Étape 3 sur 7

« Pawiak » : le portail et l’orme en bronze

Muzeum Więzienia Pawiak

Le portail survivant permet de relier une évasion audacieuse du début du siècle à la mémoire familiale de la prison pendant l’occupation.

10 min
Une arche portant l’inscription « PAWIAK » et un arbre en bronze couvert de plaques, devant un bâtiment.
Cor2701 · CC BY 3.0; cropped/resized for app
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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Le pilier de briques du portail
  • Les barbelés
  • L’orme en bronze
  • Les plaques portant des noms

L’histoire du lieu

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Le pilier de briques surmonté de barbelés est une partie survivante du portail de la prison, construite entre les rues Dzielna et Pawia. C’est de la rue Pawia, c’est-à-dire la rue du Paon, que vient le nom usuel « Pawiak ». Derrière ce portail, on détenait des prisonniers de droit commun et des prisonniers politiques, mais l’une des évasions les plus audacieuses d’ici commença lorsque les gardes remirent eux-mêmes les détenus à leurs sauveteurs.

Dans la nuit du vingt-trois au vingt-quatre avril mille neuf cent six, dix militants clandestins accusés d’attentats contre des représentants de l’administration russe risquaient la peine de mort. Leur camarade Jan Gorzechowski, dit Jur, commandant d’un groupe de combat du Parti socialiste polonais, décida de faire sortir les dix en les faisant passer pour un convoi légal.

D’abord, Władysław Hempel, un participant de la clandestinité qui, dans la vie ordinaire, entretenait les téléphones de Varsovie, appela la prison. Il savait imiter les fonctionnaires russes et se fit passer pour le chef de la police municipale. Hempel ordonna de préparer les dix prisonniers : dans un quart d’heure, des gendarmes viendraient soi-disant les chercher pour les emmener à la citadelle de Varsovie, où les condamnations à mort étaient exécutées.

Ensuite, deux voitures hippomobiles arrivèrent au Pawiak. Gorzechowski enfila l’uniforme d’un capitaine de gendarmerie et se présenta comme le baron von Budberg. Il parlait russe avec un accent marqué ; il choisit donc un nom allemand, qui ne devait pas éveiller les soupçons parmi les officiers au service de la Russie. Six de ses camarades jouaient le rôle du convoi. Ils avaient appris les commandements militaires, commandé des uniformes et apporté un faux ordre portant les sceaux de l’administration de la police.

L’officier de garde vérifia le document et ordonna de remettre les détenus. Les militants clandestins déguisés les poussèrent brutalement dans une voiture de prison : les prisonniers ne connaissaient pas encore le plan et pensaient qu’on les emmenait à l’exécution. Les gardes ouvrirent le portail. Une fois loin du Pawiak, les convoyeurs neutralisèrent le cocher, distribuèrent aux libérés des vêtements civils, de l’argent et des passeports. Les dix prirent la fuite ; durant toute l’opération, les sauveteurs n’eurent pas à tirer un seul coup de feu.

Pendant l’occupation allemande, le Pawiak devint la plus grande prison politique de la Gestapo en Pologne occupée. Environ cent mille personnes y passèrent. Environ trente-sept mille furent tuées, moururent après les interrogatoires ou en détention ; environ soixante mille furent envoyées dans des camps. Le vingt et un août mille neuf cent quarante-quatre, des sapeurs allemands firent exploser les bâtiments de la prison. Au-dessus du sol restèrent des parties des murs, le pilier du portail et l’orme qui poussait à côté.

Dès le début de mille neuf cent quarante-cinq, les proches des victimes commencèrent à clouer sur son tronc des plaques artisanales portant des noms. Ainsi, l’arbre vivant devint le premier monument du Pawiak, avant même la création du musée. En mille neuf cent quatre-vingt-quatre, l’orme mourut de maladie. Il fut traité avec des produits de conservation, ses racines furent renforcées de béton armé, et il fut préservé pendant onze années supplémentaires. Ensuite, le tronc fut emmené à Gliwice et une copie en bronze fut coulée d’après sa forme.

Le huit juin deux mille cinq, l’orme en bronze fut installé à côté du pilier survivant du portail. Les plaques retirées de l’ancien arbre furent restaurées et replacées sur la grille qui entoure le tronc. Il n’y a plus d’orme vivant ici ; le bronze en préserve la forme, et les familles continuent d’y ajouter les noms des détenus du Pawiak.

Sur place

Temps sur place10 min
Point suivantmonument aux héros du ghetto
Entréede l’extérieur

Le musée est fermé depuis le 27 février 2026 pour travaux ; le musée indique l’automne 2026 comme échéance indicative de la fin des travaux, mais ce délai peut changer. Les éléments extérieurs sont visibles depuis la rue ; l’accès à l’intérieur du site dépend des travaux.

Vérifié : 30 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Observez les éléments extérieurs depuis la partie accessible du site et ne franchissez pas les clôtures. Vérifiez séparément s’il est possible d’entrer dans le musée.

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Où aller ensuite ?

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Étape 3 sur 7Ensuite : monument aux héros du ghetto

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Muranów : mémoire juive et quartier d'après-guerre » — 7 étapes, environ 2,9 km, 2,5–4 heures.

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