Étape 4 sur 9

Grande Cour de l’université de Vilnius

Vilniaus universiteto Didysis kiemas

Ici, une représentation scolaire et une dispute publique marqueront le début d’un établissement qui obtiendra le droit de délivrer des diplômes reconnus.

17 min
Grande Cour de l’université de Vilnius avec des arcades, une église baroque et un clocher.
David Iliff · CC BY-SA 3.0; cropped/resized for app; ShareAlike applies
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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Arcades de la Grande Cour
  • Façade de l’église Saints-Jean
  • Clocher
  • Portrait de Valérien Protasewicz

L’histoire du lieu

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Les arcades de la Grande Cour relient l’église Saints-Jean à l’ancienne aula et aux salles de cours de l’université. Au début, il y avait près de l’église une cour de collège ; pour celui-ci, on acheta une grande maison de deux étages voisine. Plus tard, des galeries, un clocher et la façade baroque de l’église vinrent s’ajouter à l’aspect de la cour, alors qu’ils n’existaient pas encore dans les premières années. Au début de l’année universitaire, les étudiants et les enseignants passent à nouveau ici en procession entre l’église et les bâtiments.

Le dix-huit octobre mille cinq cent soixante-dix, on joua ici « Hercule ». La ville ne possédait pas encore de théâtre professionnel : les rôles étaient tenus par les élèves du collège jésuite qui venait d’ouvrir, une école préparant aux études de philosophie et de théologie. La comédie était jouée en latin. Les enseignants montraient ainsi d’emblée ce qu’ils comptaient enseigner : maîtriser la langue, construire une argumentation et se tenir devant un public. Ce fut la première représentation théâtrale connue sur le territoire de la Lituanie.

Les façades baroques actuelles n’existaient pas encore. À l’emplacement de la Grande Cour de l’université de Vilnius se trouvait la cour du collège, près de l’église Saints-Jean. L’école fut fondée par l’évêque de Vilna Valérien Protasewicz, qui souhaitait que les catholiques répondent à la diffusion de la Réforme protestante par l’éducation, et pas seulement par des interdictions. Il invita les jésuites, acheta pour eux une grande maison de deux étages voisine de l’église, leur donna une partie de sa bibliothèque et assura à l’école des revenus provenant de domaines fonciers. Plus tard, il fonda un internat pour les élèves pauvres. Pour l’évêque, cela représentait une dépense prélevée sur les biens qui assuraient sa subsistance et celle de ses institutions, et non un mécénat honorifique exercé de loin.

L’ouverture fut conçue comme une compétition publique. Les jésuites affichèrent sur la porte de l’église des thèses de théologie et attendirent pendant sept jours des adversaires, prêts à les défendre dans une dispute. Personne ne vint. Les élèves jouèrent ensuite « Hercule » dans la cour et, le vingt-trois octobre, cent soixante jeunes gens commencèrent leurs études. On y enseignait la grammaire, la poétique et la rhétorique ; la philosophie et la théologie furent bientôt ajoutées. Les représentations et les disputes se poursuivirent : la cour servait de salle à ciel ouvert, l’église de lieu pour les débats publics, et, dans l’aula voisine, on soutenait des travaux et conférait des diplômes.

Cependant, le collège ne pouvait pas encore délivrer de diplômes universitaires. Les jeunes gens aisés partaient là où le diplôme était reconnu au-delà d’une seule école. Protasewicz demanda pendant plusieurs années de nouveaux droits. En mille cinq cent soixante-dix-neuf, le roi de Pologne et grand-duc de Lituanie Stefan Batory délivra un privilège instituant l’Académie de Vilnius, et le pape Grégoire XIII le confirma par une bulle. Le collège reçut le droit de conférer des diplômes en philosophie et en théologie. Le jésuite Piotr Skarga fut nommé premier recteur ; c’est pourquoi la Grande Cour fut plus tard appelée cour de Skarga.

Protasewicz mourut deux mois après la décision papale. Les jésuites administrèrent l’université qu’il avait créée pendant presque deux siècles, et les élèves purent soutenir leurs travaux à Vilnius au lieu de partir chercher un diplôme reconnu.

Les arcades, le clocher et la façade actuelle de l’église apparurent plus tard. Aucun décor du premier « Hercule » n’a subsisté. Un portrait de Protasewicz est conservé dans la galerie et, au début de l’année universitaire, une procession d’étudiants et d’enseignants entre toujours ici : depuis la cour, des portes mènent à l’église, à l’aula universitaire et aux salles de cours.

Sur place

Temps sur place17 min
Point suivantpalais présidentiel de Lituanie
Entréeentrée individuelle gratuite aux heures d’ouverture de l’ensemble ; les groupes doivent s’inscrire

Ensemble central : lundi–samedi 9:00–18:00. Église Saints-Jean : lundi–samedi 9:00–19:00, dimanche 9:00–15:00. Clocher : tous les jours 10:00–19:00, billets jusqu’à 18:30.

Vérifié : 24 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

L’université reste un espace de travail ; l’accès à la cour peut donc être limité. Dans ce cas, écoutez près de l’arche d’entrée ; prévoyez séparément la montée au clocher.

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Où aller ensuite ?

Sortez des cours de l’université vers la place devant le palais à colonnes.

Étape 4 sur 9Ensuite : palais présidentiel de Lituanie

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Pouvoir et foi dans le vieux Vilnius » — 9 étapes, 1,9 km, 2 h 45 min.

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