Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- Berges de pierre
- Allée centrale rectiligne
- Arbres plantés de manière espacée
- Terrains de sport
L’histoire du lieu
Les pelouses, les pistes de course et les terrains de sport se trouvent en contrebas des rues de la ville, au fond de l’ancien lit du Turia. Jusqu’à la seconde moitié du vingtième siècle, l’eau passait ici sous des ponts de pierre. Le quatorze octobre mille neuf cent cinquante-sept, le fleuve inonda Valence ; des dizaines de personnes périrent. Après la catastrophe, le gouvernement choisit un détournement vers le sud, les ingénieurs tracèrent au cours du fleuve un nouveau chemin contournant la ville et, en mille neuf cent soixante-douze, cette section se retrouva sans fleuve.
Selon le plan général de mille neuf cent soixante-six, les huit kilomètres libérés étaient destinés à une autoroute urbaine. Les routes venant de Madrid, de Barcelone et d’Alicante devaient converger dans l’ancien lit et traverser le centre jusqu’au port. Les berges de pierre auraient été conservées, mais entre elles, des voies de circulation et des échangeurs auraient remplacé l’eau.
L’architecte Carles Dolç et les habitants des quartiers voisins voyaient une autre utilisation pour le lit asséché. Valence, densément bâtie, manquait d’espaces verts accessibles à tous et de lieux de sport. Au cours des dernières années de la dictature, Dolç participa à une campagne rejointe par des dizaines d’associations de quartier, culturelles et professionnelles. Sur les autocollants et les affiches, la revendication tenait en une phrase : « Le lit du Turia est à nous, et nous le voulons vert. »
Le transfert du terrain à la municipalité en mille neuf cent soixante-seize ne garantissait pas encore un jardin : selon le plan alors en vigueur, une autoroute y était toujours prévue. Le six mai mille neuf cent soixante-dix-sept, le conseil municipal commença à modifier l’affectation du lit du fleuve. La campagne se poursuivit durant cette procédure. Le vingt novembre, la commission de défense du lit du fleuve organisa ici même les premiers Jocs al Riu. Les gens occupèrent le fond inoccupé avec des compétitions sportives et des activités pour enfants — précisément les activités pour lesquelles, selon eux, la ville manquait d’espace. En novembre de l’année suivante, le conseil affecta définitivement l’ensemble de l’ancien lit à une zone verte publique.
Il restait encore à transformer l’inscription au plan en véritable parc. Le maire Ricard Pérez Casado, entré en fonction en septembre mille neuf cent soixante-dix-neuf, s’y attela durant une crise économique, alors que les quartiers délaissés, les routes et les passages à niveau exigeaient des fonds. Les opposants au projet assuraient que les gens ne descendraient pas dans l’ancien lit et qu’il se transformerait en décharge.
En septembre mille neuf cent quatre-vingt-un, Pérez Casado chargea l’architecte Ricardo Bofill de préparer le projet du jardin. Ses maquettes furent exposées dans le bâtiment de la Lodge de la soie. En quelques semaines, environ cent mille personnes s’y rendirent ; près de dix mille remplirent des questionnaires, et plus de quatre-vingt-dix pour cent estimèrent que la transformation du lit serait utile à Valence. La construction des premiers tronçons commença en mille neuf cent quatre-vingt-six. En juin de l’année suivante, Pérez Casado, toujours maire, assista à l’ouverture du premier secteur achevé.
Le fleuve passe désormais par le canal sud, tandis que dans l’ancien lit, on court, on fait du vélo, on joue au football et on pique-nique. Entre les Ponts Royal et de l’Exposition, les arbres autour de l’allée centrale rectiligne sont plantés de manière délibérément espacée : cette section est née de plantations urbaines collectives du début des années quatre-vingt. Les troncs se dressent là où le plan général de mille neuf cent soixante-six réservait de la place aux voitures.
Sur place
Le jardin est accessible en tant qu’espace public ; certains terrains, toilettes et services peuvent être fermés.
Vérifié : 28 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.C’est un espace commun aux coureurs, cyclistes, enfants et piétons ; en observant le lit du fleuve, ne bloquez pas les chemins.
