Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- Corps en bronze
- Boules d’acier sous verre
- Mécanisme à pendule
- Sifflets à vapeur
L’histoire du lieu
Water Street doit son nom à l’eau : elle fut aménagée le long de la rive sud de Burrard Inlet. Plus tard, un remblai et des voies ferrées apparurent entre la rue et le bras de mer. La chaussée rouge et les réverbères noirs furent installés dans les années mille neuf cent soixante-dix, lorsque des entrepreneurs locaux et des propriétaires d’immeubles transformaient cet ancien quartier commercial et d’entrepôts en quartier historique pour les visiteurs. L’horloge à vapeur fut ajoutée en dernier, en mille neuf cent soixante-dix-sept.
À cet angle se trouvait la grille de ventilation d’une chambre souterraine de la compagnie de chauffage central. Par des conduites, la compagnie acheminait de la vapeur vers les bâtiments du centre-ville. Ailleurs, les grilles étaient dissimulées sous des bacs en béton plantés d’arbustes, mais John Ellis, employé du service municipal de l’urbanisme, cherchait une solution plus visible pour la Water Street rénovée. Il proposa de placer au-dessus de la grille une horloge qui serait remontée par cette même vapeur.
Ellis téléphona à des horlogers de Vancouver à Toronto. Certains refusaient, d’autres mettaient fin à la conversation : de la vapeur humide près de pièces en acier signifiait condensation, rouille et dérèglement. Un collègue d’Ellis se souvint alors d’un article de journal consacré à Ray Saunders, réparateur d’horloges qui tenait son propre atelier et fabriquait des horloges-sculptures en métal. L’adresse indiquée dans l’article était ancienne. Ellis retrouva Saunders environ une semaine plus tard et lui proposa une commande déjà refusée par des spécialistes possédant des entreprises bien plus importantes.
Saunders accepta. Il dut ensuite entendre lui-même la même réponse : les fabricants anglais de mécanismes d’horlogerie ne voulaient pas que leurs produits soient installés près d’une machine à vapeur. Seule l’entreprise Gillett & Johnston accepta. Ses artisans fabriquèrent un mécanisme d’après un modèle de mille huit cent soixante-quinze, et Saunders recouvrit les pièces d’acier de vernis, ne laissant apparentes que les dents des engrenages.
La construction prit deux ans. L’horloge fut d’abord estimée à vingt-cinq mille dollars canadiens. Le seul corps en bronze coûta presque vingt-deux mille dollars, et le budget fut porté à quarante-deux mille dollars. Des entrepreneurs, des propriétaires d’immeubles et des donateurs privés réunirent les fonds. Saunders dut leur demander des contributions une seconde fois, tandis qu’une plaque au-dessus de la grille promettait l’arrivée prochaine de l’horloge.
À l’ouverture, les dépenses avaient atteint cinquante-huit mille dollars ; le travail et le bénéfice de Saunders lui-même n’étaient pas compris dans cette somme. En raison du dépassement de budget, il laissa inachevés une partie des ornements en laiton et l’éclairage intérieur. Un donateur anonyme versa les fonds manquants. Le vingt-quatre septembre mille neuf cent soixante-dix-sept, l’horloge fut inaugurée et remise à la ville.
L’expérience dut se poursuivre. La pression initiale faisait retentir les sifflets beaucoup trop fort et, après des plaintes, Saunders la réduisit et régla de nouveau les tuyaux. Lorsque le dispositif mécanique qui jouait la mélodie commença à se bloquer, l’artisan le remplaça par un appareil électronique. La ville conclut avec lui un contrat distinct pour l’entretien de l’horloge et, plus tard, Saunders construisit encore plusieurs horloges à vapeur pour d’autres villes.
À l’intérieur du corps actuel, une machine à vapeur soulève des boules d’acier. En haut, elles passent sur une autre chaîne et, par leur poids, actionnent le mécanisme à pendule ; un moteur électrique aide le système à maintenir sa marche. Tous les quarts d’heure, cinq sifflets à vapeur jouent les Quarts de Westminster ; à chaque heure pleine, de la vapeur sort de la partie supérieure.
Saunders reconnut plus tard que la plaque à la base aurait dû être formulée plus précisément. Il qualifia son ouvrage de premières horloges au monde actionnées à la vapeur, bien qu’ici la vapeur serve avant tout à remonter un mécanisme à poids et à alimenter les sifflets. Sous le verre, les boules d’acier qu’il avait imaginées continuent de monter, et sur le bronze est resté le nom d’origine, plus audacieux.
Sur place
La rue est accessible en permanence ; l’horloge à vapeur se trouve à l’extérieur. Les sonneries, la vapeur et la précision dépendent de l’état du mécanisme, de l’entretien et des travaux municipaux alentour.
Vérifié : 30 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.L’espace est étroit autour de l’horloge : ne restez pas sur la chaussée et laissez les autres voir le mécanisme après le signal.
