Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- Large façade du musée
- Inscription « Centre Julio González »
- Entrée principale
- Volumes rectangulaires du bâtiment
L’histoire du lieu
La large façade aux volumes rectangulaires mène aux salles de l’IVAM (Institut Valencià d’Art Modern), où l’on conserve et étudie l’art des vingtième et vingt et unième siècles, et où l’on organise des expositions, des conférences et des ateliers. Au-dessus de l’entrée principale est resté le nom de Centre Julio González. À l’intérieur, une salle permanente est réservée à ses sculptures : les tiges et les feuilles de métal y sont assemblées de manière que le vide aussi devienne une partie de la figure.
À la fin de février mille neuf cent quatre-vingt-cinq, Carmen Martínez et Vivian Grimminger vinrent à Valence pour examiner sur place le projet d’un musée qui n’existait pas encore. La construction rue Guillem de Castro n’avait même pas commencé. Mais ces deux femmes possédaient déjà ce autour de quoi il était possible de créer un musée : des centaines d’œuvres de la famille González.
Martínez et Grimminger étaient les amies et les héritières de l’artiste Roberta González. Après la mort de son père, le sculpteur Julio González, Roberta partageait son temps entre sa propre peinture et l’organisation de rétrospectives de son père et de dons de celui-ci aux musées. Lorsqu’elle mourut en mille neuf cent soixante-seize, ses amies poursuivirent l’œuvre qu’elle avait commencée.
De l’autre côté des négociations se trouvaient Ciprià Císcar, le ministre régional de la Culture, qui œuvrait à la création d’un musée d’art contemporain à Valence, et l’historien de l’art Tomàs Llorens, chargé d’en constituer la collection. En juin mille neuf cent quatre-vingt-cinq, ils signèrent à Paris un contrat : l’administration achetait une partie de la collection et recevait l’autre en don. L’achat coûta quatre cent dix-sept millions de pesetas, soit la majeure partie des cinq cents millions alloués cette année-là à l’acquisition d’œuvres d’art.
Les héritières posèrent des conditions précises. Les œuvres ne pouvaient pas être vendues, et la partie principale de la collection devait rester en permanence dans des salles spécialement réservées. Ainsi, le futur musée reçut son contenu et son nom avant que les constructeurs n’en élèvent les murs : le nouveau lieu fut aussitôt appelé Centre Julio González.
González lui-même n’était pas valencien et mourut quarante-trois ans avant cet accord. Il grandit dans une famille de métalliers barcelonais. Le fer fut d’abord pour lui un métier et un gagne-pain : Julio travaillait dans l’atelier de son père, exerçait la joaillerie et, après la Première Guerre mondiale, travailla dans une entreprise française où il apprit le soudage autogène. Plus tard, il se mit à assembler des tiges et des feuilles de métal de manière que l’espace vide reste lui aussi une partie de la figure. Cette expérience fit de l’ancien artisan l’un des grands sculpteurs de l’avant-garde européenne.
À la fin de mille neuf cent quatre-vingt-six, le parlement valencien institua juridiquement l’IVAM (Institut Valencià d’Art Modern). Le dix-huit février mille neuf cent quatre-vingt-neuf, sa directrice Carmen Alborch inaugura le nouveau bâtiment. Parmi les premières expositions figurait précisément la collection González, pour laquelle Martínez et Grimminger étaient venues examiner un projet encore vide.
On y conserve et étudie désormais l’art des vingtième et vingt et unième siècles, et l’on y organise des expositions temporaires, des conférences et des ateliers. Au-dessus de l’entrée demeure le nom de « Centre Julio González », et, à l’intérieur, une salle permanente est consacrée à ses œuvres : cet espace séparé que les héritières avaient exigé de prévoir avant même le début des travaux.
Sur place
La façade est accessible indépendamment des expositions, mais la collection González et les projets temporaires ne sont visibles qu’en visitant le musée. Avant de venir, vérifiez quelles salles sont ouvertes.
