Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- L’anneau de maisons aux balcons
- La fontaine centrale
- Les échoppes intérieures
- Les quatre passages
L’histoire du lieu
En mille six cent cinquante-cinq, il fut interdit aux vendeurs de perdrix, de lapins et d’autres gibiers de commercer ailleurs à Valence qu’à El Clot — « la Fosse » — qui occupait l’emplacement de l’actuelle place Ronde. Ici, les oiseaux étaient vendus principalement par des femmes. Elles se tenaient avec leur marchandise à la main ou circulaient parmi les acheteurs ; la possibilité de choisir un emplacement passant déterminait leur gain journalier. Après l’ordre, une seule adresse resta autorisée.
L’ordre fut donné par le mustasaf, un juge municipal qui contrôlait les marchés, les poids et la qualité des denrées alimentaires. Il s’efforçait de faire vérifier les marchandises périssables en un seul lieu. L’inspecteur du gibier qui lui était subordonné veillait à ce qu’il soit propre à la vente. Si un acheteur demandait qu’un oiseau soit plumé, un autre employé municipal ramassait les plumes laissées sur place. Les vendeuses perdirent la possibilité de chercher des clients dans toute la ville, mais El Clot devint pour plusieurs siècles le marché valencien des oiseaux, des lapins et du gibier.
La cour ronde n’existait pas encore. On y trouvait des étals de viande, un abattoir et un marché aux poissons. Plus tard, les attributions du mustasaf passèrent au Tribunal de Repeso, une institution où les achats étaient repesés et où l’on examinait les plaintes contre les commerçants.
En mille huit cent trente-neuf, le commissaire du repeso Manuel Tió proposa de reconstruire les anciennes rangées d’étals, sur lesquelles son administration devait exercer sa surveillance. L’architecte Salvador Escrig disposa autour du marché trente-quatre maisons formant un anneau fermé de trente-sept mètres de diamètre. Au rez-de-chaussée, des locaux furent réservés aux commerçants, et des appartements furent aménagés au-dessus. Les vendeurs restèrent ainsi au même endroit, mais, à la place de l’abattoir et des étals dispersés, ils obtinrent un cercle de boutiques doté de quatre passages.
Au début, le centre de la place était vide. Une fontaine fut installée en mille huit cent cinquante, et l’anneau intérieur d’échoppes en bois ne fut ajouté qu’en mille neuf cent seize. Les étals et l’auvent actuels apparurent après la rénovation de deux mille douze.
Aujourd’hui, les échoppes permanentes vendent des tissus, de la mercerie, des objets artisanaux et des souvenirs. Le marché du dimanche est réservé aux livres anciens, aux timbres, aux monnaies, aux albums de cartes, aux gravures, aux tableaux et aux accessoires pour oiseaux. L’un des passages mène au Carrer de la Pescateria — la rue du Poisson. Le nom officiel de la place décrit le cercle conçu par Escrig. Les Valenciens continuent aussi d’employer l’ancien nom d’« El Clot » : c’était ainsi que s’appelait le marché-« fosse » où l’ordre avait rassemblé les vendeuses de gibier.
Sur place
Place municipale ouverte ; les boutiques, les échoppes, les cafés et le commerce du dimanche fonctionnent selon des horaires propres à chacun.
Vérifié : 27 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.La place est compacte : laissez passer les acheteurs et ne vous attardez pas dans les entrées étroites. L’activité des échoppes varie, mais la forme de l’espace et la fontaine sont visibles indépendamment du commerce.
