Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- L’étang du Ninomaru
- Les koi aux longues nageoires
- Les îles
- Les chemins du jardin
L’histoire du lieu
L’eau de l’étang contourne les îles, et les chemins les rassemblent en un petit jardin à l’intérieur de la deuxième enceinte du château d’Edo. Les bâtiments du palais ont disparu d’ici, et il fut décidé plus tard de rendre accessible à la promenade la partie orientale du terrain du château. Les contours de l’étang, des îles et des chemins furent restaurés d’après un ancien plan de jardin. Parmi les murs de pierre subsiste non pas un jardin du palais préservé, mais son plan reconstitué.
Le Ninomaru a un peu plus d’un demi-siècle, bien que son plan ait plus de deux cents ans. Le Ninomaru est la deuxième enceinte du château d’Edo. Un palais destiné à l’héritier du shogun se dressait ici, et un jardin avec étang était aménagé à côté. Le palais brûla plusieurs fois ; le dernier fut détruit en mille huit cent soixante-sept. Après la transformation du château en résidence impériale, cette partie du terrain tomba à l’abandon.
En mille neuf cent cinquante-neuf, le Conseil de construction du palais impérial proposa de bâtir de nouveaux bâtiments résidentiels et cérémoniels dans la partie ouest du complexe, et de transformer en jardin les anciennes enceintes du château à l’est. Le gouvernement approuva ce projet. Les concepteurs ne réinventèrent pas le Ninomaru : ils trouvèrent un plan de jardin du milieu du dix-huitième siècle, dressé sous le neuvième shogun Tokugawa Ieshige, et y tracèrent les chemins, les îles et l’étang. Le premier octobre mille neuf cent soixante-huit, les jardins orientaux du palais impérial ouvrirent aux visiteurs. Il ne reste rien ici de l’ancien palais ; le Ninomaru actuel est un plan restauré à l’emplacement de la résidence disparue.
Plus tard, des poissons élevés sur proposition de l’héritier du trône japonais furent relâchés dans cet étang restauré. En juillet mille neuf cent soixante-dix-sept, le prince Akihito visita la station de pisciculture de la préfecture de Saitama. Il parla aux employés d’une carpe indonésienne aux longues nageoires et proposa de la croiser avec un koi coloré japonais.
L’expérience nécessitait un poisson venu d’un autre pays. En février mille neuf cent quatre-vingt, l’Institut national indonésien de pisciculture en eau douce remit à la station des carpes aux longues nageoires. Deux ans plus tard, les chercheurs commencèrent les croisements. Ils devaient conserver la coloration tachetée du koi japonais tout en obtenant des nageoires caudale, pectorales et dorsale allongées ; la combinaison recherchée n’apparaissait que chez une partie de la descendance. Après plusieurs années de sélection apparut une nouvelle variété : le nishikigoi aux longues nageoires.
En mille neuf cent quatre-vingt-onze, Akihito, déjà devenu empereur, et l’impératrice Michiko Shōda relâchèrent ces poissons dans l’étang du Ninomaru. Ils renouvelèrent ce lâcher en deux mille douze. En novembre deux mille dix-huit, quelques mois avant l’abdication d’Akihito, les époux y apportèrent encore un lot : Akihito voulait augmenter le nombre de poissons afin que les visiteurs continuent à les voir. Les longues nageoires des carpes de l’étang sont le résultat de l’expérience qu’Akihito avait proposée quatorze ans avant le premier lâcher dans cet étang même.
Sur place
Les mêmes horaires que ceux des jardins orientaux du palais impérial : 9:00–17:00 du 1 mars au 14 avril et en septembre, 9:00–18:00 du 15 avril à août, 9:00–16:30 en octobre, 9:00–16:00 en hiver. Fermé les lundis et vendredis, du 28 décembre au 3 janvier et lors des événements du palais.
Vérifié : 27 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.Marchez lentement : la composition se révèle au fil du déplacement, et non depuis un seul point de vue. La visite intérieure de la maison de thé ne fait pas partie de la promenade.
