Étape 6 sur 7

ports puniques

Ports puniques de Carthage

La forme des deux bassins aidera à comprendre la dernière manœuvre navale de la ville assiégée.

15 min
Bassin circulaire des ports puniques, reflétant le ciel et entouré de ruines.
Sharon Hahn Darlin · CC BY 2.0; cropped/resized for app
1234567

0 sur 7 terminé

Audioguide · voix enregistréeÉcouter l’histoire du lieu

Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Bassin circulaire du port militaire
  • Île centrale
  • Fondations radiales des abris pour navires
  • Ouverture tardive vers la mer

L’histoire du lieu

Taille du texte

Le bassin circulaire avec une île en son centre conserve le plan du port militaire construit par les Carthaginois de culture phénicienne. Depuis l’île, les abris pour navires rayonnaient : on tirait les navires sur les cales inclinées, et les murs dissimulaient les chantiers navals aux marchands qui déchargeaient dans le port extérieur. L’île pouvait abriter environ trente navires, et jusqu’à cent quarante autres se trouvaient le long du rivage extérieur. Le canal qui mène désormais à la mer apparut plus tard, et l’ancienne sortie du port a disparu.

À l’été de cent quarante-sept avant notre ère, Scipion Émilien, général romain qui cherchait à imposer un blocus complet à Carthage, ordonna de barrer de pierres l’entrée du port. La ville souffrait déjà de la faim, mais des navires isolés chargés de vivres parvenaient encore à forcer le passage depuis la mer. Les soldats romains travaillèrent jour et nuit : la digue atteignait huit mètres de large au sommet et environ trente-deux à la base.

Les Carthaginois assiégés, pour lesquels ce passage demeurait la dernière route d’approvisionnement, commencèrent à creuser depuis l’intérieur une nouvelle sortie vers la haute mer. Hommes, femmes et enfants travaillaient. En même temps, des constructeurs navals assemblaient des navires de guerre avec de vieux matériaux. Tout put rester dissimulé : les deux bassins artificiels se succédaient, et le port militaire circulaire, avec son île, se trouvait derrière le bassin extérieur. Les murs cachaient les chantiers navals même aux marchands qui déchargeaient à proximité. Les prisonniers ne pouvaient rapporter aux Romains que le travail ininterrompu dans le port.

À l’aube, les Carthaginois rompirent la dernière digue. Cinquante trirèmes — de grands navires de guerre à rames — et une multitude de petites embarcations sortirent du nouveau passage. La flotte romaine fut prise par surprise : une partie des marins et des rameurs se trouvait à terre. Les commandants carthaginois se limitèrent à une démonstration et ramenèrent les navires au port. Trois jours plus tard, lorsque les Carthaginois ressortirent, les Romains avaient déjà réuni les équipages et rangé la flotte pour le combat.

La bataille dura jusqu’au soir et ne donna la victoire à aucun des deux camps. Les petites embarcations carthaginoises se faufilaient sous les flancs des navires romains plus hauts, en brisaient les rames et les gouvernails, et en perçaient la poupe. Les Carthaginois décidèrent ensuite de se replier afin de poursuivre le combat le lendemain. Les petites embarcations entrèrent les premières dans le nouveau passage étroit, s’y enchevêtrèrent et le bloquèrent. Les grands navires restèrent dehors et vinrent se plaquer contre le large quai de déchargement près du mur de la ville.

Les marins de cinq navires de Side, ville alliée de Rome, trouvèrent le moyen de les attaquer sans virer de bord. Ils laissèrent leurs ancres en mer, y tendirent de longs câbles, prirent de l’élan, frappèrent, puis tirèrent le navire en arrière grâce au câble. Le reste de la flotte romaine reproduisit cette manœuvre. La nuit, les Carthaginois survivants retournèrent dans la ville, mais ne purent plus sortir la flotte pour le combat suivant.

Scipion attaqua aussitôt le quai dont dépendait désormais le contrôle du port. La nuit, les défenseurs carthaginois gagnèrent à la nage et à gué les machines de siège avec des torches non allumées, les incendièrent et forcèrent les Romains à se replier. Cela ne leur donna qu’un sursis. Les Romains construisirent de nouvelles machines, s’emparèrent du quai et y élevèrent une muraille aussi haute que celle de la ville. Quatre mille guerriers y montèrent et purent tirer sur les fortifications carthaginoises à courte distance.

Le bassin circulaire et l’île centrale conservent le tracé de ce port militaire. Les archéologues y ont trouvé les fondations d’abris radiaux pour navires et des cales inclinées, sur lesquelles reposaient des coquillages et de probables clous de navire. On pouvait tirer environ trente navires sur l’île, et jusqu’à cent quarante autres le long du rivage extérieur. Ces ports sont appelés ports puniques parce qu’ils furent construits par les Carthaginois de culture phénicienne. La sortie d’origine vers la mer n’existe plus. Le passage secret où la dernière flotte carthaginoise se retrouva coincée lors de la retraite n’a pas davantage subsisté ; l’ouverture actuelle reliant le bassin circulaire à la mer fut creusée plus tard.

Sur place

Temps sur place15 min
Point suivanttophet de Salammbô
Entréede l’extérieur

La zone côtière ouverte se découvre depuis l’extérieur ; les parties muséales ou clôturées dépendent des horaires du parc archéologique.

Vérifié : 28 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Il vaut mieux d’abord embrasser du regard les deux ports dans leur ensemble, puis chercher leur organisation dans le relief ; les berges visibles ne suivent pas partout le tracé antique.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Contournez le port jusqu’à la rue du 2-Mars-1934 et tournez vers le Tophet par la rue Hannibal.

Étape 6 sur 7Ensuite : tophet de Salammbô

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Carthage : Byrsa et les empires au bord de la mer » — 7 étapes, environ 4,3 km, 3,5–4 heures.

Sans App Store ni Google Play

Installer Guide On Map comme application

Une icône apparaîtra sur l’écran d’accueil et le site s’ouvrira sans l’interface du navigateur.

Android · Chrome
  1. Si « Installer maintenant » apparaît, touchez-le puis confirmez.
  2. Sinon : menu ⋮ → « Installer l’application ».
iPhone · Safari
  1. Touchez le bouton « Partager » en bas de Safari.
  2. Choisissez « Sur l’écran d’accueil », puis « Ajouter ».
Icône sur l’écranMode plein écranItinéraires hors ligneProgression de la promenade