Étape 3 sur 7

Café des Nattes

قهوة النَتِّي

Ce point relie l’escalier menant au sanctuaire à un tableau peint après le court voyage d’un artiste.

25 min
Intérieur du Café des Nattes avec des visiteurs et des colonnes.
Andrea Calabretta · CC BY 2.0; cropped/resized for app
1234567

0 sur 7 terminé

Audioguide · voix enregistréeÉcouter l’histoire du lieu

Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Le large escalier
  • L’entrée couverte
  • Les nattes tressées colorées
  • Les bancs de pierre

L’histoire du lieu

Taille du texte

Au bas des marches de la montée se trouve un café que les habitants appellent Kahwa al-Aliya, le café d’en haut. Le nom français Café des Nattes vient des nattes tressées colorées : les habitués s’y installaient à côté de bancs de pierre. Le passage couvert en bas et la salle aux nattes maintiennent le café dans cet espace d’escalier, et plus haut se trouve une terrasse avec vue sur le village.

Avant l’apparition des tables, le large escalier servait d’entrée cérémonielle à la mosquée et à la zaouïa — le sanctuaire auprès de la tombe de Sidi Bou Saïd. Au début du dix-huitième siècle, Hussein Ben Ali, souverain de la Tunisie et fondateur d’une nouvelle dynastie, cherchait la reconnaissance des savants religieux et la protection de saints vénérés. Il ordonna de construire autour de la tombe une mosquée, un minaret et une zaouïa, ainsi que cette entrée par l’escalier.

Le café faisait partie des rites des confréries soufies ; il était donc probablement déjà servi près du sanctuaire à cette époque. Plus tard, un café occupa les lieux. Les Tunisiens l’appellent « Kahwa al-Aliya » — le café d’en haut. Le nom français « Café des Nattes » signifie « café des nattes » : les habitués s’asseyaient sur des tapis tressés colorés et sur des bancs de pierre. L’escalier explique pourquoi le café se trouve précisément ici : il a occupé l’ancien seuil du sanctuaire.

En avril mille neuf cent quatorze, l’artiste allemand August Macke esquissa la partie basse de cet escalier. Il cherchait une manière de composer un tableau avec des couleurs pures, mais ne pouvait pas financer un voyage en Tunisie. Bernhard Koehler proposa cinq cents marks : c’était un industriel berlinois, collectionneur de peinture nouvelle et l’oncle de l’épouse de Macke. À cette époque, aucun musée n’avait encore acheté une seule peinture de l’artiste ; son travail dépendait de quelques mécènes privés.

En Tunisie, Macke fut guidé par l’artiste suisse Louis Moilliet, qui connaissait déjà le pays. C’est Moilliet qui précisa plus tard que l’album de Macke contenait l’entrée couverte au pied de l’escalier menant au célèbre Café des Nattes. L’artiste l’avait notée de façon assez détaillée, mais, après son retour à Bonn, il écarta presque tous les détails. Dans le tableau « Café turc », il ne resta qu’un mur bleu, une silhouette verte derrière une table, une fez rouge, une chaise jaune et une ouverture de porte formée de plans orange et violets. Macke peignit deux versions et en offrit une à Koehler, qui avait payé le voyage.

Il n’eut que quelques mois pour travailler à partir de ses esquisses tunisiennes. Après le début de la Première Guerre mondiale, Macke fut mobilisé et, le vingt-six septembre mille neuf cent quatorze, il mourut en France à l’âge de vingt-sept ans. Son épouse Elisabeth resta avec leurs deux jeunes fils et se consacra à la préservation des tableaux de son mari.

La version de Koehler se trouve aujourd’hui au Lenbachhaus de Munich. À Sidi Bou Saïd, le lien spatial lui-même subsiste : l’entrée couverte dont Moilliet se souvenait se trouvait près de la marche inférieure de l’actuelle montée. La salle aux nattes et la vue depuis la terrasse supérieure ne figurent pas dans le tableau de Macke.

Sur place

Temps sur place25 min
Point suivantDar El Annabi
Entréesur place

Café privé. Les guides commerciaux publient de longues horaires quotidiennes, mais, en raison de sa gestion privée et d’anciens litiges concernant les terrasses, il est plus sûr de vérifier les horaires, les prix et l’accès sur place, en lisant l’enseigne.

Vérifié : 29 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

L’escalier reste un passage, même lorsque des visiteurs y sont assis. Il n’est pas nécessaire de commander du thé ; si le café est fermé ou plein, observez l’entrée depuis la place.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Quittez l’escalier et allez vers la maison de la famille Annabi.

Étape 3 sur 7Ensuite : Dar El Annabi

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Sidi Bou Saïd : la colline blanche, de la gare à la mer » — 7 étapes, environ 2,5 km, 3–3,5 heures.

Sans App Store ni Google Play

Installer Guide On Map comme application

Une icône apparaîtra sur l’écran d’accueil et le site s’ouvrira sans l’interface du navigateur.

Android · Chrome
  1. Si « Installer maintenant » apparaît, touchez-le puis confirmez.
  2. Sinon : menu ⋮ → « Installer l’application ».
iPhone · Safari
  1. Touchez le bouton « Partager » en bas de Safari.
  2. Choisissez « Sur l’écran d’accueil », puis « Ajouter ».
Icône sur l’écranMode plein écranItinéraires hors ligneProgression de la promenade