Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- Passage étroit entre les maisons
- Façades de boutiques
- Étalages de fleurs et d’offrandes
L’histoire du lieu
Vishwanath, « Seigneur du monde », est l’un des noms de Shiva ; gali signifie ruelle. Le nom désigne la route menant au temple de Kashi Vishwanath. Sa fonction actuelle découle d’une décision prise loin de Varanasi.
Au milieu du dix-huitième siècle, le chef militaire Malhar Rao Holkar voulait restaurer le temple sur son ancien emplacement, mais il ne put obtenir ce terrain. Sa belle-fille, Ahilyabai Holkar, souveraine de Malwa, acheva ce qu’il avait entrepris : elle avait besoin d’un temple en activité, et non d’une querelle sans fin sur le lieu.
Elle prit cette décision après une lutte difficile pour sa propre position. Son mari fut tué lors du siège de la forteresse de Kumbher. Puis son beau-père mourut, suivi de son fils unique, qui avait eu le temps de régner brièvement sur Malwa. Une partie de la noblesse s’opposait à ce qu’une femme monte sur le trône ; toutefois, le peshwa marathe confirma ses droits et l’armée la soutint. Ahilyabai disposait des revenus de la principauté et les consacrait à des routes, des auberges et des sanctuaires bien au-delà de Malwa.
Elle n’attendit pas de récupérer l’ancien emplacement. Ahilyabai acheta le terrain voisin, au sud de celui-ci, et, entre mille sept cent soixante-dix-sept et mille sept cent quatre-vingts, y construisit un nouveau temple de Kashi Vishwanath. La construction fut achevée de son vivant, et un flux constant de pèlerins se dirigea vers la petite cour du temple.
Les habitants installèrent les premiers étals de fleurs et d’offrandes le long du passage. Des marchands venus de Marwar, du Bihar et des régions méridionales de l’Inde établirent des auberges à proximité. Les pièces donnant sur la rue dans les maisons furent cédées à des boutiques. Les vendeurs ne vivaient plus d’un commerce occasionnel, mais du même flux de personnes : le pèlerin avait besoin d’offrandes avant le temple, puis de nourriture, de vêtements ou d’un cadeau après sa visite. C’est ainsi que le passage à travers le quartier résidentiel devint un marché.
Les objets en bois y occupèrent une place particulière. Les sculpteurs travaillaient dans d’autres quartiers de Varanasi, mais vendaient ici des jouets et des boîtes laquées pour le sindoor : le pèlerin pouvait rapporter chez lui un objet fabriqué à Kashi. Plus tard, les documents municipaux qualifièrent explicitement Vishwanath Gali de marché aux jouets. On y vendait aussi des bracelets, des ustensiles en cuivre, des saris de soie et des livres religieux : les marchandises changeaient, mais le flux d’acheteurs restait lié au temple.
Derrière les boutiques actuelles se trouve le petit temple qu’Ahilyabai eut le temps d’achever. Il ne fut pas doté d’une vaste place : la route passa entre les maisons, et les maisons tournèrent vers la route leurs façades commerciales. Le nom de la souveraine n’est pas écrit sur les enseignes de la ruelle. Elles ont conservé le nom de Vishwanath, car sa construction donna à ce passage à la fois sa direction et ses clients.
Sur place
La ruelle est ouverte comme une rue de ville ; les boutiques suivent leur propre horaire, et le commerce des offrandes s’anime le plus tôt.
Vérifié : 28 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.Ne bloquez pas le passage et vérifiez à l’avance si le dépôt de chaussures ou d’affaires suppose un achat dans une boutique précise.
