Étape 4 sur 8

Totems de la pointe Brockton

Brockton Point Totem Poles / People Amongst the People

Cette rangée de mâts permet de suivre qui décidait quelles sculptures représenteraient les peuples autochtones aux visiteurs du parc.

15 min
Totems de la pointe Brockton
Christoph Strässler · CC BY-SA 4.0; cropped/resized for app; ShareAlike applies
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À remarquer

  • Mâts en bois sculptés
  • Figures peintes
  • Esplanade en plein air

L’histoire du lieu

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La rangée de totems de la pointe Brockton s’est constituée comme une attraction du parc pour les visiteurs : des sculptures y furent amenées du nord et de la partie centrale de la côte. Plus tard, la collection fut déplacée sur une esplanade en plein air pour faciliter l’accès aux mâts ; les anciens originaux en bois finirent par partir dans des musées, tandis que des copies et de nouvelles œuvres de maîtres issus de différents peuples restèrent à l’extérieur. Les figures peintes sur les troncs de bois sculptés montrent que cette rangée ne vit pas selon les règles d’un musée.

Dans les années quarante, Ellen Neel vendait de petits mâts sculptés à la pointe Brockton. Elle était une artiste du peuple Kwakwaka’wakw et avait appris la sculpture auprès de son grand-père à Alert Bay. Après le grave accident vasculaire cérébral de son mari, en mille neuf cent quarante-six, son travail devint le seul revenu de sa famille nombreuse. Parmi les sculpteurs professionnels de son époque, Neel était la seule femme autochtone connue. Les acheteurs du parc lui permettaient de faire vivre ses enfants grâce à son métier.

À cette époque, la commission des parcs rassemblait déjà des totems pour les visiteurs. En mille neuf cent vingt-quatre, ses employés achetèrent quatre mâts à Alert Bay, au nord de l’île de Vancouver, et les installèrent à Lumbermen’s Arch. Des œuvres de Haida Gwaii et de Rivers Inlet furent ajoutées plus tard. Les responsables de l’époque les préférèrent à la sculpture locale des Salish de la côte : les mâts de la côte nord et de la côte centrale leur semblaient plus spectaculaires pour les touristes. Neel commerça d’abord à la pointe Brockton, puis près des mâts réunis à Lumbermen’s Arch.

Le gouvernement fédéral interdisait alors les potlatchs — des rassemblements cérémoniels avec des dons, des discours et la confirmation des droits familiaux, au cours desquels de tels mâts pouvaient être érigés. L’interdiction ne fut levée qu’en mille neuf cent cinquante et un. Pendant tout ce temps, la demande des touristes apportait des commandes à Neel. Elle ouvrit à Ferguson Point un atelier familial, Totem Art Studios. Ses enfants apprenaient auprès d’elle, sculptaient et peignaient les œuvres avec leur mère.

En mille neuf cent cinquante-cinq, le grand magasin Woodward’s commanda à la famille cinq grands mâts pour un centre commercial d’Edmonton. L’un d’eux, le « Kakasolas » de six mètres, fut réalisé par Ellen avec l’aide de trois de ses fils. Le mât est connu sous son nom en kwakwaka’wakw : « Kakasolas » signifie « les gens viennent de loin chercher ses conseils ». Un Oiseau-Tonnerre occupait le sommet, avec une baleine sur la poitrine, et un corbeau était sculpté à la base. L’œuvre fut installée devant le magasin à Edmonton.

Au début des années soixante, la commission des parcs déplaça toute la collection à la pointe Brockton pour que les visiteurs puissent plus facilement accéder aux mâts. Ellen Neel mourut en mille neuf cent soixante-six et ne vit pas sa propre œuvre prendre place parmi cette rangée. En mille neuf cent quatre-vingt-quatre, Woodward’s donna le Kakasolas au Musée d’anthropologie de l’Université de la Colombie-Britannique. Robert Neel, le fils d’Ellen, lui-même devenu sculpteur à cette époque, restaura l’œuvre de sa mère. Un an plus tard, elle fut érigée à la pointe Brockton, là où Ellen avait autrefois vendu ses petits mâts. Les anciens originaux en bois furent plus tard confiés à des musées, tandis que des copies et de nouvelles œuvres de maîtres issus de différents peuples furent installées à l’extérieur.

Le Kakasolas resta ici près de quarante ans. Lorsque le bois vieillit et que l’on y découvrit des fourmis charpentières, la famille d’Ellen demanda que le mât retourne au musée et que le contrat avec le parc ne soit pas renouvelé. Le quatre septembre deux mille vingt-quatre, il fut descendu et emporté. Aujourd’hui, le Kakasolas n’est plus dans la rangée de la pointe Brockton : l’œuvre d’Ellen Neel se trouve au Musée d’anthropologie.

Sur place

Temps sur place15 min
Point suivantPhare de la pointe Brockton
Entréede l’extérieur

Partie ouverte du parc Stanley ; les heures d’ouverture du parc sont habituellement 06:00-22:00, sauf indication contraire.

Vérifié : 26 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Ne vous limitez pas à une photo d’ensemble : faites le tour de l’esplanade et lisez les inscriptions accessibles sur les œuvres individuelles.

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Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Le parc Stanley au fil de l’eau » — 8 étapes, à pied, 2-3 heures.

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