Étape 4 sur 7

Bronte Baths : les leçons apportées par la mer

Bronte Park / Bronte Baths

Cette étape relie une cuvette marine protégée à un mouvement qui a transformé la natation sportive.

20 min
Le bassin océanique de Bronte Baths, près des rochers et du ressac sur la côte de Sydney.
Allan Henderson · CC BY 2.0; cropped/resized for app
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0 sur 7 terminé

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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • La cuvette de pierre du bassin
  • Le mur du côté du ressac
  • L’extrémité rocheuse au sud de la plage

L’histoire du lieu

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Près des rochers, à l’extrémité sud de la plage, se trouvait autrefois une dépression naturelle où l’on se baignait ; les autorités de Waverley l’ont agrandie et ont installé une barrière de pierre du côté du ressac. Derrière ce mur, l’eau de mer demeure, et la cuvette irrégulière, longue d’environ trente mètres, permet de nager sans s’aventurer directement dans le courant de l’océan. Des compétitions y étaient organisées : pour marquer les distances dans un bassin sans bords réguliers, on a même conçu un repère de couloir mobile.

À la charnière entre le dix-neuvième et le vingtième siècle, un adolescent des Îles Salomon, Alick Wickham, nageait régulièrement à Bronte. À Sydney, il vivait chez son frère aîné, étudiait et travaillait comme domestique. Dans son pays natal, dans le lagon de Roviana, Wickham avait appris une façon de nager connue là-bas sous le nom de tapatapala : les bras avançaient alternativement, tandis que les jambes montaient et descendaient rapidement. En eau libre, il était ainsi plus facile de lutter contre le courant.

À cette époque, le bassin servait déjà aux compétitions. Les conseillers municipaux de Waverley ordonnèrent d’agrandir la cuvette naturelle où l’on se baignait, sur le bord sud de la plage, et l’isolèrent du ressac par un mur en mille huit cent quatre-vingt-sept. L’eau resta marine, mais il devint possible d’y marquer des distances et de comparer les nageurs. Pour cette cuvette rocheuse aux contours irréguliers, on installa même un panneau pivotant qui indiquait un couloir de course.

La course de Wickham la mieux documentée ici eut lieu en mille neuf cent un. Il s’élança sur une distance de soixante-six yards afin de s’imposer lors du carnaval des nageurs des banlieues orientales. Le style libre signifiait alors que l’on était libre de choisir n’importe quel mouvement : les participants mêlaient la brasse, la nage sur le côté et des mouvements où les bras revenaient au-dessus de l’eau.

Wickham parcourut toute la distance en tapatapala. Un adversaire se rappela plus tard ses mouvements courts et rapides, ses coudes pliés et sa tête tenue haut. Un journal rapporta que l’adolescent avait gagné d’environ douze yards. Les historiens du sport considèrent cette course comme le premier cas attesté où le crawl, reconnaissable aujourd’hui, fut utilisé du départ à l’arrivée, au lieu d’être réservé à la dernière accélération.

Selon un récit tardif, l’entraîneur George Farmer, qui cherchait des nageurs rapides pour l’East Sydney Swimming Club, vit Wickham et cria : « Regardez, ce gamin rampe ! » Le mot anglais « crawl », qui signifie « ramper », donna son nom au style appelé « crawl ». Farmer admit Wickham au club et commença à l’entraîner. L’adolescent remporta le championnat d’Australie sur cinquante yards et établit plusieurs records. D’autres nageurs reprirent ses mouvements ; le champion Dick Cavill développa sa propre version du crawl et la présenta en Grande-Bretagne. Quelques années plus tard, cette façon de nager se répandit dans le monde sous le nom de « crawl australien », bien que Wickham l’eût apportée du Pacifique.

L’actuelle cuvette de pierre de Bronte mesure environ trente mètres de long. On y enseigne toujours la natation et des courses y sont organisées le week-end. Le nom de tapatapala a presque disparu, et le mouvement avec lequel Alick Wickham parcourut ici toute la distance est désormais répété dans chaque couloir sous le nom de crawl.

Sur place

Temps sur place20 min
Point suivantCimetière de Waverley : rendre son nom à quelqu’un
Entréede l’extérieur

Observez la cuvette et le ressac depuis le haut avant de descendre. Les marches mouillées demandent de l’attention, et ne décidez de nager qu’en fonction des conditions réelles et des consignes locales.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Montez depuis le bassin le long de l’océan jusqu’à la clôture du cimetière.

Étape 4 sur 7Ensuite : Cimetière de Waverley : rendre son nom à quelqu’un

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Sydney face à l’océan ouvert » — 7 étapes, environ 7,1 km, 3-4 heures.

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