanda d’abandonner les mots sur le rêve : le pasteur les avait déjà employés dans des discours précédents, et Walker estimait que cette formule était épuisée.

King quitta le hall de l’hôtel pour sa chambre et travailla jusqu’à trois heures et demie du matin. Dans le texte dactylographié pour la presse, il n’y avait pas le refrain « J’ai un rêve ». Le lendemain, au Lincoln Memorial, King s’en tint d’abord au manuscrit, puis le posa et revint aux images que Walker lui conseillait d’écarter. C’est précisément cette partie du discours dont on se souvint le mieux.

La marche fut l’un des événements qui accentuèrent la pression en faveur d’une nouvelle loi. En juillet mille neuf cent soixante-quatre, le Congrès des États-Unis adopta le Civil Rights Act de 1964 : la ségrégation dans les lieux publics et la discrimination à l’embauche furent déclarées illégales.

Un quart de siècle plus tard, une commission fédérale créée pour célébrer l’anniversaire de King décida de laisser sous terre des objets de la propre vie de King. La capsule reçut une Bible, une robe pastorale provenant de l’église baptiste Ebenezer, le brouillon d’un discours pour recevoir le prix Nobel de la paix et des enregistrements audio de discours. Avant son enfouissement, la capsule fut transportée à travers quarante États et cent villes. Les personnes qui le souhaitaient payaient un dollar pour que leur nom soit gravé au laser sur une miniature de la Liberty Bell, qui partit elle aussi sous terre.

Trois mois plus tard, le vingt-deux avril mille neuf cent quatre-vingt-huit, Western Plaza fut rebaptisée Freedom Plaza en l’honneur des réalisations de Martin Luther King Jr. L’emplacement de la capsule fut marqué par une inscription dans la pierre. Autour d’elle, le granit sombre et clair forme un immense fragment du plan de Washington dressé par Pierre L'Enfant en mille sept cent quatre-vingt-onze ; des contours en laiton indiquent la Maison-Blanche et le Capitole des États-Unis. Sous ce plan demeurent la Bible, la robe et la voix de King. La capsule doit être remontée le quinze janvier deux mille quatre-vingt-huit.

Sur place

Temps sur place10 min
Point suivantArchives nationales des États-Unis
Entréeaccès libre

Place ouverte ; l’accès change pendant les rassemblements, les festivals, les travaux et les fermetures de sécurité.

Vérifié : 30 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Pour déchiffrer la carte, éloignez-vous de son bord et parcourez le dessin en comparant les lignes avec les rues environnantes. La place est ouverte ; il est donc plus commode d’écouter hors du flux continu des piétons.

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Où aller ensuite ?

Suivez Pennsylvania Avenue, puis contournez le côté ouest des Archives pour gagner l’escalier sud.

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Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Pennsylvania Avenue : scène de la république » — 7 étapes, 2,3 km, 2 heures.

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