Étape 5 sur 8

Phare de la pointe Brockton

Brockton Point Lighthouse

Ici, le service maritime du parc devient une histoire de veille, de sauvetage et de mise à l’eau ratée.

15 min
Phare de la pointe Brockton à Vancouver
Enoch Leung · CC BY-SA 2.0; cropped/resized for app; ShareAlike applies
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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Tour en béton
  • Passage voûté sous le phare
  • Croix du Chehalis

L’histoire du lieu

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William David Jones reçut ici un phare sans logement. En mille huit cent quatre-vingt-dix, il fut nommé premier gardien du feu de la pointe Brockton. Jones devait entretenir le feu et la cloche de brume et, en cas de détresse, prendre la mer. Pour les navires quittant le port, les arbres du parc Stanley dissimulaient le phare de la pointe Prospect. Les feux rouge et blanc installés sur un mât près de Jones indiquaient l’endroit où les capitaines devaient virer vers l’étroite sortie de la baie.

Aucun logement ne fut fourni au gardien, et il construisit près de la tour une cabane avec des troncs rejetés sur la rive. Son salaire était modeste. Jones cultivait ici des fleurs et les vendait ; ce commerce lui rapportait davantage que son service au phare. Il ne pouvait cependant pas quitter le site : le feu, la cloche et le canot de sauvetage exigeaient qu’une personne soit sur place.

Le vingt et un juillet mille neuf cent six, le remorqueur en bois Chehalis passait au large de la pointe. Juste en face du phare, le grand paquebot à vapeur Princess Victoria l’éperonna. Le remorqueur se retourna et sombra presque aussitôt. Jones se précipita vers le canot. Le mécanicien du Chehalis se retrouva près des hélices du paquebot ; le gardien eut le temps de le tirer hors de l’eau. Huit personnes périrent ; leurs compagnons et leurs amis élevèrent la même année, à l’ouest du phare, la croix du Chehalis en pierre. L’épave du remorqueur resta sous l’eau, à quelques centaines de mètres du rivage.

En mille neuf cent sept, on attribuait déjà à Jones le sauvetage de seize personnes. Après la catastrophe, on lui confia aussi la régulation du trafic maritime : à partir de mille neuf cent neuf, Jones faisait sortir les navires du port au sémaphore, tandis que le gardien de la pointe Prospect recevait ceux qui entraient. Il devait être de garde à toute heure. Jones dépensait davantage pour un assistant qu’il ne recevait d’augmentation pour cette nouvelle fonction. Le sémaphore de la pointe Brockton ne fut supprimé qu’en mille neuf cent dix-huit.

La tour actuelle en béton fut mise en service alors que Jones était en poste, en mille neuf cent quinze. L’ouverture à sa base avait été conçue comme une sortie pour le canot de sauvetage. Mais le courant et les marées près de la pointe se révélèrent trop forts : il était presque impossible de mettre le canot à l’eau depuis ici. L’ouverture fut attribuée au chemin inférieur du Seawall. C’est pourquoi les piétons et les cyclistes passent aujourd’hui sous le phare, là où l’on avait prévu de garder le canot du gardien.

Le nom de la pointe est antérieur au phare. En mille huit cent cinquante-neuf, Francis Brockton, ingénieur en chef du navire hydrographique britannique HMS Plumper, explora la péninsule et trouva du charbon près de l’actuel Coal Harbour. Des échantillons furent brûlés dans la chaudière du navire : ils brûlaient bien et produisaient peu de fumée. Le commandant du navire, George Henry Richards, annonça cette découverte au gouverneur et espérait que ce combustible local contribuerait au développement de la colonie. Des entrepreneurs se hâtèrent d’obtenir le droit de prospecter, mais aucun gisement de charbon de valeur industrielle ne fut trouvé ici.

Richards donna à la baie le nom de Coal Harbour — la baie du Charbon — et à la pointe le nom de son mécanicien. Il n’y a pas de mine ici, la maison de Jones et ses parterres de fleurs ont disparu, et le service fédéral de navigation a abandonné le phare en deux mille cinq. Restent le nom de Brockton, la croix du Chehalis et l’arche par laquelle le chemin maritime passe sous l’ancien feu de navigation.

Sur place

Temps sur place15 min
Point suivantpointe Prospect
Entréede l’extérieur

Partie ouverte du parc Stanley ; vue depuis le sentier côtier ou depuis le niveau de la rue. Les heures d’ouverture du parc sont habituellement 06:00-22:00, sauf indication contraire.

Vérifié : 26 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Restez derrière les barrières et ne comptez pas sur un coup de canon comme élément obligatoire de la visite.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Laissez le phare derrière vous et suivez le rivage jusqu’à la montée au-dessus de l’étroiture.

Étape 5 sur 8Ensuite : pointe Prospect

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Le parc Stanley au fil de l’eau » — 8 étapes, à pied, 2-3 heures.

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