Étape 7 sur 8

place « Tenir jusqu’à la mort ! »

Мамаев курган

La montée fera passer le récit de la défense des maisons de la ville à l’assaut de la cote qui contrôlait les traversées.

25 min
Un large escalier menant au kourgane Mamaïev, avec des personnes sur les marches et une inscription, sans gros plan de la sculpture.
Татьяна Нестерова · CC BY-SA 3.0; cropped/resized for app; ShareAlike applies
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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • sculpture « Tenir jusqu’à la mort ! »
  • Mur-ruine gauche
  • Mur-ruine droit
  • Escalier vers le sommet

L’histoire du lieu

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Le nom de la place garde la mémoire des défenseurs qui tenaient le versant est du kourgane Mamaïev. L’espace lui-même a été construit comme partie du mémorial : une sculpture de combattant se dresse au centre, tandis que des murs, volontairement conçus pour ressembler à des maisons de ville détruites, s’élèvent de part et d’autre. Le sculpteur donna au visage du combattant les traits de Vassili Tchouïkov, qui commandait la soixante-deuxième armée, mais la figure ne représente pas une personne précise. Entre ces murs passe un escalier qui poursuit le chemin sur le kourgane.

En janvier mille neuf cent quarante-trois, le colonel Nikolaï Batiouk, commandant de la deux cent quatre-vingt-quatrième division de fusiliers, devait reprendre aux unités allemandes le sommet du kourgane Mamaïev. Il ne se résolut pas à y envoyer un bataillon dans une attaque générale : sur le versant dégagé, cela aurait signifié perdre des hommes avant même les premières tranchées.

Sur les cartes du front, la cote était indiquée par le nombre cent deux. Il y avait dans la ville des collines plus élevées, mais d’ici on pouvait observer les traversées de la Volga, les usines du nord, le chemin de fer et le port fluvial. Tant que les observateurs allemands restaient au sommet, tout ce qui permettait à la soixante-deuxième armée de tenir se trouvait sous un feu ajusté : les bateaux apportant des renforts, les véhicules transportant des munitions, les brancards avec les blessés. La nourriture et l’équipement étaient acheminés la nuit ; on s’efforçait d’emporter les blessés au même moment.

Depuis la fin septembre, la division de Batiouk tenait le versant est, où cette place fut aménagée plus tard. Les unités allemandes occupaient le sommet et deux énormes réservoirs d’eau transformés en points de tir fortifiés. À la fin novembre, un groupe d’assaut soviétique pénétra dans l’un des réservoirs, mais ne put s’y maintenir. Batiouk reconnaissait qu’après cela, les réservoirs ne le laissaient en paix même dans ses rêves.

Le dix janvier commença l’opération Koltso, la dernière offensive contre l’armée allemande encerclée. Le lendemain, les combattants des mille quarante-troisième et mille quarante-cinquième régiments de fusiliers chassèrent l’ennemi des réservoirs au cours d’un combat à la grenade. Six contre-attaques suivirent dans la journée. Les régiments tinrent bon, mais il restait encore plusieurs tranchées avant le sommet.

Batiouk répartit quarante combattants en blouses de camouflage blanches en petits groupes. Cinq pièces d’artillerie avançaient derrière eux et, suivant des signaux convenus, tiraient à vue directe sur les points de tir. C’est ainsi que le sommet fut reconquis pendant plusieurs jours, tranchée après tranchée, par un froid approchant les moins trente degrés. Parmi les derniers tués figura le lieutenant-chef Jidkikh, commandant du bataillon qui cherchait à atteindre le sommet. L’officier qui le remplaça devint déjà le cinquième commandant de ce bataillon pendant les combats sur le kourgane.

Le seize janvier, on hissa un drapeau rouge au-dessus de la cote. Les observateurs allemands perdirent le sommet, et la division obtint un passage vers le versant ouest. Dix jours plus tard, ses combattants y rencontrèrent les unités de la vingt et unième armée qui avançaient depuis l’ouest. Le groupement allemand encerclé se retrouva divisé en deux parties.

Le nom de la place renvoie aux défenseurs qui tenaient ce versant. La sculpture centrale s’appelle « Tenir jusqu’à la mort ! », et la place elle-même, place « Tenir jusqu’à la mort ! ». Le sculpteur Evgueni Voutchetitch donna au visage du combattant les traits de Vassili Tchouïkov, commandant de la soixante-deuxième armée, qui cherchait à tenir le dernier secteur de la ville près de la Volga. La figure représente toutefois un défenseur de Stalingrad en général, et non le portrait d’un seul commandant d’armée.

Les murs au-dessus de la place ne subsistent pas des combats. Ils furent élevés avec le mémorial et délibérément conçus pour ressembler à des bâtiments de ville détruits. Le mur de gauche est consacré à la défense et aux mots « Pas un pas en arrière ! », celui de droite à l’offensive et aux mots « Seulement en avant ! ». Les véritables réservoirs d’eau pour lesquels se battirent les régiments de Batiouk ont disparu. Désormais, l’escalier entre les ruines construites mène du versant est tenu par les défenseurs vers l’endroit où les quarante combattants reconquirent le sommet.

Sur place

Temps sur place25 min
Point suivantkourgane Mamaïev
Entréeaccès libre

Le complexe mémoriel est ouvert jour et nuit ; les visites officielles ont généralement lieu de 10:00 à 15:30.

Vérifié : 24 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Empruntez le corridor sans écouteurs et ménagez des pauses : le son intégré est conçu pour accompagner le déplacement du visiteur.

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Où aller ensuite ?

Suivez la montée derrière les murs jusqu’à la Salle de la gloire militaire, sans sauter les espaces intermédiaires.

Étape 7 sur 8Ensuite : kourgane Mamaïev

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Bataille de Stalingrad : du centre de Volgograd au kourgane Mamaïev » — 8 étapes, environ 5,8 km à pied + un court trajet jusqu’au kourgane Mamaïev, 4–5 heures sans la visite complète du musée ; 5,5–6,5 heures avec le panorama et les salles.

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