Étape 1 sur 7

musée national de Taïwan

國立臺灣博物館

Cette halte posera la question principale de l’itinéraire : que devient un monument lorsque le pouvoir change.

20 min
Façade néoclassique du musée national de Taïwan avec des colonnes
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0 sur 7 terminé

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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Le dôme
  • L’escalier de marbre
  • Les colonnes corinthiennes
  • Les vitraux avec du bambou et de la glycine

L’histoire du lieu

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Les salles actuelles abritent des expositions sur la nature de Taïwan et les cultures de l’île. Le premier rassemblement fut motivé par une exposition organisée pour l’ouverture du chemin de fer sur la côte ouest : on y réunit des spécimens de la nature et des objets de la vie de différentes communautés locales, puis la collection fut conservée. Dès les premiers jours, les ailes latérales furent trop étroites pour elle et une partie du sous-sol fut réservée aux pièces exposées ; au-dessus se trouve une haute salle avec un escalier de marbre et trente-deux colonnes corinthiennes. La façade donne sur la lisière de l’ancien Taipei New Park, vers la route menant à la place de la gare, et le bambou ainsi que la glycine se répètent dans les vitraux et les luminaires.

Le dix-huit avril mille neuf cent quinze, sous ce dôme, environ six cents fonctionnaires et invités se réunirent. La cérémonie était consacrée à deux hommes dont les figures de bronze se dressaient déjà dans les niches de la salle d’apparat.

Kodama Gentarō était le gouverneur général japonais de Taïwan et cherchait à consolider l’administration coloniale de l’île après sa conquête. Son plus proche collaborateur, Gotō Shinpei, médecin et chef de l’administration civile, voulait que les fonctionnaires commencent par décrire le territoire qui leur était échu : recenser la population, mesurer et enregistrer les terres, étudier les coutumes locales, réorganiser les impôts et le service sanitaire. Les informations obtenues permettaient de percevoir les revenus plus précisément et de contrôler les habitants. Kodama occupait simultanément des fonctions au Japon et était souvent absent ; Gotō dirigeait donc pour l’essentiel les transformations quotidiennes.

En mille neuf cent six, Kodama quitta ses fonctions et mourut peu après, tandis que Gotō partit prendre la direction du Chemin de fer de Mandchourie du Sud. Leurs partisans décidèrent de laisser à Taipei un grand édifice commémoratif. Un journal favorable au projet comparait le futur mémorial à l’Arc de triomphe de Paris. Les organisateurs jugèrent inappropriées des dépenses publiques pour un tel hommage et commencèrent à recueillir des dons. Gu Xianrong, l’un des plus riches entrepreneurs taïwanais, fut choisi comme vice-président du comité : on attendait de lui de l’argent, des relations et la participation de la notabilité locale.

On réserva pour la construction la bordure nord de l’ancien Taipei New Park, l’actuel parc du Mémorial de la Paix 228. La façade donne sur la route qui menait directement à la place de la gare de Taihoku, nom que l’administration japonaise donnait à Taipei. Les travaux commencèrent en mille neuf cent treize et, deux ans plus tard, Gu Xianrong récita lors de l’inauguration un poème laudatif en l’honneur de Kodama et de Gotō.

Cependant, le nouveau mémorial abrita une institution née avant lui. En mille neuf cent huit, le chercheur de terrain Mori Ushinosuke préparait une exposition pour l’ouverture du chemin de fer longeant la côte ouest de l’île. On y réunit plus de dix mille minéraux, plantes, animaux, échantillons économiques et objets provenant de différents peuples de Taïwan. Mori disait explicitement que les festivités ferroviaires étaient l’unique raison de l’apparition du musée. Il fut décidé de conserver l’exposition temporaire et, une fois le mémorial achevé, de l’y transférer. Le comité remit le bâtiment au gouvernement général de Taïwan et, en août mille neuf cent quinze, des expositions muséales ouvrirent dans les salles latérales. C’est ainsi que naquit le plus ancien musée encore en activité de Taïwan, consacré à la nature et aux cultures de l’île.

Les dimensions des espaces trahissent encore le projet initial. La salle d’apparat reçut un dôme, un escalier de marbre et trente-deux colonnes corinthiennes, tandis que les ailes d’exposition se révélèrent si exiguës que le personnel occupa aussitôt une partie du sous-sol avec des pièces exposées. Dans les vitraux et sur les luminaires se répètent les emblèmes familiaux des hommes auxquels le bâtiment fut consacré : l’éventail de commandement de Kodama, avec cinq feuilles de bambou, et la glycine retombante de Gotō.

Après mille neuf cent quarante-cinq, les deux statues de bronze furent retirées des emplacements qui leur étaient destinés. De grands vases se dressent désormais dans les niches, les armoiries sont restées sous le dôme, et les figures de Kodama et de Gotō ne furent pas détruites : elles furent inscrites au catalogue du musée et placées dans les réserves. Les hommes pour lesquels cette salle avait été construite en sont eux-mêmes devenus des pièces de musée.

Sur place

Temps sur place20 min
Point suivantparc du Mémorial de la Paix 228
Entréesur billet

Mardi—dimanche 09:30—17:00 ; billetterie 09:30—16:30 ; fermé le lundi, la veille et le premier jour du Nouvel An lunaire. Billet ordinaire — 30 nouveaux dollars taïwanais.

Vérifié : 29 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Même sans entrer, cette halte fonctionne grâce à la façade. Si vous entrez, distinguez le contenu des expositions actuelles de la destination initiale du bâtiment.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Laissez le musée derrière vous et entrez dans le parc en direction du mémorial.

Étape 1 sur 7Ensuite : parc du Mémorial de la Paix 228

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Centre de Taipei : pouvoir et mémoire » — 7 étapes, environ 2,5 km, 2,5–3 h.

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