Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- Tour en pierre blanche
- Passage voûté
- Église au-dessus des portes
- Route de part et d’autre de la tour
L’histoire du lieu
La tour en pierre blanche, avec son passage voûté et son église au sommet, subsiste des anciennes portes de la ville. Des remparts de terre s’étendaient autrefois de part et d’autre ; une route les a remplacés et la tour semble désormais former une île isolée. Les vantaux de bois et les feuilles de cuivre doré qui les recouvraient ont disparu depuis longtemps, mais les supports en pierre du passage sont restés. Sur l’escalier intérieur, on voit l’ancien graffiti « Giourguitch » et une croix gravée ; on ignore à qui appartenait exactement l’inscription.
Aujourd’hui, la tour en pierre blanche se dresse comme une île au milieu de la rue, que la route contourne des deux côtés. Au douzième siècle, ce contournement n’existait pas. Le prince de Vladimir Andreï Bogolioubski, en faisant de Vladimir la ville principale de sa principauté, l’entoura de remparts de terre surmontés de murailles en bois. Sur la ligne occidentale des fortifications, il ordonna d’installer l’entrée principale : une haute tour de pierre avec une plateforme de combat et une église au-dessus du passage. Les vantaux de chêne étaient revêtus de feuilles de cuivre doré. C’est d’eux que les portes tirèrent leur nom.
Le trois février mille deux cent trente-huit, ces vantaux étaient fermés. Le grand-prince Iouri Vsevolodovitch était parti lever une armée, laissant ses fils Vsevolod et Mstislav défendre Vladimir. La garnison était commandée par Piotr Osliadioukovitch, un voïvode, c’est-à-dire le chef militaire de la ville.
Leur frère cadet, Vladimir Iourievitch, avait déjà été capturé à ce moment-là. Il régnait à Moscou et était chargé de sa défense. Les Mongols prirent la ville, massacrèrent les défenseurs, mais gardèrent le jeune prince en vie et le conduisirent à la capitale de son père.
À la Porte dorée de Vladimir, les deux camps échangèrent des flèches. Puis les assaillants demandèrent que les tirs cessent, s’approchèrent et demandèrent si le grand-prince Iouri se trouvait dans la ville. Après cela, ils montrèrent le prisonnier. Le chroniqueur retint son visage : Vladimir était épuisé par sa captivité. Vsevolod et Mstislav se tenaient sur la plateforme au-dessus des portes et reconnurent leur frère. Les hommes de la droujina et les habitants de la ville le virent en même temps qu’eux.
La chronique ne mentionne pas les conditions de la libération de Vladimir. Les frères décidèrent d’ouvrir les portes et de sortir combattre. Ils dirent à la droujina qu’ils préféraient mourir devant la Porte dorée de Vladimir et demandèrent au voïvode de mener les hommes au-dehors. Piotr Osliadioukovitch interdit la sortie. La garnison resta derrière les vantaux.
Les détachements mongols contournèrent Vladimir, inspectèrent les fortifications et établirent un camp à portée de vue de la Porte dorée de Vladimir. Quelques jours plus tard, ils amenèrent des engins de siège. Le sept février, l’assaut commença simultanément en plusieurs endroits. Ils ne parvinrent pas à prendre le passage de pierre : les assaillants entrèrent par la muraille en bois plus au sud, près de l’église du Sauveur, ainsi que du côté de la Lybed et de la Kliazma. À midi, la partie extérieure de la ville était prise. Vsevolod, Mstislav et le voïvode Piotr périrent lors de la chute de Vladimir. Vladimir, le prisonnier, ne survécut pas non plus au siège. Des chroniques tardives rapportent qu’il fut tué devant la Porte dorée de Vladimir ; le récit ancien détaillé confirme la scène du prisonnier près des portes, mais ne décrit pas le moment même de l’exécution.
Les remparts de terre de part et d’autre de la tour furent ensuite rasés, les vantaux dorés disparurent, mais les supports en pierre blanche du passage subsistèrent. Sur l’escalier intérieur, un ancien graffiti a été conservé : « Giourguitch », c’est-à-dire « Iourievitch », et une croix gravée à côté. L’inscription est associée à Vladimir, le prisonnier, bien que ce ne soit qu’une hypothèse : ni son nom ni une date ne figurent sur la pierre. Si cette interprétation est juste, l’homme qui se tenait au-dessus des portes fermées a laissé de la scène vue ici un seul mot : fils de Iouri.
Sur place
Accessibles en permanence depuis l’extérieur ; le musée à l’intérieur est fermé pour restauration, aucune date d’ouverture n’a été annoncée.
Vérifié : 24 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.Observez les portes depuis le trottoir et ne vous engagez pas sur la chaussée. L’exposition intérieure est fermée pour restauration.
