Étape 8 sur 8

kourgane Mamaïev

Мемориальный комплекс «Героям Сталинградской битвы»

Le final relie une sculpture commémorative, une fosse commune et le choix personnel du commandant d’être enterré auprès de ses soldats.

35 min
Vue depuis le kourgane Mamaïev vers la Volga et la ville, plutôt qu’un gros plan des sculptures mémorielles modernes.
Anna Novikova · CC BY 2.0; cropped/resized for app
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Audioguide · voix enregistréeÉcouter l’histoire du lieu

Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • « La Mère éplorée »
  • Tombe de Vassili Tchouïkov
  • Salle de la gloire militaire
  • « La Mère-Patrie appelle ! »

L’histoire du lieu

Taille du texte

La partie supérieure du kourgane Mamaïev est devenue le socle de « La Mère-Patrie appelle ! », mais une grande sépulture militaire se trouve aussi sous la statue. Pour cette figure de huit mille tonnes, on ajouta cent cinquante mille tonnes de terre au versant argileux, recouvrant trois anciennes terrasses de fosses communes. Lors de la construction de l’ensemble, les restes de trente-quatre mille cinq cent cinq défenseurs de Stalingrad furent transférés sur le côté est de la colline. Les trente-sept dalles près du sommet ne forment pas un seul cimetière : certaines se trouvent au-dessus de tombes, d’autres rappellent des personnes enterrées ailleurs.

À l’été mille neuf cent quatre-vingt-un, Vassili Tchouïkov, gravement malade, fit venir son fils Alexandre. L’ancien commandant de la 62e armée voulait le prévenir : une dernière demande avait déjà été envoyée aux dirigeants du pays, celle d’enterrer le maréchal au kourgane Mamaïev, auprès des soldats qu’il avait commandés à Stalingrad.

Pour un double Héros de l’Union soviétique de son rang, on attendait un enterrement à Moscou, près du mur du Kremlin. Tchouïkov le refusa. D’après les souvenirs de son fils, cette décision avait mûri dès les années cinquante, lorsque le maréchal écrivait un livre sur la bataille de Stalingrad. Les officiers et les soldats morts de son armée venaient le hanter dans ses rêves. Dans son testament, il indiqua aussi un emplacement précis : ici, près du kourgane, son poste de commandement avait été établi le douze septembre mille neuf cent quarante-deux.

Tchouïkov mourut en mars mille neuf cent quatre-vingt-deux. Sa demande fut exécutée : une tombe individuelle apparut sur la place du Chagrin, près de « La Mère éplorée ». Sous le drapeau qu’elle tient, le visage de son fils mort est dissimulé : le sculpteur Evgueni Voutchetitch lui a délibérément refusé tout trait de portrait. Ici, on pleure tous ceux qu’il est impossible de représenter un par un.

Ce sens est renforcé par une véritable sépulture. Sur le versant est de la colline artificielle reposent les restes de trente-quatre mille cinq cent cinq défenseurs de Stalingrad, transférés ici lors de la construction de l’ensemble. Trente-sept dalles près du sommet sont disposées autrement : les unes signalent de véritables tombes, les autres ont été posées en mémoire de personnes enterrées ailleurs. Les noms qui y figurent ne signifient pas encore que les cendres reposent sous chaque dalle.

Jusqu’à sa mort, Tchouïkov participa à la création du mémorial comme principal conseiller militaire de Voutchetitch. Le sculpteur comptait conclure la montée par une tout autre composition : une femme tenait le drapeau de la Victoire et une gerbe d’épis ; devant elle, un soldat s’agenouillait et embrassait le grain. Cela formait un dénouement pacifique.

Cette composition ne convainquit ni Voutchetitch ni ses collaborateurs. La victoire à Stalingrad avait changé le cours de la guerre, mais il restait encore plus de deux ans avant sa fin. Le sculpteur partit à Moscou chercher une nouvelle solution. À son retour, il montra à ses collègues une maquette en plâtre haute d’un mètre, représentant une femme qui avait fait un pas en avant et levé un glaive. C’est ainsi que naquit le titre « La Mère-Patrie appelle ! » : la guerre se dressait encore devant le pays, et la figure s’adressait à ceux qui allaient devoir poursuivre l’offensive.

Le remplacement de la maquette transforma le kourgane lui-même. Les fondations avaient déjà été construites, mais la nouvelle statue pesait plus du double de l’ancienne composition. Les ingénieurs, sous la direction de Nikolaï Nikitine, devaient maintenir cette figure de huit mille tonnes sur le versant argileux. Ils ajoutèrent cent cinquante mille tonnes de terre à la colline. La butte recouvrit trois anciennes terrasses de fosses communes et exigea de nouveaux murs de soutènement près de la place du Chagrin. Le sommet actuel est donc à la fois le socle de la statue et une grande fosse commune.

Dans la Salle de la gloire militaire, sept mille deux cents noms figurent sur trente-quatre drapeaux rouges en mosaïque. Il s’agit d’une sélection, et non d’une liste complète des morts. Au centre, la main d’un combattant tombé tient la torche de la flamme éternelle ; près d’elle, les soldats de la garnison de Volgograd montent la garde d’honneur et se relaient chaque heure.

La tombe de Tchouïkov est restée entre cette salle et la butte qui contient les restes de ses soldats, sous la figure qu’il avait aidé Voutchetitch à créer.

Sur place

Temps sur place35 min
Point suivantFin de l’itinéraire
Entréeaccès libre

Le complexe mémoriel est ouvert vingt-quatre heures sur vingt-quatre ; les visites guidées officielles ont généralement lieu de 10:00 à 15:30, les réservations de visites guidées de 9:00 à 17:00.

Vérifié : 24 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Respectez le silence dans la salle et près des sépultures ; au sommet exposé, tenez compte du vent et de l’état des marches.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Après le sommet, descendez par le chemin balisé, en gardant du temps pour regarder la Volga et l’axe urbain que vous venez de parcourir.

Étape 8 sur 8Fin de l’itinéraire

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Bataille de Stalingrad : du centre de Volgograd au kourgane Mamaïev » — 8 étapes, environ 5,8 km à pied + un court trajet jusqu’au kourgane Mamaïev, 4–5 heures sans la visite complète du musée ; 5,5–6,5 heures avec le panorama et les salles.

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