Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- Le mur blanc de séparation
- L’étang commun
- Les pavillons aux toits de tuiles
- Les pierres du lac Taihu
L’histoire du lieu
Un mur blanc traverse cet îlot, mais l’eau de l’étang commun passe sous lui, du parc municipal au jardin calme, avec ses pavillons et ses toits de tuiles. La ville gère la partie ouverte de l’espace vert, tandis qu’une association à but non lucratif créée pour son entretien est responsable de la plus petite partie, à entrée payante. Toutes deux font partie du Centre culturel chinois de Vancouver, qui réunit un musée, des archives, des espaces d’enseignement, une salle de spectacle et un restaurant. Le Centre occupe un ancien îlot industriel cédé à la communauté chinoise locale après l’abandon de l’autoroute prévue à travers Chinatown.
Au printemps de mille neuf cent quatre-vingt-cinq, soixante-dix conteneurs furent livrés dans cet îlot. Ils contenaient des poutres fabriquées en Chine, des claustras sculptés, des tuiles de toiture, des galets de rivière et des pierres du lac Taihu. Après la cargaison, plus de cinquante charpentiers, tailleurs de pierre, couvreurs, peintres et artisans des rochers artificiels arrivèrent de Suzhou. Ils s’installèrent à Vancouver pendant treize mois et commencèrent à assembler le jardin avec des outils manuels, en joignant les éléments de bois sans vis ni colle.
L’architecte de Vancouver Joe Wai et l’architecte paysagiste Don Vaughan voulaient un jardin de lettré de la dynastie Ming à échelle réelle, et non un ensemble d’ornements chinois parmi des parterres locaux. Wang Zu-Xin, le principal concepteur du côté de Suzhou, était responsable de l’agencement traditionnel des pavillons, des cours, de l’eau et des pierres. En même temps, les architectes canadiens devaient faire passer cette construction par les normes locales du bâtiment. Les charpentiers chinois conservaient les assemblages à tenons, tandis que Wai et Vaughan cherchaient comment satisfaire aux exigences de solidité et de sécurité sans remplacer l’ancienne technique par une ossature moderne ordinaire.
Le jardin fut créé précisément sur ce terrain comme prolongement du Centre culturel chinois de Vancouver. Le Centre fut fondé en mille neuf cent soixante-treize avec le soutien de dizaines d’associations locales : l’une des plus grandes communautés chinoises de Vancouver ne disposait d’aucun lieu pour organiser ensemble des cours, des expositions et des fêtes, ni pour conserver ses propres archives. Après l’abandon du projet d’autoroute à travers Chinatown, la ville attribua au Centre un ancien îlot industriel. Le programme du concours d’architecture prévoyait d’emblée ici des espaces d’enseignement, un musée, une salle de spectacle, un restaurant et un jardin. Les espaces générant des revenus étaient nécessaires au Centre pour entretenir les autres.
Avec le jardin classique, les dépenses se révélèrent plus importantes encore. Il fallait non seulement le construire avec les matériaux importés, mais ensuite le réparer, le peindre et le protéger constamment de l’humidité de Vancouver. Les organisateurs divisèrent en deux la partie verte de l’îlot. Le grand parc fut confié au service municipal des parcs et rendu gratuit. Le plus petit jardin, où travaillaient les artisans de Suzhou, devint un musée à entrée payante ; il est encore géré par une association à but non lucratif créée pour recueillir des fonds destinés à sa construction. Les deux moitiés furent reliées par un seul étang.
Le nom de Sun Yat-sen fut choisi pendant les travaux. Sun était un médecin devenu organisateur du mouvement visant à renverser la dernière dynastie chinoise, la dynastie Qing. En mille neuf cent onze, il vint à Vancouver, parla devant les associations chinoises locales et recueillit de l’argent pour l’insurrection. Après la chute de la dynastie, il fut élu premier président provisoire de la République de Chine. Pour les créateurs du Centre, il était un homme connu des différentes parties de la diaspora chinoise et dont le parcours était passé directement par le Chinatown de Vancouver.
À l’ouverture de l’Exposition universelle de mille neuf cent quatre-vingt-six, les artisans de Suzhou avaient achevé le premier jardin chinois classique à échelle réelle en dehors de la Chine. Aujourd’hui, le Centre abrite un musée, des archives et des espaces d’enseignement, tandis que le jardin accueille des visites guidées, des expositions, des concerts et des fêtes. Le mur blanc sépare toujours le parc municipal gratuit du jardin à entrée payante ; l’eau de l’étang commun passe sous ce mur.
Sur place
Jardin chinois classique : mardi — dimanche 09:30–16:00, dernière entrée à 15:30. Le parc Sun Yat-sen voisin est gratuit.
Vérifié : 28 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.Prévoyez la visite du jardin classique séparément ; si vous n’y entrez pas, n’essayez pas de compenser l’absence d’entrée en l’observant depuis les passages de service.
