Étape 7 sur 8

Mulagandha Kuti Vihara

Mulagandhakuti Vihara

Ce temple en activité expliquera comment la pratique bouddhique régulière est revenue parmi les anciens monuments de Sarnath.

15 min
Temple moderne Mulagandha Kuti Vihara avec un toit doré et un escalier
Hiroki Ogawa · CC BY 3.0; cropped/resized for app
12345678

0 sur 8 terminé

Audioguide · voix enregistréeÉcouter l’histoire du lieu

Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Image centrale du Bouddha
  • Peintures murales
  • Représentation des cinq ascètes
  • Salle principale du temple

L’histoire du lieu

Taille du texte

Le nom de Mulagandha Kuti Vihara renvoie à l’ancienne Mulagandha Kuti, dont il reste des ruines dans la zone archéologique de Sarnath. La Mahabodhi Society a construit le temple actuel au vingtième siècle, déjà en dehors de la zone fouillée. Dans la salle principale, le peintre japonais Kōsetsu Nosu a couvert les murs de peintures murales ; dans l’une d’elles, le Bouddha rencontre cinq ascètes.

Chaque soir, les moines récitent ici le texte du premier sermon du Bouddha. À la pleine lune du mois de kartika, des reliques sont sorties de la réserve, et la salle ordinaire du temple devient un lieu de vénération publique. Il en est ainsi parce que la première communauté bouddhique est née à Sarnath et que ce bâtiment a été édifié spécialement pour y faire revenir une vie religieuse régulière.

Mulagandha Kuti Vihara est plus récente que les ruines qui l’entourent. Le nouveau temple a reçu le nom de l’ancienne Mulagandha Kuti, dont les vestiges se trouvent dans la zone archéologique. Devant nous se dresse un bâtiment distinct du vingtième siècle, construit par la Mahabodhi Society.

Son fondateur, Anagarika Dharmapala, réformateur bouddhiste cinghalais, voulait que les moines et les pèlerins utilisent de nouveau le lieu du premier sermon. En mille neuf cents, il demanda aux autorités de Bénarès de céder à la Mahabodhi Society un terrain autour des monuments. Dharmapala essuya un refus. Il acheta alors, avec l’argent de sa mère, un terrain voisin et y fit construire un petit bâtiment pour la communauté bouddhique.

Plus tard, le gouvernement de l’Inde britannique proposa à la Société les reliques du Bouddha, à condition qu’un sanctuaire approprié soit construit pour les accueillir. Dharmapala voulait édifier le temple près du stûpa Dhamekh, mais l’Archaeological Survey of India n’autorisait pas une construction aussi proche d’un monument protégé. Lorsque l’on eut déjà commencé à construire les fondations, les travaux furent arrêtés.

Devapriya Valisinghe, secrétaire de la Société, et le frère cadet de Dharmapala se rendirent à Taxila auprès de John Marshall, directeur général de l’Archaeological Survey of India. Ils devaient sauver à la fois le projet et les dons déjà investis dans les fondations. Après l’intervention de Marshall, les parties parvinrent à un accord : la Société reçut un autre terrain en dehors de la zone fouillée, fut remboursée des dépenses engagées pour les travaux précédents et obtint un terrain pour un parc attenant au temple.

Mary Foster, philanthrope américaine de Honolulu qui soutenait Dharmapala depuis de nombreuses années, fournit la majeure partie de l’argent de la construction. Elle mourut un an avant l’inauguration et ne vit pas le temple achevé. Dharmapala vécut jusqu’à la cérémonie du onze novembre mille neuf cent trente et un. Ce jour-là, les reliques découvertes lors des fouilles de Taxila furent remises à la Mahabodhi Society. Des reliques provenant de Nagarjunakonda y furent ajoutées plus tard. Elles sont aujourd’hui conservées sous l’image centrale du Bouddha.

L’intérieur ne fut achevé qu’après l’inauguration. Le bouddhiste anglais Brian Broughton donna dix mille roupies pour les peintures murales, et l’on invita le peintre japonais Kōsetsu Nosu à les réaliser. En Inde, des objections s’élevèrent : on proposait de confier la commande du nouveau temple principal de Sarnath à un artiste de l’une des écoles indiennes. Rabindranath Tagore soutint le choix de Nosu, qui couvrit les murs, de mille neuf cent trente-deux à mille neuf cent trente-six, de scènes de la vie du Bouddha. Parmi elles figure l’arrivée du Bouddha auprès des cinq ascètes à Sarnath.

Après l’inauguration, Dharmapala s’installa près du temple. Il mourut ici en mille neuf cent trente-trois ; le lieu de sa crémation est indiqué sur la colline entre ce vihara et les anciens monuments. La récitation du soir du premier sermon a lieu sous une peinture murale où les cinq ascètes accueillent l’homme dont ils ont enfin accepté d’écouter les paroles.

Sur place

Temps sur place15 min
Point suivantParc aux cerfs
Entréede l’extérieur

Site religieux à accès réglementé ; les guides courants indiquent 04:30-11:30 et 13:30-17:30 tous les jours, mais vérifiez sur place, car la page officielle du centre MBSI ne propose pas de tableau simple des horaires d’ouverture.

Vérifié : 26 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

C’est un temple en activité : parlez donc à voix basse et ne gênez ni la prière ni la méditation. La possibilité de voir les peintures murales et de prendre des photos à l’intérieur dépend des règles et des cérémonies en cours.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Passez du terrain du temple à la clôture du parc aux Daims.

Étape 7 sur 8Ensuite : Parc aux cerfs

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Sarnath : naissance de la communauté bouddhique » — 8 étapes, environ 1,1 km, 150 min.

Sans App Store ni Google Play

Installer Guide On Map comme application

Une icône apparaîtra sur l’écran d’accueil et le site s’ouvrira sans l’interface du navigateur.

Android · Chrome
  1. Si « Installer maintenant » apparaît, touchez-le puis confirmez.
  2. Sinon : menu ⋮ → « Installer l’application ».
iPhone · Safari
  1. Touchez le bouton « Partager » en bas de Safari.
  2. Choisissez « Sur l’écran d’accueil », puis « Ajouter ».
Icône sur l’écranMode plein écranItinéraires hors ligneProgression de la promenade