Étape 3 sur 8

Jardins supérieurs de Barrakka et batterie de Salutation

Il-Barrakka ta’ Fuq u l-Batterija tas-Salut

Vous mettrez en relation le relief du Grand Siège de Malte avec une batterie qui servit plus tard un port en temps de paix.

18 min
La batterie de Salutation sous les jardins supérieurs de Barrakka et un vaste secteur du Grand Port.
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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Rangées d’arcades de pierre
  • Plateforme d’artillerie
  • Répliques fonctionnelles des anciens canons
  • Grand Port

L’histoire du lieu

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Des rangées d’arcades en calcaire bordent la terrasse supérieure du bastion Saints-Pierre-et-Paul, au-dessus du Grand Port. Plus bas, la plateforme de tir à ciel ouvert a été conservée ; en haut, les chevaliers italiens se reposaient et jouaient. L’arcade fut construite pour eux comme abri couvert ; le toit a disparu, mais les travées de pierre sont restées. Plus tard, cette partie des fortifications fut ouverte comme jardin public.

En mille cinq cent soixante-cinq, des artilleurs ottomans se tenaient à l’emplacement des jardins supérieurs de Barrakka. La péninsule où La Valette s’éleva plus tard était alors appelée la colline de Sciberras. Elle n’était pas encore fortifiée, et les assiégeants y avaient hissé de lourds canons de bronze, des basilics. Depuis cette hauteur, ils tiraient par-dessus le Grand Port sur le fort Saint-Ange.

Dans ce fort se trouvait le quartier général du grand maître Jean Parisot de Valette. Il ne visait qu’une chose : retenir les chevaliers et les Maltais jusqu’à l’arrivée des secours. La perte du fort aurait ouvert le port à l’armée ottomane et privé les défenseurs de leur principal point d’appui. Pendant plusieurs mois, les hommes de Jean Parisot de Valette vécurent sous le feu des canons placés précisément sur ce promontoire.

Le huit septembre, l’armée ottomane leva le siège et partit. Dès l’année suivante, Jean Parisot de Valette commença à construire une ville fortifiée sur la péninsule occupée par l’ennemi. L’ingénieur militaire Francesco Laparelli, envoyé par le pape, attribua à cette extrémité un nouveau rôle : le bastion Saints-Pierre-et-Paul y fut construit avec une vaste plateforme d’artillerie. Ses canons pouvaient couvrir presque tout le Grand Port. La hauteur depuis laquelle les artilleurs ottomans avaient bombardé les chevaliers ne devait plus tomber aux mains du prochain assiégeant.

Le bastion est aménagé sur deux niveaux. Le niveau inférieur fut laissé aux canons, tandis que les chevaliers italiens choisirent le supérieur pour se reposer et jouer. En mille six cent soixante et un, le chevalier Flaminio Balbiani finança une arcade couverte pour ses compagnons. Le mot italien « barrakka » signifiait abri ou auvent : les jardins en ont gardé leur nom. La toiture fut démontée plus tard, mais les rangées d’arcades de pierre subsistèrent. En mille huit cent vingt-quatre, l’ancien lieu de repos des chevaliers fut ouvert comme jardin public.

La plateforme inférieure fut appelée batterie de Salutation, car ses servants saluaient par des volées les navires et les hôtes importants, marquaient les victoires militaires, l’avènement d’un monarque ou sa mort. Mais le tir le plus utile était destiné à des personnes que les artilleurs pouvaient ne même pas voir.

À partir de cette même année mille huit cent vingt-quatre, les servants tiraient exactement à midi. Les capitaines des navires dans le port réglaient leurs chronomètres marins sur la volée. En haute mer, le navigateur comparait l’heure conservée par l’instrument avec l’heure solaire locale et calculait la longitude à partir de la différence. Une erreur d’horloge devenait une erreur sur la carte ; le capitaine risquait alors le navire, la cargaison et la vie de l’équipage. Ainsi, la charge à blanc tirée depuis le bastion faisait partie de l’équipement de navigation du port.

En novembre mille neuf cent vingt-trois, un signal télégraphique de l’observatoire de Greenwich remplaça le canon. La batterie fut définitivement fermée en mille neuf cent cinquante-quatre, et la plateforme resta inoccupée pendant plusieurs décennies. Fondazzjoni Wirt Artna la restaura en deux mille quatre, puis y installa plus tard des répliques fonctionnelles des anciens canons afin de préserver les canons authentiques.

À présent, les servants reviennent au parapet et tirent une charge à blanc à midi et à quatre heures. Les canons qui fonctionnent ici sont des répliques modernes. Le tir de midi reproduit le signal grâce auquel les capitaines vérifiaient autrefois leurs horloges avant de quitter le Grand Port.

Sur place

Temps sur place18 min
Point suivantéglise Saint-Jean de La Valette
Entréejardin en accès libre ; batterie sur billet

Le jardin a son propre régime public ; la batterie de Salutation est ouverte du lundi au samedi de 10:00 à 16:30, dernière entrée à 16:00. Tirs de démonstration à 12:00 et 16:00.

Vérifié : 24 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Le jardin et la batterie se trouvent à des niveaux différents ; il vaut mieux vérifier séparément la cérémonie et l’accès à la plateforme.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Laissez le port derrière vous et dirigez-vous vers la cocathédrale au centre des îlots urbains.

Étape 3 sur 8Ensuite : église Saint-Jean de La Valette

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« La Valette des chevaliers : de la Porte de la Ville au fort Saint-Elme » — 8 étapes, 2,3 km sans les déplacements à l’intérieur des musées, 4–6 h.

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