Étape 3 sur 8

Quartier historique de Bopiliao

剝皮寮歷史街區

Explique pourquoi une rangée de maisons de commerce a obtenu deux côtés donnant sur la rue.

25 min
Façade de briques du quartier historique de Bopiliao.
Yu tptw · CC BY-SA 4.0; cropped/resized for app; ShareAlike applies
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0 sur 8 terminé

Audioguide · voix enregistréeÉcouter l’histoire du lieu

Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Façades de briques rouges
  • Arcades du côté de Guangzhou
  • Portes du côté de la ruelle Kangding
  • Caractère chinois du nom de famille Song

L’histoire du lieu

Taille du texte

Sous les arcades le long de Guangzhou s’étire une rangée d’étroites maisons de commerce qui s’enfoncent en profondeur. Lorsque la ruelle Kangding était la route entre Mengjia et Guting, on y tenait des boutiques de riz, de charbon, d’épicerie et de thé. La marchandise était vendue dans la première pièce, tandis que la famille vivait derrière ou à l’étage. Plus tard, le quartier fut préservé d’une grande transformation, et après restauration, les anciennes boutiques devinrent un lieu d’expositions et de cours sur l’histoire de la ville.

Les façades de briques rouges de Bopiliao donnent sur l’actuelle rue de Guangzhou, mais les premières entrées de ces mêmes maisons se trouvent de l’autre côté, dans l’étroite et sinueuse ruelle Kangding. Les propriétaires des boutiques ont un jour fait pivoter leur commerce de cent quatre-vingts degrés pour ne pas se retrouver sans clients.

Jusqu’au début du vingtième siècle, la ruelle faisait partie de la route entre Mengjia et la localité de Guting. On y transportait des marchandises vers les marchés de Mengjia. Le long du passage vivaient des marchands de riz, des charbonniers, des épiciers et des propriétaires de maisons de thé. Leurs maisons étaient construites longues et étroites : on vendait la marchandise dans la pièce de devant, tandis que la famille logeait derrière ou à l’étage. Le revenu dépendait des gens qui passaient devant la porte.

Puis les fonctionnaires de l’administration coloniale japonaise commencèrent à redresser les rues de Taipei. Ils tracèrent de larges voies selon une grille rectangulaire, dont l’actuelle rue de Guangzhou. Les clients et les charrettes s’y déplacèrent, et l’ancienne rue commerçante se retrouva à l’écart.

Les propriétaires de la rangée méridionale de maisons déplacèrent les entrées principales vers Guangzhou et construisirent, du côté de la nouvelle voie, des façades de briques avec des arcades. Dans certains bâtiments particulièrement profonds, les habitants divisèrent l’espace par un mur en deux boutiques, en laissant une cour intérieure entre elles. Les anciennes entrées devinrent des portes arrière, et la rue principale se transforma en ruelle.

Les nouvelles façades étaient destinées au commerce, et non à l’ornement. Le matin, on retirait les panneaux de porte en bois et on les utilisait comme tables et étagères pour la marchandise. Dans la boutique de céréales de la famille Song, les propriétaires placèrent en hauteur le caractère chinois de leur nom de famille ; les machines de meunerie sont restées à l’intérieur. En déplaçant les vitrines vers le nouveau flux de clients, les commerçants purent poursuivre leur activité, bien que l’ancien côté de leurs maisons ait perdu son animation d’autrefois.

Le nom même de Bopiliao ne prouve pas qu’on y écorçait du bois ou qu’on y traitait des peaux. Dans les anciens contrats, il est écrit de différentes façons : Beipiliao, Fupiliao, Fudiliao. Les chercheurs considèrent que l’explication la plus convaincante est l’évolution progressive de la prononciation locale ; les récits d’ateliers de traitement de l’écorce et du cuir restent des hypothèses.

En mille neuf cent quarante et un, le quartier fut réservé à l’agrandissement de l’école Laosong voisine. Il fut interdit aux habitants de transformer profondément les maisons, et cette restriction préserva involontairement l’ancien plan. Après restauration, le quartier fut ouvert au public en deux mille neuf. Désormais, des expositions et des cours sur l’histoire de Taipei se tiennent dans les anciennes boutiques.

Une rangée de maisons possède toujours deux côtés commerçants : les arcades donnent sur Guangzhou et, derrière elles, dans la ruelle Kangding, subsistent les portes de la rue qui était principale avant le retournement des boutiques.

Sur place

Temps sur place25 min
Point suivantTemple Qingshan
Entréeaccès libre

Mardi–dimanche : espaces extérieurs 09:00–21:00, espaces intérieurs 09:00–18:00 ; fermé le lundi. Des changements sont possibles en raison du mauvais temps ou de décisions municipales.

Vérifié : date non indiquée. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Ne vous limitez pas aux façades isolées : parcourez toute la ruelle et comparez ses deux côtés. Même lorsque les espaces intérieurs sont fermés, l’histoire principale se lit encore depuis l’extérieur.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Quittez le quartier par Kangding et montez vers le temple de la rue Guiyang.

Étape 3 sur 8Ensuite : Temple Qingshan

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Mengjia et Ximending : le vieil ouest de Taipei » — 8 étapes, 3.1 km, 3–3.5 heures.

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