Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- La boule horaire jaune et noire
- La tour de l’observatoire
- Le panorama du port
L’histoire du lieu
La haute colline au-dessus du port de Sydney servit d’abord à communiquer avec les navires par des drapeaux : les colons y transmettaient des messages au port, et le nom de Flagstaff Hill survécut à cette fonction. Plus tard, l’observatoire de Sydney fut construit à son sommet, avec une tour, des salles d’observation et des télescopes ; depuis cette hauteur, on voit le port qui rendait ici nécessaire le travail des astronomes. Les marins partant pour de longs voyages devaient régler leurs chronomètres sur l’heure locale exacte : de l’horloge dépendait l’endroit où le navire se trouverait sur la carte.
Au sommet de la tour est suspendue une boule en fonte jaune et noire. C’est pour elle que l’observatoire de Sydney fut construit ici.
Vers le milieu du dix-neuvième siècle, le nombre de navires partant pour de longues traversées augmenta dans le port. Avant le départ, les capitaines vérifiaient les chronomètres de bord : d’après l’écart entre l’heure exacte du méridien d’origine et le midi local, le navigateur déterminait la longitude. Une erreur d’horloge devenait une erreur dans la position du navire sur la carte.
Au début, les fonctionnaires coloniaux comptaient installer seulement une tour avec une boule. À la seconde fixée, elle devait tomber, et les marins devaient l’observer depuis le port. Puis une chose simple devint évidente : il était impossible de donner l’heure exacte avant qu’un astronome ne l’ait déterminée d’après le Soleil et les étoiles. Il fallut donc ajouter à la tour des salles d’observation, des télescopes et une personne responsable de tout le service.
Cette personne fut William Scott, le premier astronome gouvernemental de Nouvelle-Galles du Sud. À Cambridge, ce mathématicien et prêtre anglican vivait de cours particuliers et faisait vivre sa famille. En mille huit cent cinquante-six, il quitta une pratique bien établie et partit avec ses proches pour Sydney, afin d’occuper un poste salarié. Ici, Scott dirigea la construction de l’observatoire et remit en ordre les observations astronomiques négligées de la colonie.
Le cinq juin mille huit cent cinquante-huit fut fixé comme premier jour de service. La boule fut lâchée exactement à midi. Mais cette heure ne convenait pas à Scott, pour une raison tout à fait physique. À midi, il se trouvait devant le télescope de passage et observait le moment où le Soleil franchissait le méridien local, une ligne imaginaire allant du nord au sud. C’était précisément cette observation qui permettait de régler l’horloge. Il ne pouvait pas, en même temps, monter dans la tour et libérer la boule.
Quelques mois plus tard, Scott repoussa le signal à une heure de l’après-midi. Après l’observation de midi, il avait désormais le temps de vérifier l’horloge et de monter jusqu’au mécanisme. On voyait tomber la boule depuis les navires, et un coup de canon tiré depuis Dawes Point transmettait le même instant à ceux dont la tour était cachée par les bâtiments ou les gréements.
C’est à cause du port que cette hauteur fut choisie. Auparavant, les colons appelaient cet endroit Flagstaff Hill : des signaux destinés aux navires y étaient déjà transmis par des drapeaux. Après la construction de l’observatoire, son nom actuel s’imposa. Scott lui-même y travailla peu de temps : en mille huit cent soixante-deux, il quitta son poste pour raisons de santé et retourna à l’enseignement.
La boule en fonte est restée sur la tour. Désormais, un moteur électrique la remonte et, exactement à une heure, un signal d’horloge atomique libère le loquet. La boule tombe selon l’horaire que Scott avait choisi parce qu’à midi, il devait se trouver devant le télescope, à l’étage inférieur.
Sur place
Le point de vue sur la colline est accessible au public depuis l’extérieur ; les visites de l’observatoire sont indiquées du mercredi au dimanche, les horaires varient, les billets sont payants et l’accessibilité est limitée par les escaliers.
Vérifié : date non indiquée. Vérifiez la source officielle avant votre visite.Pour cette étape, l’observation extérieure et le panorama suffisent ; prévoyez séparément une visite guidée ou la visite des espaces intérieurs.
