Étape 6 sur 8

Portal de Valldigna

Portal de la Valldigna

La reconstruction de 1942 montrera comment un passage médiéval a pu être conservé à l’intérieur de nouveaux immeubles d’habitation.

12 min
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Enrique Íñiguez Rodríguez ( Qoan ) · CC BY-SA 3.0; cropped/resized for app; ShareAlike applies
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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • L’arc de pierre
  • Le panneau de céramique au-dessus du passage
  • Les grilles de balcon
  • Les supports saillants de la toiture

L’histoire du lieu

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Le Portal de Valldigna est intégré à un îlot d’habitation : un arc de pierre passe sous une façade munie de grilles de balcon et de supports saillants de toiture. Tout près se dressait autrefois la maison urbaine du monastère cistercien, où les moines et les administrateurs géraient les affaires de l’abbaye située à environ cinquante kilomètres de Valence. La maison a disparu, mais son nom est resté attaché au passage et à la rue. Le panneau de céramique au-dessus de l’arc fut réalisé au vingtième siècle pour remplacer une image plus ancienne.

Un arc de pierre fut percé dans une muraille islamique du onzième siècle, en l’an mille quatre cents. À cette date, les bâtisseurs chrétiens avaient déjà entouré Valence d’une nouvelle enceinte fortifiée plus large, et l’ancienne muraille extérieure se retrouva à l’intérieur de la ville. Derrière elle se trouvait la moreria, un quartier séparé où vivaient les musulmans restés à Valence après la conquête chrétienne. Pour que les habitants et les artisans puissent circuler entre le quartier et le reste de la ville, ce passage fut aménagé dans l’ancienne muraille. Il n’avait pas de vantaux.

Le nom vient de l’autre côté de l’arc. Tout près se dressait une maison urbaine faisant office de représentation du monastère cistercien de Santa María de la Valldigna. C’est là que les moines et leurs administrateurs géraient les affaires de l’abbaye éloignée, située à environ cinquante kilomètres de Valence. Ce voisinage fut si marquant que son nom s’attacha d’abord au passage, puis à la rue. L’image au-dessus de l’arc renvoie elle aussi au monastère ; cependant, le panneau actuel est une copie du vingtième siècle, et l’image initiale fut installée en l’an mille cinq cent quatre-vingt-neuf.

La muraille médiévale fut peu à peu intégrée à des maisons privées. Les voisins y appuyaient leurs planchers, occupaient l’espace au-dessus du passage et y ajoutaient des pièces. Ainsi, au vingtième siècle, le portail appartenait aux propriétaires des maisons numéros douze et quatorze et formait avec elles une seule construction.

En 1942, la propriétaire des maisons, Elena Castillo y Arnedo, marquise de Llanera, chargea l’architecte Antonio Gómez Davó de démolir les locaux délabrés et de construire à leur place des appartements habitables. C’était une commande légale de la cliente, que l’architecte s’engagea à exécuter. Mais, à l’intérieur de sa parcelle, subsistaient la moitié d’une tour islamique et plusieurs mètres de muraille, et Gómez Davó appartenait lui-même à l’Académie des beaux-arts et cherchait à les préserver.

Il envisageait d’abord de conserver l’ancienne façade sur place. L’examen révéla que les fondations près de l’escalier s’étaient affaissées, qu’une des poutres était brisée et que le mortier entre les briques se désagrégeait. Sans les planchers intérieurs, la façade risquait de s’effondrer sur les bâtiments voisins. Gómez Davó refusa par écrit d’assumer la responsabilité des travaux si le mur dangereux était conservé debout. Le ministère autorisa la démolition, mais exigea que la façade soit reproduite, que les anciennes grilles de balcon et les carreaux vernissés y soient remis, et que les supports saillants de la toiture soient conservés.

Gómez Davó confia la démolition elle-même à son collègue Salvador Pascual. Les maisons furent démontées et reconstruites ; les anciens éléments furent réemployés et les éléments manquants copiés. La marquise obtint de nouveaux appartements, l’architecte acheva la commande, et le passage de pierre resta à son emplacement d’origine.

Du côté de la rue Baja, le contour du portail n’a presque pas changé depuis cette reconstruction. Ce qui est médiéval ici, c’est l’arc de pierre lui-même ; les maisons qui l’enserrent au-dessus et sur les côtés datent pour une large part de la reconstruction des années quarante du vingtième siècle. Le quartier musulman et la représentation du monastère ont disparu des environs, mais la limite de l’un et le nom de l’autre subsistent dans ce passage.

Sur place

Temps sur place12 min
Point suivantRue des Caballeros
Entréede l’extérieur

Le portail s’observe directement depuis la rue et ne nécessite pas d’entrée séparée. Ne bloquez pas le passage aux habitants et aux passants, surtout pendant l’écoute.

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Où aller ensuite ?

Quittez l’ancien passage pour rejoindre la rue des Caballeros, bordée de palais.

Étape 6 sur 8Ensuite : Rue des Caballeros

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« El Carme : portes, remparts et strates urbaines » — 8 étapes, environ 2,6 km, 2-3 heures.

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